
L'homme et l'animal. La philosophie antique
Dans quelle mesure s'éclairent mutuellement la définition de l'animal et celle de l'homme ? C'est à cette question proprement philosophique que s'attache cet ouvrage, en proposant une réflexion sur le rapport entre les discours zoologiques et anthropologiques dans la philosophie antique, de Platon jusqu'à Augustin. Sont abordées des problématiques aussi différentes que : - les intuitions philosophiques fondamentales qui gouvernent les zoologies antiques, tant celle d'Aristote que celle de Pline ou d'Elien ; - l'étonnante dignité, que les philosophies d'inspiration cynique ou épicurienne attribuent à l'animal, d'être un modèle de sagesse sur lequel l'homme doit régler sa conduite ; - la polémique entre les stoïciens et les académiciens sur l'intelligence animale et sur la légitimité de l'anthropocentrisme ; - la caractérisation de la prérogative humaine qui, pour les Pères de l'Eglise, fait de l'homme - et de lui seul - " l'image de Dieu ". Tout en respectant la diversité des discours sur l'animal ou sur l'animalité, cet ouvrage tente de fournir quelques lignes directrices en évaluant le lien de ces discours à la conception originaire des Grecs d'un logos unique à la fois présent dans l'ordre cosmique de l'univers, dans l'intelligence humaine et dans la vie animale. Cette question générale détermine celle du rapport de la vie à l'intelligence, du biologique au noétique - rapport au sein duquel s'inscrit, aujourd'hui plus que jamais, notre réflexion sur la vie, sur l'animal et sur l'homme.
| Nombre de pages | 128 |
|---|---|
| Date de parution | 01/09/1999 |
| Poids | 106g |
| Largeur | 116mm |
| EAN | 9782130499015 |
|---|---|
| Titre | L'homme et l'animal. La philosophie antique |
| Auteur | Gontier Thierry |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 116 |
| Poids | 106 |
| Date de parution | 19990901 |
| Nombre de pages | 128,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Descartes
Gontier ThierryDescartes nous a laissé de sa philosophie l'image d'un arbre mais, paradoxalement, d'un arbre dont les racines sont métaphysiques et qui porte des fruits bien terrestres (médecine, morale, mécanique). Un arbre inversé, car orienté à l'envers - du ciel vers la terre - ; un arbre inversé aussi parce qu'il inverse presque systématiquement les affirmations fondamentales de l'aristotélisme régnant dans les écoles, en tirant sa substance non d'un ordre ontologique immanent au monde, mais de l'homme, de son esprit, de son agir et de ses fins. Aussi l'homme lui-même ne se réduit-il pas à l'ego cogito, dont Descartes fait dériver les premières vérités de la métaphysique ; il est aussi l'homo totus, l'homme entier, totalité irréductible qui assigne à la spéculation scientifique elle-même ses fins et son domaine de certitude. Au terme de cette approche, la philosophie cartésienne apparaît non comme un "système" isolé dans l'histoire de la philosophie, mais bien comme un effort qui, quoique pleinement original, s'inscrit dans les grandes problématiques de la Renaissance.Sur commandeCOMMANDER12,50 € -

La question de l'animal. Les origines du débat moderne
Gontier ThierryL'origine des Temps modernes voit la naissance d'un nouveau type de discours sur la nature des animaux, très éloigné des discours traditionnels, antiques et médiévaux. Ces discours ne sauraient simplement être compris comme le fruit de la "nouvelle science". Ils relèvent plus généralement d'une "anthropologie zoologique", et impliquent en retour une nouvelle définition de l'homme, et de sa relation à sa propre "animalité". Ce sont ces enjeux anthropologiques, métaphysiques et éthiques qui sont ici interrogés, à travers une série d'études sur Montaigne, Charron, Descartes et les "augustiniens cartésiens". Plus qu'un simple travail d'histoire de la philosophie, cet ouvrage vise à réévaluer les enjeux fondamentaux de la modernité au-delà de la catégorie réductrice de l'"anthropocentrisme", et à proposer une vision de l'animalité différente des modèles mis en place par un certain nombre de discours post-modernes.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER33,65 € -

Descartes. L'arbre inversé
Gontier ThierryDescartes nous a laissé de sa philosophie l'image d'un arbre mais, paradoxalement, d'un arbre dont les racines sont métaphysiques et qui porte des fruits bien terrestres (médecine, morale, mécanique). Un arbre inversé, car orienté à l'envers - du ciel vers la terre - ; un arbre inversé aussi parce qu'il inverse presque systématiquement les affirmations fondamentales de l'aristotélisme régnant dans les écoles, en tirant sa substance non d'un ordre ontologique immanent au monde, mais de l'homme, de son esprit, de son agir et de ses fins. Aussi l'homme lui-même ne se réduit-il pas à l'ego cogito, dont Descartes fait dériver les premières vérités de la métaphysique ; il est aussi l'homo totus, l'homme entier, totalité irréductible qui assigne à la spéculation scientifique elle-même ses fins et son domaine de certitude. Au terme de cette approche, la philosophie cartésienne apparaît non comme un « système » isolé dans l'histoire de la philosophie, mais bien comme un effort qui, quoique pleinement original, s'inscrit dans les grandes problématiques de la Renaissance.Sur commandeCOMMANDER5,50 € -

Voegelin. Symboles du politique
Gontier ThierryLa pensée d'Eric Voegelin (1901-1985), philosophe allemand émigré aux États-Unis dans les années trente, part d'une réflexion sur les symboles politiques qui lient l'ordre juridico-institutionnel à un ordre de l'existence, que l'homme découvre dans les expériences les plus fondamentales qu'il fait de son rapport à la dimension du sacré.S'opposant au positivisme des sciences juridiques et sociales de son époque, Voegelin veut fonder une "nouvelle science politique', à la fois descriptive et prescriptive, capable de renouer avec l''épistémè politiké" des Anciens. Biographie de l'auteur Thierry Gontier est professeur de philosophie morale et politique à l'université Jean Moulin - Lyon 3 et membre de l'Institut de recherches philosophiques de Lyon.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,00 €
Du même éditeur
-

A l'assaut du réel
Bronner GéraldVoici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyRésumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".EN STOCKCOMMANDER19,90 € -

L'art de l'ivresse
Sutter Laurent deRésumé : L'histoire de l'ivresse est l'histoire d'une fascination oscillant entre exaltation romantique et dénonciation scandalisée - entre l'esthétisation et la moralisation. Pourtant, nombreux sont ceux qui, de tous temps et dans toutes les cultures, ont refusé cette alternative pour plutôt s'interroger sur ce que l'ivresse fait - sur les puissances insoupçonnées qu'elle recèle. De la Bagdad du IXe siècle au New York du XXe, de la France médiévale au Japon de l'ère Meiji, poètes, philosophes, écrivains, alchimistes ou simples ivrognes ont exploré, de manière souvent vacillante et imbibée, ce que l'ivresse change dans le domaine de l'art comme dans celui de la science, dans celui de la politique comme dans celui de l'éthique - et jusqu'à celui de l'être. Cheminant en compagnie de Abû Nûwas, Nakae Chômin, Rabelais, Dorothy Parker, Zhang Xu et de nombreux autres, Laurent de Sutter propose une traversée des transformations que l'ivresse propose, à la recherche d'une vérité nouvelle, ne tenant plus sur ses pieds que de manière hésitante : une vérité ivre, ridiculisant la police millénaire de la sobriété.EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

1815. Fin de l'âge des révolutions ?
Thibaud ClémentAnnée fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.EN STOCKCOMMANDER17,00 €
De la même catégorie
-

Qu'est-ce que la philosophie?
Brenet Jean-BaptisteLa tradition veut que l'acte de philosopher soit comparé à la vision. Or Aristote dit deux choses qui sont trop négligées : premièrement, que voir, c'est non seulement saisir le visible, mais aussi, paradoxalement, l'invisible, le non-visible ; deuxièmement, que voir, c'est voir des couleurs, de jour mais aussi de nuit, le phosphorescent. Dès lors quelles sont les implications pour la philosophie ? Que veut dire philosopher si c'est appréhender ce qu'on ne voit pas, ce qu'on ne peut voir, ou bien ce qui, dans le noir, luit ?EN STOCKCOMMANDER13,00 € -

Ma vie a-t-elle un sens ? Et autres questions philosophiques du quotidien
Fraenckel LevRésumé : Que cherchons-nous vraiment lorsque nous cherchons l'amour ? L'école, le travail, à quoi ça sert, finalement ? La liberté d'expression et le droit à "rire de tout" sont-ils des menaces ? Faut-il avoir peur de la mort ou pourrons-nous bientôt télé-charger notre conscience dans le cloud - à moins que l'IA n'en vienne à nous remplacer ? Dans un monde où l'avenir est plus que jamais incertain, la quête de sens nous confronte à des thèmes fondamentaux. De la même façon qu'il a su rendre la philosophie accessible à tous, Lev Fraenckel, alias "Serial Thinker ", expose avec acuité ces enjeux intemporels. Convoquant tour à tour des figures majeures de la philosophie - Aristote, Nietzsche, Marx... - et des références culturelles contemporaines, il plonge au coeur de nos contradictions et éclaire nos choix, nos croyances et nos désirs. Une ode à la philosophie en tant que cheminement, un appel à l'éveil et au discernement à une époque où les réponses toutes faites masquent l'immense liberté qui s'offre à chacun de nous.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Guérir la vie par la philosophie
Devillairs LaurenceCe livre réconcilie avec la base de la philosophie, et ça fait du bien. Loin d'être d'abord conçue comme de l'exégèse pointue, la philosophie existe parce qu'on l'a inventée pour répondre à des questions vitales. Parmi celles-ci : comment guérir de l'épreuve douloureuse d'exister, puisque vivre, tout simplement, ne va pas de soi ? Les philosophes, à travers l'histoire, ont apporté leurs réponses. La philosophie, dans ce livre, devient un guide de conduite formidable pour se réconcilier avec la vie.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Le Petit Larousse des grands philosophes
Soumet Hélène ; Kerdraon Anne-Laure ; Durand ClairEN STOCKCOMMANDER27,65 €
