Fratries. Frères et soeurs dans la littérature et les arts de l'Antiquité à nos jours
GODEAU
KIME
32,50 €
Epuisé
EAN :9782841743025
Les "fratries" que donnent à voir la littérature et les arts, de l'Antiquité à nos jours, peuvent non seulement refléter les configurations familiales les plus diverses, mais aussi, et surtout, franchir les frontières du possible, pour manifester en leur sein toutes les formes de l'excès. La créativité tour à tour la plus fantasque ou la plus rigoureusement fidèle aux réalités d'une époque historique précise se donne ici libre cours. Qu'ils soient ou non des jumeaux, qu'ils s'assemblent en constellations uniquement masculines, ou uniquement féminines, qu'ils s'adorent ou s'entretuent, qu'ils se retrouvent ou se déchirent, qu'ils se répondent ou s'affrontent sur le mode duel, ou bien qu'ils forment un trio, un quatuor, un quintette - voire, un ch?ur aussi complet que celui des filles de Zeus et de Mnémosyne, les frères et les s'urs fictionnels ne se contentent pas de refléter des conventions ou des valeurs morales propres à une époque donnée : ils dessinent des configurations tantôt idéalement harmonieuses, tantôt conflictuelles, des antagonismes et des parallélismes, bref, une géométrie savante des formes et des images, où la référence à une quelconque réalité devient bien secondaire en regard de l'effort de stylisation accompli par l'écrivain, le dramaturge, le peintre, ou le cinéaste. L'étude des relations "fraternelles" rencontre nécessairement les notions de "ressemblance" et de "différence", et s'avère particulièrement propice à des lectures comparées et intertextuelles, d'autant que les ?uvres mettant en scène des frères et/ou des sueurs sont aussi, bien souvent, les sueurs cadettes de récits fondateurs, bibliques ou mythologiques constamment cités, évoqués ou réécrits.
Nombre de pages
659
Date de parution
13/05/2003
Poids
914g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841743025
Titre
Fratries. Frères et soeurs dans la littérature et les arts de l'Antiquité à nos jours
Auteur
GODEAU
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
914
Date de parution
20030513
Nombre de pages
659,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Michka décide d'aller en forêt pour réaliser un tableau. Masha et le panda tiennent absolument à l'accompagner. Commence alors une vraie compétition entre les deux amis afin de déterminer lequel d'entre eux sera le meilleur guide pour Michka. Et c'est l'escalade du mensonge...
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Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.