Tout au long du XIXe siècle, la place accordée à la pratique musicale collective dans le nord de la France et notamment à Lille est considérable. Toutefois aucun ouvrage jusqu'à présent n'avait encore été consacré à l'un de ses aspects les plus spécifiques, à savoir l'engouement exceptionnel des auditeurs et des musiciens eux-mêmes pour le concert symphonique. Des festivals grandioses où brillent des interprètes renommés et des compositeurs tels que Berlioz ; des sociétés dynamiques à même de créer plus d'un chef-d'oeuvre avant Paris ; de grands ensembles que dirigent tantôt un Alfred Cortot, tantôt l'une des premières femmes chef d'orchestre, constituent autant de précieux témoignages qui, le siècle durant, confèrent à la ville son surnom bien mérité : " Lille, la mélomane ". Dans une cité douée d'une intense vie politique et économique, l'analyse d'une des formes essentielles de sociabilité démontre le lien profond et permanent qui unit les pratiques symphoniques aux représentants des milieux industriels. La passionnante découverte de toute une richesse insoupçonnée s'offre alors au musicologue, au musicien ou au mélomane pour qui l'apport de riches illustrations agrémente encore la lecture.
Date de parution
09/01/2012
Poids
975g
Largeur
240mm
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EAN
9782711624041
Titre
LA SYMPHONIE DANS LA CITE LILLE AU XIXE SIECLE
ISBN
2711624048
Auteur
GOSSELIN
Editeur
VRIN
Largeur
240
Poids
975
Date de parution
20120109
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
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Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
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