Finalement, à quoi servent les informations ? Pour répondre à cette question, l'auteur a mené une enquête auprès des " gens ordinaires " d'un grand ensemble HLM de la banlieue bordelaise. Il apparaît que les actualités ne servent pas seulement à forger son opinion de citoyen ou à justifier ses prises de position politique, loin s'en faut. Prendre au sérieux l'intérêt des milieux populaires pour les faits divers, le sport, les pages people mais aussi certains problèmes sociaux ou politiques, permet de mieux saisir les autres fonctions sociales des actualités : gérer son angoisse devant les aléas d'une existence précaire, trouver sa place dans la hiérarchie sociale, et rendre supportable sa condition de dominé, gérer sa vie conjugale et amicale, transmettre des valeurs et des visions du monde à ses enfants. A travers la réception des médias, que cela soit dans l'espace public ou dans la sphère privée, il apparaît que les rapports de classes s'expriment de façon aiguë, avec une attention toute particulière aux questions de justice et d'équité. Contribution à la connaissance des classes populaires contemporaines et à leurs formes spécifiques de compétence politique, ce livre suggère la diversité des usages que chacun peut faire, quel que soit son milieu social, de ces biens culturels particuliers que sont les informations.
Date de parution
16/09/2014
Poids
300g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782869382305
Titre
MEDIAS ET CLASSES POPULAIRES
Auteur
GOULET/VINCENT
Editeur
INA
Largeur
120
Poids
300
Date de parution
20140916
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Non, les médias ne sont pas que des entreprises aliénantes aux mains d'intérêts économiques et politiques, destinées à abrutir les masses. La presse peut redevenir un instrument de critique et d'émancipation à condition d'abandonner l'élitisme méprisant et le populisme bêtifiant. Vincent Goulet le démontre dans un ouvrage nourri d'une fine connaissance du champ journalistique.
Goulet Jean - Lerouge Frédéric - Boutin Jean-Pierr
Le lecteur trouvera dans cet aide-mémoire toutes les données utiles, théoriques et pratiques, pour réaliser des calculs de résistance des matériaux. Cette nouvelle édition s'est enrichie de quelques cas pratiques mais surtout aborde le sujet des Eurocodes, ce qui en fait un outil de travail complet et pratique.
A compter des années 2000, de plus en plus de médias, aux Etats-Unis puis ailleurs dans le monde, se sont dotés de rubriques ou chroniques dits de "fact-checking". Ils se sont d'abord donné pour objectif de vérifier la véracité de propos tenus par des responsables politiques dans la sphère médiatique. Puis, progressivement, ils ont étendu ce travail de décryptage minutieux à l'ensemble des informations suspectes véhiculées dans l'espace public, sur Internet et les réseaux sociaux : encouragés par les Gafam et tout particulièrement Facebook, ils produisent ce que l'on appelle du "debunkitig", de la démystification de rumeurs. Cet ouvrage décrypte également comment ces médias, ce faisant, ont cherché à valoriser une démarche journalistique particulièrement crédible, qui toutefois révèle, en creux, de nombreux manquements dans les pratiques professionnelles. A travers ce parcours au sein de l'histoire récente de la vérification dans les médias hexagonaux, c'est in fine la nécessité de promouvoir des contenus peut-être moins nombreux mais plus qualitatifs dans les rédactions, ainsi que la nécessité impérieuse d'une véritable politique d'éducation aux médias pour le grand public qui transparaît. Et l'exigence d'un fact-checking placé au coeur des stratégies éditoriales, seul à même de permettre aux journalistes de regagner la confiance des publics et aux entreprises de presse de valoriser leurs contenus.
Support d'inscription pour nos contenus, le numérique n'est pas seulement une question calculatoire réservée à des spécialistes, mais une réalité transversale rencontrée désormais dans tous les métiers. Le numérique est en effet un principe de fixation de l'éphémère et de massification des contenus : toute communication repose sur un enregistrement qu'il est possible de collecter et accumuler, soulevant ainsi question de sa conservation, organisation et exploitation. Outre l'extension du périmètre des contenus concernés par la conservation documentaire, le numérique est également responsable d'un changement de nature puisque les documents ne sont plus que des reconstructions effectuées partir de ressources codées : il faut en effet une médiation technique pour les consulter. Mais si l'archivage devient une problématique banale et générique, les enjeux deviennent en revanche stratégiques et les solutions techniques, spécifiques. Que fait le numérique à notre mémoire ? Comment penser une médiation au passé quand elle est confiée au numérique ? Comment surmonter la complexité des supports numériques et la variété des techniques de préservation ? La question de l'archive reprend, à nouveaux frais, une dimension poli- tique et technique. L'objectif de cet ouvrage est de proposer un cadre conceptuel et méthodologique pour aborder ces enjeux.
Analyser la musique a longtemps consisté à examiner en détail une partition pour en découvrir les lois d'organisation : les éléments thématiques et leurs développements, un plan tonal, l'engendres à partir d'une série. Mais voilà ! Des musiques sans partition sont venues des studios électroacoustiques ou de la brousse africaine et l'analyse a du redéfinir ses méthodes et ses objectifs. L'analyse commençait, cette fois, par l'écoute et la transcription, support indispensable à l'analyse, même s'il est une réduction de la complexité sonore. Surgit alors la question : quels traits noter et quels autres négliger ? C'est le problème de la pertinence qui est posé, dont on comprend qu'elle dépend d'un point de vue. Que veut-on expliquer, de quoi veut-on rendre compte ? L'analyse de l'objet nous importe dans la mesure où elle contribue à décrire, voire expliquer ce rapport complexe, plein d'invention, de sens et d'émotion qui se construit entre un sujet et un objet, au sein d'une pratique. C'est donc au confluent de différentes "sciences de la musique", étudiant les conduites humaines au niveau psychologique ou social, que se situe l'analyse. Ce qui est d'abord apparu comme une nécessité pratique pour l'étude de musiques sans partition - commencer par écouter - remet en question le sens et l'ambition de l'analyse, y compris celle des musiques écrites.
Sociologue des médias, Benoit Lafon est chercheur au Gresec (Groupe de Recherche sur les Enjeux de la Communication) à l'université Grenoble 3. Maître de conférences en sciences de l'information et de la communication et docteur en science politique, ses travaux portent sur l'analyse des discours médiatiques, l'histoire des médias, particulièrement de la télévision, en lien avec les questions de communication politique.