En 1954, les éditions Fleuve Noir lançaient « Angoisse », une collection privilégiant « l'action, l'atmosphère, le suspense et le mystère », avec l'ambition de procurer au lecteur « quatre heures d'émotion comme seul le cinéma avait réussi à en créer ». Durant ses vingt ans d'existence, elle publia deux cent soixante-et-un romans relevant du fantastique, de la science-fiction ou du thriller, parfois mêlés. À l'exception de quatre titres traduits de l'américain et de l'allemand, la collection « Angoisse » ne publia que des auteurs de langue française, constituant ainsi une véritable école de fantastique francophone. Une trentaine d'écrivains d'horizons très divers participèrent à cette aventure éditoriale unique. Certains, venus de la littérature générale, tels José-André Lacour ou René Bonnefoy, s'y illustrèrent sous le masque de pseudonymes. Jean-Claude Carrière, jeune normalien, y ressuscita la créature de Frankenstein avant d'embrasser la carrière cinématographique que l'on connaît, et Christiane Rochefort y donna deux titres avant d'accéder à la célébrité. De vieux routiers de la littérature populaire comme Maurice Limat ou Paul Berato y poursuivirent une prolifique carrière. Mais la collection révéla aussi de nouveaux talents qui y imprimèrent leur marque, comme André Ruellan, alias Kurt Steiner, ou l'inclassable Marc Agapit. Plus tard, elle accueillit Peter Randa, André Caroff, Georges J. Arnaud, Jean-Pierre Andrevon ou Pierre Pelot. Visuellement, les volumes de la collection, frappés du fameux logo à la tête de mort, se distinguaient par les couvertures accrocheuses et intrigantes de Michel Gourdon, qui marquèrent les esprits. Pour toutes ces raisons, « Angoisse » a acquis une dimension mythique auprès des amateurs de littérature fantastique et d'épouvante. Après deux volumes consacrés à l'historique de la collection ainsi qu'au résumé et à l'analyse des 261 titres qui la composent, et un troisième tome, abondamment illustré de documents parfois inédits, se penchant sur les auteurs qui participèrent à cet incroyable laboratoire littéraire de la terreur, voici le quatrième et dernier volume de la collection, s'intéressant aux coulisses de ces éditions : manuscrits, secrets d'auteurs, promotion des livres, adaptations au cinéma et en bande dessinée etc?
Nombre de pages
286
Date de parution
16/10/2026
Poids
510g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782959442308
Auteur
Gontier Philippe ; Mantese Laurent
Editeur
ARTUS LIVRES
Largeur
160
Date de parution
20261016
Nombre de pages
286,00 €
Disponibilité
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Gontier Philippe ; Mantese Laurent ; Carrière Jean
Après "Gore, dissection d'une collection" en 2014, et "La Brigandine, les dessous d'une collection" en 2017, Artus Films continue d'explorer les collections de notre littérature populaire. Le principe est le même : raconter l'histoire de la collection, présenter le ou les directeurs de collection, résumer et analyser chaque volume publié, dresser le portrait des auteurs et illustrateurs, puis offrir des annexes savoureuses, telles que lettres manuscrites, photographies, esquisses de couvertures etc... Cette fois, nous nous penchons sur la mythique collection du Fleuve Noir : Angoisse. Mais pour traiter les 261 romans de cette prolifique collection, il ne faudra pas moins de 4 volumes. Philippe Gontier et Laurent Mantese ont consacré 5 ans de leur vie à ce projet, 5 ans pendant lesquels ils ont tout fait pour partager leur passion pour la littérature populaire en général, et pour la collection Angoisse en particulier. Et le résultat est presque là, nous donnant une furieuse envie de nous replonger dans les délicieux frissons et effrois que procure la lecture de cette littérature étonnante. Jean-Claude Carrière, auteur, à ses débuts, de 6 romans dans la collection, nous a fait l'honneur de préfacer ce projet.
Après "Gore, dissection d'une collection" en 2014, et "La Brigandine, les dessous d'une collection" en 2017, Artus Films continue d'explorer les collections de notre littérature populaire. Le principe est le même : raconter l'histoire de la collection, présenter le ou les directeurs de collection, résumer et analyser chaque volume publié, dresser le portrait des auteurs et illustrateurs, puis offrir des annexes savoureuses, telles que lettres manuscrites, photographies, esquisses de couvertures etc... Cette fois, nous nous penchons sur la mythique collection du Fleuve Noir : Angoisse. Mais pour traiter les 261 romans de cette prolifique collection, il ne faudra pas moins de 4 volumes. Philippe Gontier et Laurent Mantese ont consacré 5 ans de leur vie à ce projet, 5 ans pendant lesquels ils ont tout fait pour partager leur passion pour la littérature populaire en général, et pour la collection Angoisse en particulier. Et le résultat est presque là, nous donnant une furieuse envie de nous replonger dans les délicieux frissons et effrois que procure la lecture de cette littérature étonnante. Jean-Claude Carrière, auteur, à ses débuts, de 6 romans dans la collection, nous a fait l'honneur de préfacer ce projet.
Après "Gore, dissection d'une collection" en 2014, et "La Brigandine, les dessous d'une collection" en 2017, Artus Films continue d'explorer les collections de notre littérature populaire. Le principe est le même : raconter l'histoire de la collection, présenter le ou les directeurs de collection, résumer et analyser chaque volume publié, dresser le portrait des auteurs et illustrateurs, puis offrir des annexes savoureuses, telles que lettres manuscrites, photographies, esquisses de couvertures etc... Cette fois, nous nous penchons sur la mythique collection du Fleuve Noir : Angoisse. Mais pour traiter les 261 romans de cette prolifique collection, il ne faudra pas moins de 4 volumes. Philippe Gontier et Laurent Mantese ont consacré 5 ans de leur vie à ce projet, 5 ans pendant lesquels ils ont tout fait pour partager leur passion pour la littérature populaire en général, et pour la collection Angoisse en particulier. Et le résultat est presque là, nous donnant une furieuse envie de nous replonger dans les délicieux frissons et effrois que procure la lecture de cette littérature étonnante. Jean-Claude Carrière, auteur, à ses débuts, de 6 romans dans la collection, nous a fait l'honneur de préfacer ce projet.
Cet ouvrage porte sur l'auto-compréhension de l'homme moderne dans son rapport à la dimension de l'animalité. L'auteur part du statut paradoxal des discours philosophiques de la Renaissance et de l'Age Classique sur la nature des animaux. Ce caractère paradoxal a été bien caractérisé par Pierre Bayle qui, dans l'article Pereira de son Dictionnaire, place son lecteur devant une alternative inconfortable entre les deux positions " extrêmes " que sont l'opinion " très dangereuse " de Montaigne (qui affirme la supériorité des animaux sur les hommes) et l'opinion " absurde " de Descartes (celle des animaux-machines). L'auteur propose une analyse minutieuse des deux textes séminaux que sont l'Apologie de Raimond Sebond de Montaigne et la cinquième partie du Discours de la méthode de Descartes, en s'attachant tout particulièrement aux déplacements opérés dans ces textes sur le fonds légué par la littérature zoologique antique, d'Aristote à Pline, Plutarque et Elien. Il montre ainsi le lien des paradoxes du discours zoologique des Modernes à un paradoxe philosophique plus fondamental par lequel l'anthropologie moderne se trouve dégagée des ontologies scalaires traditionnelles pour constituer une champ autonome d'investigation. Cette libération a une conséquence importante pour les temps modernes : l'unité de l'homme n'est plus donnée dans un ordre prédéfini de l'être, mais constitue une tâche que l'homme doit accomplir, à la fois sur le plan éthique et sur le plan technique, en affrontant, dans une perspective d'immanence, le dualisme de la vie et de la pensée, du biologique et du noétique.
L'homme aux mille pseudonymes, le réalisateur au plus de 200 films, le maître de l'horreur et de l'érotisme à l'italienne. Anthropophagous, Blue holocaust, références incontournables du gore, la série des Black Emmanuelle, icone des années 70, autant de titres connus dans une filmographie inconnue qui traverse tous les genres : western, péplum, Mondo movie, sous Mad Max, héroïc fantasy et jusqu'au porno hard. Des années 60 aux années 90, une ?uvre étrange, excessive, outrancière, traversée de bout en bout par une dose de folie que vous ne verrez nulle part ailleurs. Alors venez découvrir un cinéma pas comme les autres. Sexe, violence, démence macabre vous attendent dans ces pages, et bien plus encore si vous l'osez. Bienvenue dans l'univers du maitre du cinéma d'exploitation.
1964, avec Pour une poignée de dollars, Sergio Leone lance la vague du Western européen. Le succès est tel que plus de 700 films vont être produits, réalisés par Corbucci, Sollima, Valerii, Castellari... Afin de se démarquer des modèles classiques américains, les italiens puisent dans leur mythologie, dans l'héritage du baroque et de l'opéra. L'action est omniprésente, la violence visuelle, les personnages crasseux, la musique exemplaire... Première étude sérieuse en langue française vouée à la découverte d'un genre cinématographique alors vilipendé par la critique, «20 Ans de Western Européen» n'avait, en son temps, intéressé aucun éditeur. Afin de conserver intact le caractère «vintage» de ce travail, rien n'a été modifié du caractère artisanal de la maquette et de la teneur du texte. Embelli par une impression professionnelle, «20 ans de Western Européen» est donc aujourd'hui accessible à tous les fans du genre qui, on le sait, sont désormais légion.
Sorte d'Ed Wood à l'italienne. Bruno Mattei restera le chantre absolu d'un cinéma délirant et décomplexé, souvent putassier el crapoteux, mais parfois inspiré et jamais ennuyeux. A son actif, plus de 50 films, touchant à tous les genres et sous-genres du cinéma bis, les plus "nobles" comme les plus crapuleux : la comédie sexy, la nazisploitation, le film de nonnes, le film de zombies, le film mondo, le film de cannibales, le W.I.P., le péplum sadique, l'érotisme, le western, le film de guerre... Camouflé derrière une multitude de pseudonymes - dont le plus emblématique restera Vincent Dawn -, souvent associé à son âme damnée Claudio Fragasso, Bruno Mattei est toujours considéré comme ce vilain petit camard de la couvée, ce mouton noir du cinéma bis, disputant à quelques autres le statut peu enviable de "pire réalisateur de tous les temps". Définitivement estampillé grand pourvoyeur de "nanars", confortablement rangé dans la catégorie des copieurs compulsifs, Bruno Mattei est généralement réduit à quelques lieux communs que l'on brandit à chaque fois qu'est évoqué son nom : utilisation inconsidérée de stock-shots, incompétences techniques, budgets minuscules, dialogues improbables, incohérences scénaristiques, mauvais goût absolu, effets spéciaux bricolés, humour involontaire, voyeurisme éhonté... C'est oublier que le bonhomme eut une incroyable carrière, bien plus riche qu'il n'y paraît, et pleine de bobines désormais incontournables. Un nom majeur du cinéma populaire italien des années 70 et 80, à l'oeuvre largement plus intéressante que ce que laissèrent penser les nombreuses critiques qu'il dut essuyer... Bienvenue dans l'univers carnavalesque de ce réalisateur devenu culte, fait de masques et de faux-semblants, de clins d'oeil complices et d'audacieuses citations, de bonne humeur communicative et de surprises en tout genre. Bienvenue, en un mot, dans le monde un peu fou de Bruno Mattei. Mais attention, car en suivant ces Itinéraires Bis, votre cinéphilie n'en sortira peut-être pas indemne : vous pourriez bien y prendre goût ! C'est tout le mal que nous vous souhaitons.