Tony Gonnet, (1909-2004) né à Péronne dans une famille de notables picards, a accompli, entre 1941 et 2002 une oeuvre picturale considérable qui a été appréciée dès les années 1950. A Paris, il devint tout d'abord dessinateur industriel. En 1939, "l'ingénieur construction moteur" fur mis par l'armée à disposition d'une entreprise de mécanique, qui se déplaça à Casablanca en juin 1940. Il y retrouvera en 1941 André Breton et Saint-Exupéry, en partance pour l'Amérique. Il regagna ensuite Paris en janvier 1942 et fréquentait régulièrement, comme avant-guerre, le Café de Flore. Il devint une des figures de Saint-Germain-des-Prés et compta parmi ses nombreux amis et connaissances Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Jean Genet, Albert Camus, Maria Casarès, Simone Signoret, Boris Vian, Paul Grimault, Marcel Duhamel, Gaston Gallimard, Alain Cuny, Roger Blin, Lola et Marcel Mouloudji, Henri Crolla, Claude Luter, Serge Reggiani, Fabien Loris, Jacques et Pierre Prévert.
Nombre de pages
706
Date de parution
27/02/2025
Poids
1 062g
Largeur
159mm
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EAN
9791095715269
Titre
Journal de Saint-Germain-Des-Prés (1940-1960)
Auteur
Gonnet Tony
Editeur
MEROE
Largeur
159
Poids
1062
Date de parution
20250227
Nombre de pages
706,00 €
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Roger Gonnet a passé huit années en scientologie et fondé un important groupe scientologue français. Il a atteint au plus haut degré d'initiation. Mais, il y a quinze ans, il a ouvert les yeux. Il présente le panorama sinistre d'une secte sans scrupules, et les méthodes de séduction qu'elle utilise. La scientologie dianétique, née de l'imagination débridée de l'auteur de science-fiction L. Ron Hubbard, peut être considéré comme la secte type, tant ses caractéristiques sont outrées. L'organisation fait au monde une guerre sans merci, dans les domaines juridiques, financiers, religieux, médicaux... Dans celui de l'information aussi, au moyen de ses services sur Internet. Un des groupements les plus dangereux du monde est analysé ici sans concession.
Eduquer aux médias? Bien sûr Mais que veut-on dire par là...Chez les militants de cette "éducation" comme dans les discours officiels, on sous-entend un accord implicite sur les définitions comme sur les objectifs poursuivis. Or, des logiques très différentes, parfois opposées, sont à l'?uvre dans les actions étiquetées sous cette appellation.Dès lors, comme chacun a une légitimité pour participer à ce débat, il devient urgent, pour se comprendre, de partir de ces controverses pour apprécier ce que l'on veut enseigner et pourquoi.A travers l'école et les médias, se joue un imaginaire de nos sociétés. Mais sans doute aussi, ne l'oublions pas, l'avenir de nos démocraties.
A quoi sert l'information? A rien.Ce constat que l'on n'ose pas dire, ce constat sacrilège, tout le monde le vit plus ou moins en regardant l'insupportable des images qui nous viennent du Kosovo, du Rwanda, d'Algérie ou d'ailleurs.Bien sûr, l'information est vitale dans les stratégies des États, dans les parties d'échecs à l'échelle mondiale, pour préparer une opinion publique au pire, pour prendre le pouvoir ou le conserver, pour manipuler.Mais ce que je reçois, dans ma solitude, dans mon impuissance apparente à agir, comment le vivre? Cette prise de conscience est une révolution. En effet, jusqu'à une époque récente, l'humanité à vécu avec un imaginaire de l'information. Etre informé, c'était la certitude de l'action.Il s'agit donc d'une "blessure" au sens où Freud parle, par exemple, de la blessure de l'homme qui découvre que "le moi n'est pas le maître dans sa propre maison".Mais alors, comment vivre ce spectacle de la souffrance des autres présenté chaque jour avec plus de violence? Quel rapport entretenir avec l'information...Loin d'entraîner au pessimisme, cette conscience nous renvoie à nous-même, à notre disponibilité à l'Autre, au cheminement intime de chaque être pour inventer ses réponses.
Au XVIIIe siècle, les meubles à transformation, connus dès l'Antiquité, atteignent des sommets d'ingéniosité dans une société éclairée soucieuse d'ergonomie et friande des traités de mécanique et de physique qui paraissent alors. Le bois d'acajou, aux espèces variées, en provenance des Antilles, est très prisé pour ses qualités esthétiques qui servent ce mobilier d'exception. L'auteur nous emmène à la découverte de ce mobilier d'art, nous invite à observer et à toucher, en nous faisant partager ses émotions. Gérald de Montleau, spécialiste du XVIIIe siècle, a passé sa vie à rechercher des objets exceptionnels. Depuis ses premières expositions à la Biennale de Paris jusqu'à de grandes expositions internationales, il demeure un insatiable passionné d'art.
Donc, Chatou, à six heures du matin, après deux heures de marche forcée, lampe de poche à la main, nous nous sommes assis (moi, écroulée) pour prendre un café, à la table dégoûtante d'un bistrot pourri, qui faisait cuire ses merguez et autres andouillettes sur un grill. Après les odeurs de gasoil, celles du barbec' me donnaient encore plus envie de vomir ! Mon père, en s'attablant me dit : - Tu vois ma biche, dans les salons, quand tu dis que tu es antiquaire, on te répond "Ah, quel beau métier !"
Bleys Olivier ; Bozonnet Benjamin ; Polenova Natal
Vassily Polënov est une figure majeure de la peinture slave du XIXe siècle, tenu par ses contemporains pour le plus français des peintres russes. En 1890, il acquiert sur les bords de l'Oka, à 130 km au sud de Moscou, une propriété qu'il baptisera Borok, "petite forêt". C'est là, jusqu'au terme d'une vie féconde et laborieuse, que Polenov peindra ses tableaux : au sein de la nature, dans les ocres d'automne, les blancs neigeux et les innombrables verts. Plus d'un siècle a passé et le domaine de Polenovo, devenu musée, cultive la mémoire de son fondateur. Vassily Polenov rêvait que sa propriété soit un foyer de création, ouvert aux artistes du monde entier. C'est dans cet esprit que Natalya Polenova, descendante du peintre, imagine des résidences d'artistes sur le domaine. En 2013, le peintre Benjamin Bozonnet et l'écrivain Olivier Bleys prennent pension pour plusieurs semaines sur les terres de Vassily Polenov. L'art du premier, intimement lié à la nature, enlace avec bonheur les bois de bouleaux, les rives émoussées de l'Oka, les prairies d'été d'où émergent de rares constructions en bois. Les mots de l'écrivain ajoutent à la palette du peintre en livrant des textes courts, notations fines et sincères qui condensent son impression des mêmes paysages. Ce carnet, produit conjoint de l'oeil et de la main, raconte un lieu particulier et un temps défini où semble s'incarner la Russie de toujours.