L'autonomie dans la migration. Réflexion autour d'une énigme
Gourcy Constance de ; Marié Michel
L'HARMATTAN
31,50 €
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EAN :9782747579445
Lorsque Ikuko a décidé de migrer du Japon vers la France, elle ne connaissait ce pays qu'à travers les lectures qu'elle avait pu effectuer. Ses premières appréhensions surmontées grâce à l'apprentissage de la langue, son désir d'ailleurs s'en est trouvé conforté. Installée à Montpellier depuis près de huit ans, elle ne souhaite plus vivre au Japon. Sa sécurité matérielle et financière est maintenue par son mari, resté au pays, jusqu'à la majorité de ses enfants. Qu'en sera-t-il après ? Elle ne le sait pas elle-même. Ikuko fait partie de la population de migrants volontaires que j'ai pu rencontrer. Ces derniers ont quitté, sans nécessité objective, un pays ou une ville pour se réinscrire ailleurs. Comme pour tant d'autres, la promesse d'un lieu s'est forgée à travers la lecture d'un livre, le visionnage d'un film, mais aussi les voyages et les rencontres. La migration volontaire dont il est ici question ne s'oppose donc pas seulement à la migration forcée dont l'importance dans l'histoire est considérable. Elle implique en même temps la mise en retrait des déterminations autres que celle d'une véritable élection qui se donne comme obligation constituée à l'égard de soi-même, un défi qu'on s'adresse et qu'il s'agit de relever.
Nombre de pages
347
Date de parution
02/02/2005
Poids
310g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747579445
Titre
L'autonomie dans la migration. Réflexion autour d'une énigme
ISBN
2747579441
Auteur
Gourcy Constance de ; Marié Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
310
Date de parution
20050202
Nombre de pages
347,00 €
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Alors que dans nos sociétés contemporaines, l’expérience de l’absence s’est largement répandue en raison de l’élargissement des périmètres de nos existences et de la transformation des modes de vie, la notion d’absence a largement déserté la recherche sociologique. Ce constat est paradoxal car il existe dans l’espace académique anglophone une anthropologie et une géographie de l’absence actuellement en plein essor. Prenant appui sur la formation de ce silence, ce livre propose une relecture des textes fondateurs de la sociologie afin de montrer en quoi l’absence est un objet impensé. Des classiques sociologiques et littéraires jusqu’à l’actualité des migrations et à la diversification des formes de l’absence, ce livre agrémenté d’encadrés thématiques, explore de nombreuses pistes et ouvre à de nouvelles réflexions dans le champ des études migratoires.
Gourcy Constance de ; Arena Francesca ; Knibiehler
Si les études portant sur le genre et la migration ont donné lieu à de nouvelles perspectives d'analyse, rares sont les recherches qui interrogent la façon dont, en situation de mobilité, se pense la relation de maternité/paternité. Cet ouvrage contribue ainsi à enrichir cette approche en s'intéressant à la transformation des rapports sociaux de sexe induits par les migrations dans l'exercice de la parentalité. Il offre un regard inédit et innovant sur les façons différenciées d'être père ou mère et questionne la relation souvent implicite entre proximité physique et unité familiale.
L'association des termes mobilité et absence qui constituent le coeur de ce dossier suggère un pari pris : celui de penser l'immigration avec et à partir des sociétés de départ afin de ne pas considérer cet intervalle temporel uniquement du point de vue du lieu de la présence mais aussi avec celui de l'absence. C'est en effet cette temporalité effacée et ignorée par la science de l'immigration qu'il convient de réintroduire pour comprendre autrement les expériences plurielles de la mobilité et les interroger à l'aune des transformations induites par le transnationalisme. Les contributions rassemblées dans ce numéro problématisent les perspectives ouvertes par ce paradigme et explorent des pistes de recherche inédites dont certaines sont mises à l'épreuve des contextes sociaux apparus depuis les révoltes dans le monde arabe. En posant comme hypothèse la nécessité de sonder la densité de l'expérience relationnelle que l'absence révèle ou dont elle est l'indicateur, les auteurs ont relevé le défi de montrer que l'absence est pas seulement le contraire de la présence, comme pourrait le laisser penser le remplacement de la " double absence " par la " double présence ", mais une autre expérience du social au coeur de laquelle résident les effets de la distance et de la séparation. En réunissant onze contributions de spécialistes, ce dossier entend ainsi contribuer au renouvellement des recherches sur les questions migratoires en faisant de l'absence un poste d'observation inédit des transformations à l'oeuvre dans le monde méditerranéen.
Cet ouvrage est un récit polyphonique du passage d'une rive à l'autre de la Méditerranée, riche de figures et témoignages de personnes qui sillonnent la mer, se côtoyant souvent sans se croiser. Il offre un nouveau regard sur la mobilité contemporaine. Traverser la Méditerranée, franchir ses frontières terrestres et maritimes engage une expérience de la mobilité qui pose, entre Nord et Sud, la question des appartenances sociales, culturelles, linguistiques et politiques. Le terme même de traversée appartient à deux registres que tout oppose ? : le tourisme et l'exil. D'une part, la traversée alimente un imaginaire du dépaysement et du repos, la promesse de mondes nouveaux. D'autre part, la Méditerranée interroge nos représentations et nos outils de saisie des dynamiques migratoires à l'heure où l'issue de la traversée n'est jamais assurée en raison de la violence d'Etat à l'encontre des migrants illégalisés. La comparaison analytique de ces expériences qui se croisent et s'ignorent nous invite non seulement à aller au-delà de certains récits médiatiques stéréotypés, mais aussi à repenser les études migratoires à la lumière des traversées appréhendées dans leur dimension sensible et heuristique. Car l'exploration de ce terme de traversée, évocateur de l'expérience sensible de la mobilité et des imaginaires qui la tissent, sollicite notre mémoire, nos projections, et nous ouvre à des vécus à la fois contigus et éloignés dans un monde de (non)relations. Grâce à leurs regards croisés, les auteurs et autrices donnent à voir les multiples significations d'un mouvement qui - départ, retour ou détour - amène tant celui qui le vit que celui qui en écoute le récit sur des routes inattendues.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...