Analyser la musique a longtemps consisté à examiner en détail une partition pour en découvrir les lois d'organisation : les éléments thématiques et leurs développements, un plan tonal, l'engendres à partir d'une série. Mais voilà ! Des musiques sans partition sont venues des studios électroacoustiques ou de la brousse africaine et l'analyse a du redéfinir ses méthodes et ses objectifs. L'analyse commençait, cette fois, par l'écoute et la transcription, support indispensable à l'analyse, même s'il est une réduction de la complexité sonore. Surgit alors la question : quels traits noter et quels autres négliger ? C'est le problème de la pertinence qui est posé, dont on comprend qu'elle dépend d'un point de vue. Que veut-on expliquer, de quoi veut-on rendre compte ? L'analyse de l'objet nous importe dans la mesure où elle contribue à décrire, voire expliquer ce rapport complexe, plein d'invention, de sens et d'émotion qui se construit entre un sujet et un objet, au sein d'une pratique. C'est donc au confluent de différentes "sciences de la musique", étudiant les conduites humaines au niveau psychologique ou social, que se situe l'analyse. Ce qui est d'abord apparu comme une nécessité pratique pour l'étude de musiques sans partition - commencer par écouter - remet en question le sens et l'ambition de l'analyse, y compris celle des musiques écrites.
Date de parution
09/07/2013
Poids
398g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782869382015
Titre
ANALYSER LA MUSIQUE,POURQUOI,COMMENT ?
Auteur
DELALANDE/FRANCOIS
Editeur
INA
Largeur
165
Poids
398
Date de parution
20130709
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Ce titre est à prendre tout à fait au sérieux. Voilà une définition de la musique qui facilitera grandement le travail des éducateurs. Au lieu d'enseigner des connaissances et des techniques, ils auront pour tâche d'encourager et de guider différents comportements spontanés de jeu avec le son jusqu'à ce qu'ils prennent la forme d'une authentique invention musicale. Ce livre a pour but d'aider dans cette démarche, non seulement les enseignants et principalement les instituteurs mais aussi les parents ou les puéricultrices de crèches. La connaissance des musiques extra-européennes et les recherches musicales des dernières décennies permettent d'examiner dans une perspective élargie les objectifs et les moyens d'un éveil musical créatif. Après avoir traité les différents problèmes que rencontre un éducateur - quels instruments construire? faut-il dessiner des "partitions"? doit-on aboutir à la réalisation d'une ?uvre?... - l'auteur décrit les étapes d'une progression pédagogique en s'appuyant sur de nombreux exemples concrets.
L'enseignement musical se divise aujourd'hui en deux grands courants : les études " techniques ", passant par l'enseignement traditionnel du solfège, et une approche plus créative. C'est cette seconde approche que décrit cet ouvrage de François Delalande, à l'origine de la notion d'" éveil musical " en France. Dans cette perspective, les enseignants ont ainsi pour tâche, non d'enseigner des connaissances et des techniques, mais d'encourager et de guider différents comportements spontanés de jeu avec le son jusqu'à ce qu'ils prennent la forme d'une authentique invention musicale. Ce livre de référence dans la pédagogie musicale a pour but d'aider dans cette démarche, non seulement les enseignants mais aussi les parents et les puériculteurs de crèches. Après avoir traité les différents problèmes que rencontre un éducateur ? quels instruments construire ? faut-il dessiner des partitions ... doit-on aboutir à la réalisation d'une ?uvre ?... ? l'auteur décrit les étapes d'une progression pédagogique en s'appuyant sur de nombreux exemples concrets.
A compter des années 2000, de plus en plus de médias, aux Etats-Unis puis ailleurs dans le monde, se sont dotés de rubriques ou chroniques dits de "fact-checking". Ils se sont d'abord donné pour objectif de vérifier la véracité de propos tenus par des responsables politiques dans la sphère médiatique. Puis, progressivement, ils ont étendu ce travail de décryptage minutieux à l'ensemble des informations suspectes véhiculées dans l'espace public, sur Internet et les réseaux sociaux : encouragés par les Gafam et tout particulièrement Facebook, ils produisent ce que l'on appelle du "debunkitig", de la démystification de rumeurs. Cet ouvrage décrypte également comment ces médias, ce faisant, ont cherché à valoriser une démarche journalistique particulièrement crédible, qui toutefois révèle, en creux, de nombreux manquements dans les pratiques professionnelles. A travers ce parcours au sein de l'histoire récente de la vérification dans les médias hexagonaux, c'est in fine la nécessité de promouvoir des contenus peut-être moins nombreux mais plus qualitatifs dans les rédactions, ainsi que la nécessité impérieuse d'une véritable politique d'éducation aux médias pour le grand public qui transparaît. Et l'exigence d'un fact-checking placé au coeur des stratégies éditoriales, seul à même de permettre aux journalistes de regagner la confiance des publics et aux entreprises de presse de valoriser leurs contenus.
Support d'inscription pour nos contenus, le numérique n'est pas seulement une question calculatoire réservée à des spécialistes, mais une réalité transversale rencontrée désormais dans tous les métiers. Le numérique est en effet un principe de fixation de l'éphémère et de massification des contenus : toute communication repose sur un enregistrement qu'il est possible de collecter et accumuler, soulevant ainsi question de sa conservation, organisation et exploitation. Outre l'extension du périmètre des contenus concernés par la conservation documentaire, le numérique est également responsable d'un changement de nature puisque les documents ne sont plus que des reconstructions effectuées partir de ressources codées : il faut en effet une médiation technique pour les consulter. Mais si l'archivage devient une problématique banale et générique, les enjeux deviennent en revanche stratégiques et les solutions techniques, spécifiques. Que fait le numérique à notre mémoire ? Comment penser une médiation au passé quand elle est confiée au numérique ? Comment surmonter la complexité des supports numériques et la variété des techniques de préservation ? La question de l'archive reprend, à nouveaux frais, une dimension poli- tique et technique. L'objectif de cet ouvrage est de proposer un cadre conceptuel et méthodologique pour aborder ces enjeux.
Sociologue des médias, Benoit Lafon est chercheur au Gresec (Groupe de Recherche sur les Enjeux de la Communication) à l'université Grenoble 3. Maître de conférences en sciences de l'information et de la communication et docteur en science politique, ses travaux portent sur l'analyse des discours médiatiques, l'histoire des médias, particulièrement de la télévision, en lien avec les questions de communication politique.
Boris Cyrulnik est neuropsychiatre, directeur d enseignement à l Université de Toulon.Denis Peschanski est historien, directeur de recherche au CNRS.Ils sont, tous les deux, auteurs de nombreux ouvrages.