Le Parti des travailleurs au Brésil. Des luttes sociales aux épreuves du pouvoir
Goirand Camille
KARTHALA
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EAN :9782811125905
Le Parti des travailleurs est-il devenu au Brésil un parti comme les autres au point de perdre son âme ? Longtemps vu comme un parti défenseur des plus pauvres, issu des oppositions au régime autoritaire, formé dans le giron de mobilisations ouvrières dans la région de São-Paulo, le PT est entré dans le jeu des institutions politiques dans les années 1990. Après être arrivé à la tête de plusieurs métropoles régionales, il s'est peu à peu ancré sur l'ensemble du territoire national, jusqu'à la victoire présidentielle de son dirigeant emblématique, Lula, en 2002. Le parcours de cette figure charismatique du PT, depuis les terres déshéritées de l'intérieur du Nordeste jusqu'au palais présidentiel, est significatif des transformations sociales qui ont traversé ce parti, jusque-là contestataire et devenu parti de gouvernement. A partir d'une enquête ethnographique menée à Recife, dans le Nordeste du Brésil, et d'une analyse localisée du politique, cet ouvrage se penche sur les parcours biographiques de militants et de cadres locaux du parti. Il pose la question de l'apprentissage du métier politique, de l'ancrage social du parti, des changements dans le "faire" campagne et des sens de l'engagement partisan.
Nombre de pages
410
Date de parution
07/03/2019
Poids
710g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811125905
Auteur
Goirand Camille
Editeur
KARTHALA
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160
Date de parution
20190307
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410,00 €
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Dans bien des capitales, des places majestueuses, chargées d'histoire et de symboles, sont investies par des manifestants : les étudiants de la place Tian-An-Men à Pékin, les Indignés sur la Puerta del Sol à Madrid, les mères de disparus sur la Place de Mai à Buenos Aires, les contestataires sur le Zócalo de Mexico... Cette centralité de l'espace dans la construction de la contestation a été notée par de nombreux observateurs au cours des révoltes arabes et du mouvement Occupy. Or, en dépit de cette apparente évidence du lieu, la dimension spatiale n'a que rarement fait l'objet d'une attention en tant que telle dans la sociologie des mobilisations. Cet ouvrage s'attaque à cet angle mort. Il propose au lecteur de comprendre l'importance des lieux physiques et vécus et leurs effets sur l'action collective en suivant des mobilisations très variées - locales ou nationales-, d'hier ou d'aujourd'hui, de la péninsule arabique à la Bretagne, de New York à la Seine-Saint-Denis, de l'Amazonie péruvienne à Madrid.
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Marie Guillot : Une figure méconnue de l'histoire des femmes. Cet ouvrage porte sur la vie et les engagements de Marie Guillot, surnommée la "Grande Marie" . Figure oubliée du mouvement social, cette institutrice bourguignonne fut à la fois une militante féministe, une pionnière du syndicalisme enseignant, une pédagogue avancée, une pacifiste durant la 1ere Guerre mondiale et la première femme à accéder à un poste de direction nationale d'un syndicat, la CGTU en l'occurrence. Son parcours est à ce titre exemplaire au vu de la condition féminine de l'époque. L'approche de ce volume ne se limite pas à une biographie classique mais offre, en plus, au lecteur un ensemble documentaire (presse, archives syndicales, archives publiques, correspondance privée ...) destiné à mieux comprendre les combats menés par Marie Guillot et à mesurer l'importance de son action.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.