D'où vient le Graal ? Joseph Goering commence par évoquer les histoires et récits du Saint-Graal écrits par des poètes du nord de la France et de l'Allemagne à la fin du XIIe-début du XIIIe siècle : d'objet saint mais indéfini dans les écrits de Chrétien de Troyes (1135-1185), le Graal a fini par représenter, dans le récit de Robert de Boron (fin XIIe-début XIIIe siècle), la coupe de la Dernière Cène gardée par Joseph d'Arimathie. Pour expliquer l'origine de cette évolution, Joseph Goering formule l'hypothèse selon laquelle l'objet et l'image qui allaient devenir par la suite le Saint-Graal dans les mains de Chrétien et de ses successeurs trouvent leur source dans les Hautes-Pyrénées, vers la fin du XIe-début du XIIe siècle, sous la forme d'un attribut, inconnu par ailleurs, de la Vierge Marie. Cette image de la Vierge tenant un récipient sacré n'est présente que dans ces villages de montagne et constitue une innovation unique dans l'art chrétien de l'époque. Goering analyse en détail les peintures et les sculptures présentes dans neuf églises de la région et souligne qu'elles sont toutes antérieures au célèbre récit de Chrétien. Comment la sphère littéraire des poètes du Nord et la sphère artistique des représentations picturales du Sud ont-elles pu se rencontrer ? C'est à cette question que Goering s'efforce de répondre dans la dernière partie de son livre, en s'intéressant plus particulièrement à la manière dont Chrétien de Troyes a pu apprendre l'existence de ce récipient sacré tenu par la Vierge Marie et contribuer à en faire le symbole des légendes arthuriennes.
Nombre de pages
242
Date de parution
22/05/2010
Poids
364g
Largeur
150mm
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EAN
9782251381053
Titre
La Vierge et le Graal. Les origines d'une légende
Auteur
Goering Joseph ; Dupré Valérie
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
364
Date de parution
20100522
Nombre de pages
242,00 €
Disponibilité
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Catalogue officiel de l'exposition au Musée Unterlinden de Colmar du 8 octobre 2016 au 30 janvier 2017. Otto Dix (1891-1969) est l'un des artistes allemands les plus importants du XXe siècle, et pourtant il reste encore très peu représenté dans les collections publiques françaises. Une rétrospective de son oeuvre a eu lieu en 1972 au musée d'Art moderne de la Ville de Paris, mais il a fallu attendre la fin des années 1980 et les années 1990 pour que de nouvelles expositions monographiques lui soient consacrées en France. Dès 1996, une exposition organisée à Colmar évoquait l'influence des maîtres anciens dans son oeuvre, parmi lesquels Hans Baldung Grien, Matthias Grünewald, Lucas Cranach, Albrecht Dürer et Hans Holbein. Cette fois, le musée Unterlinden souhaite analyser la place qu'occupe dans l'oeuvre d'Otto Dix le chef-d'oeuvre de Grünewald, le retable d'Issenheim (1512-1516). Ce sont en l'occurrence l'influence sur la carrière de Dix des différents panneaux du célèbre retable et l'épisode de l'incarcération de l'artiste à Colmar (1945-1946) qui incitent le musée à mettre en regard ces deux maîtres incontournables de l'histoire de l'art allemand.
Graham-Goering Erika ; Jones Michael ; Yeurc'h Ber
4e de couverture : La mort, en 1341, sans héritier direct, du duc de Bretagne Jean III provoqua une crise de succession entre son demi-frère, Jean de Montfort, et sa nièce, Jeanne de Penthièvre, représentée par son mari Charles de Blois. Tous deux se posèrent en prétendants, et présentèrent chacun des arguments juridiques pour montrer le bien-fondé de leurs prétentions au roi de France Philippe VI de Valois. Celui-ci, par son arrêt de Conflans (1341), reçut, au nom de sa femme, Charles de Blois, qui était en même temps son neveu, dans sa foi et hommage pour le duché. Cela entraîna en Bretagne une guerre civile de plus de vingt ans ; elle se solda par la victoire du fils de Jean de Montfort, qui devint le duc Jean IV.L'ouvrage rassemble, pour la première fois, dans une édition critique scientifique, l'ensemble des pièces juridiques du dossier. Il renferme également les témoignages, inédits jusqu'alors, de 220 témoins appelés à déposer à Paris, ainsi qu'une sélection de documents illustrant les événements survenus directement après la publication de l'arrêt. Outre l'éclairage qu'ils donnent sur les affaires juridiques et diplomatiques de la succession, ces documents fournissent des informations sur les différentes règles de succession au sein des principautés de l'époque, sur l'histoire des familles nobles et sur un large éventail de questions sociales, économiques et institutionnelles dont l'intérêt dépasse le strict cadre du duché breton.Notes Biographiques : Bertrand Yeurc'h, ingénieur Mines-Télécom, est un érudit autodidacte, secrétaire du Centre international de recherche et de documentation sur le monachisme celtique (CIRDoMoC). Michael Jones, correspondant étranger de l'Académie des inscriptions et belles lettres, est professeur émérite de l'histoire française du Moyen âge à l'université de Nottingham, Royaume-Uni. Ses travaux portent principalement sur le duché de Bretagne entre le XIIe siècle et le début du XVIe siècle. Erika Graham-Goering est chercheuse postdoctorale au département d'histoire de l'université de Gand, Belgique.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Emilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce "grand coeur catholique" , qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot "prophétie" . Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un "théâtre dont la scène est le monde" , épouse en une langue sublime les contours de l'Ecriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l'Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3