Malades et médecins à Saint-Malo. A la veille de la Révolution
Goubert Jean-Pierre
PU RENNES
15,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753527423
Pour qui veut entreprendre un voyage extraordinaire sans bouger de son fauteuil, rendre visite sur Saint-Malo et au Clos-Poulet à la veille de la Révolution procurera un dépaysement sans pareil. A la différence d'aujourd'hui, les retours de navigation lointaines et ceux de la grande pêche, les effets de la guerre contre l'Anglais, les ravages causés par des endémies, des épidémies, des maladies aujourd'hui bénignes, les carences de l'hygiène privée et publique assaillent cette ville portuaire ouverte sur le grand large : avec les risques et les atouts liés à une époque moins brillante qu'en son "âge d'or" (XVIIe siècle). Surprendra tout autant un système médical non scientifique et son inefficacité pratique. Mais aussi les croyances et les coutumes, la vigueur de la foi de tout une société, qui trouve un recours essentiel dans le culte de la Vierge protectrice et des saints guérisseurs. Et encore la confiance placée dans les rebouteux, dans les guérisseurs et dans les empiriques, si ce n'est dans quelques charlatans de passage qui se font forts de guérir "les maladies incurables". En revanche, la tentative, voici plus de 2 siècles, de mettre sur pied une organisation de la santé publique démontrera à l'Homme d'aujourd'hui qu'à Saint-Malo, à l'instar des autres grandes cités françaises, se déploie un effort sans précédent pour édifier un rempart contre l'adversité. A une charité ici traditionnellement forte vient s'adjoindre un souci novateur du "Bien public", à l'initiative des autorités et du corps médical malouins. Une ébauche de médicalisation se met en marche, dont nous sommes, Malouins ou pas, les héritiers lointains.
Nombre de pages
170
Date de parution
29/08/2013
Poids
401g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753527423
Titre
Malades et médecins à Saint-Malo. A la veille de la Révolution
Auteur
Goubert Jean-Pierre
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
401
Date de parution
20130829
Nombre de pages
170,00 €
Disponibilité
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Ouvrir une bouteille de vin, trinquer avec ses semblables en s'exclamant : santé! Derrière la banalité des gestes se cachent trois rêves associés : rêve de quelque paradis, rêve de santé, rêve de fraternité. Rêves associés ? Oui, parce qu'ils expriment une quête, - une soif - de perfection, inhérente à l'humaine condition. Dotée de rituels multiples et variés, l'histoire du vin change de forme selon le registre où elle s'inscrit : spirituel et religieux par une communion avec le divin ; médical, depuis Hippocrate jusqu'au French Paradox, social et politique par un partage d'espérance dans un avenir meilleur. Lors de la dégustation, un silence se donne à entendre : les cinq sens sont en émoi. Si "la vie est un songe", du rêve le vin fait une réalité.
Envisagée comme partie intégrante d'une civilisation en mouvement à travers groupes, régimes et périodes, la médecine voit aujourd'hui se renouveler son histoire, autrement dit sa participation à la quête d'une vérité de l'Homme. Si cette " nouvelle Histoire " garde la forme du récit, elle s'emploie à questionner le passé à partir du présent ; et cela pour mieux le sonder. Elle suscite alors l'étonnement, l'intérêt, l'agacement, parfois le rejet. Parce qu'elle nous affranchit de notre appartenance obligée aux informations de l'actualité, elle nous permet d'apprécier des représentations, des logiques, des silences distincts, disparus ou bien métamorphosés. Puisse pareil exercice, fondé sur l'analyse d'une série de thèmes majeurs, contribuer au mûrissement nécessaire à tout lecteur qu'il se destine ou se livre à la médecine.
Ouvrir un robinet d'eau voilà qui, aujourd'hui, fait partie de notre vie de tous les jours; nous n'y prêtons pas attention. Pourtant, derrière l'automatisme du geste se cache une longue conquête qui marque le XIXe siècle et le début du XXe siècle. C'est cette conquête, d'abord scientifique et technique, que ce livre pionnier retrace avec pittoresque. Comment l'eau, domestiquée, devenue l'eau courante "chez soi", s'est progressivement installée dans la vie quotidienne, comment elle a modifié les gestes, les usages de la toilette, et donné naissance à la "civilisation de l'eau" qui est la nôtre.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.