Vivre, bien vivre, sur-vivre, mal-vivre : quels sont les critères qui nous permettent aujourd'hui de qualifier notre vie comme " bonne " ou " mauvaise " ? En observant que ces critères ne peuvent pas être simplement inventés par l'individu isolé, la réflexion éthique contemporaine redécouvre l'actualité de la question de la " vie bonne " ou du " bonheur ", qui fut au cœur des traditions éthiques grecque et médiévale. De nos jours, la question de la vie bonne, débarrassée de toute connotation élitiste ou individualiste, se rattache à d'importants débats de société, qui impliquent la signification de notions telles que " dignité humaine ", " qualité de la vie ", etc. Plus particulièrement, le débat sur l'universalité des droits de l'homme a établi, d'une manière nouvelle, que la définition des droits et des devoirs suppose toujours une certaine compréhension de l'homme ou, plus concrètement, de la vie humaine, c'est-à-dire, d'une vie bonne pour un être humain. Les six contributions qui conforment cet ouvrage collectif abordent cette question commune, en interrogeant les rapports entre l'éthique et la théorie du sujet, la liberté et le désir, l'autonomie et l'éducation morale, le " juste " et le " bien ", l'éthique et l'esthétique.
Nombre de pages
160
Date de parution
01/01/2002
Poids
216g
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EAN
9782747524650
Titre
Du bonheur comme question éthique
ISBN
2747524655
Auteur
Gomez-Muller Alfredo
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
216
Date de parution
20020101
Nombre de pages
160,00 €
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Avec les questions cosmologiques et anthropologiques nées de la découverte de l'Amérique, se présentèrent aussitôt de nouvelles questions religieuses, éthiques et politiques, qui mobilisèrent la pensée européenne et américaine dès le XVIe siècle : prétention universaliste de la raison, altérité et étrangeté, rationalité des traditions...
Dans la société contemporaine, l'exigence de justice et la question du sens deviennent les préoccupations majeures des hommes. Car justice et sens dessinent les nouvelles frontières des solidarités inter humaines. Comment mettre en ?uvre une telle requête quand l'économique impose ses lois, que les grandes institutions politiques et religieuses sont en crise de signification ... Dans le débat qui oppose les tenants du libéralisme et les adeptes du communautarisme, Alfredo Gomez-Muller propose une nouvelle approche qui articule l'idée moderne de justice et le sens d'une existence en commun. Sans sacrifier les attentes des individus aux finalités du groupe social ou aux impératifs du néolibéralisme, il invite à repenser l'éthique d'un nouveau vivre ensemble.
Avec le développement de l'exigence de justice culturelle, dans le monde contemporain, la notion de reconnaissance est en train d'acquérir une importance nouvelle dans la vie des personnes, des groupes et des sociétés. Dans de nombreux pays où les institutions publiques sont partiellement remodelées en vue d'intégrer le fait de la diversité culturelle, la "reconnaissance" devient une catégorie centrale dans les domaines de l'éthique, du politique et du droit. En partant de différents lieux de la reconnaissance - le corps, la culture, la condition sociale -, les études qui composent ce livre proposent de repenser la notion de reconnaissance, en interrogeant les liens qui la rattachent à des conceptions spécifiques de "l'identité" et de la subjectivité. Biographie de l'auteur Alfredo GOMEZ-MULLER est Professeur à l'UFR Lettres et Langues de l'Université François Rabelais de Tours. Fondateur du Laboratoire d'anthropologie et de philosophie pratique à la Faculté de Philosophie de l'Institut catholique de Paris, il est notamment l'auteur de Sartre, de la nausée à l'engagement (Paris, Le Félin, 2005) Éthique, coexistence et sens (Paris, Desclée de Brouwer, 1999), Alteridad y ética desde el descubrimiento de América (Madrid, Akal, 1997), Chemins d'Aristote (Paris, Le Félin, 1991 et 2005).
L'histoire de l'anarchisme est traversée par une tension permanente entre le projet d'une organisation non étatique du public et la nécessité d'utiliser la médiation politique-étatique comme force d'action. Les textes rassemblés ici interrogent cette tension comme le symptôme d'un problème général qui touche au sens même du politique, et dont on trouve une forme d'expression dans la crise contemporaine des formes établies de démocratie représentative ou l'émergence de nouvelles formes d'action publique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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