Aux origines de la guerre de succession de Bretagne. Documents (1341-1342)
Graham-Goering Erika ; Jones Michael ; Yeurc'h Ber
PU RENNES
39,00 €
Epuisé
EAN :9782753577893
4e de couverture : La mort, en 1341, sans héritier direct, du duc de Bretagne Jean III provoqua une crise de succession entre son demi-frère, Jean de Montfort, et sa nièce, Jeanne de Penthièvre, représentée par son mari Charles de Blois. Tous deux se posèrent en prétendants, et présentèrent chacun des arguments juridiques pour montrer le bien-fondé de leurs prétentions au roi de France Philippe VI de Valois. Celui-ci, par son arrêt de Conflans (1341), reçut, au nom de sa femme, Charles de Blois, qui était en même temps son neveu, dans sa foi et hommage pour le duché. Cela entraîna en Bretagne une guerre civile de plus de vingt ans ; elle se solda par la victoire du fils de Jean de Montfort, qui devint le duc Jean IV.L'ouvrage rassemble, pour la première fois, dans une édition critique scientifique, l'ensemble des pièces juridiques du dossier. Il renferme également les témoignages, inédits jusqu'alors, de 220 témoins appelés à déposer à Paris, ainsi qu'une sélection de documents illustrant les événements survenus directement après la publication de l'arrêt. Outre l'éclairage qu'ils donnent sur les affaires juridiques et diplomatiques de la succession, ces documents fournissent des informations sur les différentes règles de succession au sein des principautés de l'époque, sur l'histoire des familles nobles et sur un large éventail de questions sociales, économiques et institutionnelles dont l'intérêt dépasse le strict cadre du duché breton.Notes Biographiques : Bertrand Yeurc'h, ingénieur Mines-Télécom, est un érudit autodidacte, secrétaire du Centre international de recherche et de documentation sur le monachisme celtique (CIRDoMoC). Michael Jones, correspondant étranger de l'Académie des inscriptions et belles lettres, est professeur émérite de l'histoire française du Moyen âge à l'université de Nottingham, Royaume-Uni. Ses travaux portent principalement sur le duché de Bretagne entre le XIIe siècle et le début du XVIe siècle. Erika Graham-Goering est chercheuse postdoctorale au département d'histoire de l'université de Gand, Belgique.
Nombre de pages
341
Date de parution
05/09/2019
Poids
1 460g
Largeur
220mm
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EAN
9782753577893
Titre
Aux origines de la guerre de succession de Bretagne. Documents (1341-1342)
Auteur
Graham-Goering Erika ; Jones Michael ; Yeurc'h Ber
Editeur
PU RENNES
Largeur
220
Poids
1460
Date de parution
20190905
Nombre de pages
341,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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