Par-delà leur image d'étendues glacées et inhospitalières, les hautes latitudes constituent pour les scientifiques un véritable " laboratoire naturel ", fort peu perturbé par l'homme, où l'on saisit mieux qu'ailleurs le réseau d'interrelations qui régissent le fonctionnement des milieux physiques. Centré sur l'Arctique et l'Antarctique, l'ouvrage traite également des marges subpolaires. Il s'attache, dans un premier temps, à l'analyse des principales composantes - glacioclimatiques, hydrologiques, géomorphologiques et biogéographiques - de ces milieux en mettant l'accent sur le froid, la neige, les inlandsis, la banquise, le pergélisol et la toundra qui caractérisent les paysages des hautes latitudes. Une seconde partie privilégie une approche globale et dynamique des grands systèmes - marin, glaciaire, continental non englacé et littoral - qui sont les moteurs du fonctionnement des milieux polaires. La " démarche adoptée intègre les changements climatiques passés dont la mémoire est conservée dans les glaces continentales et qui, à travers de nombreux héritages, marquent de leur empreinte les paysages actuels. L'ouvrage se clôt sur une analyse de l'évolution des relations unissant les hommes à ces milieux contraignants qui voient aujourd'hui se mettre en place une nouvelle donne territoriale née de l'émergence des peuples autochtones circumarctiques, cependant que s'y amplifie le mouvement d'internationalisation des politiques conservatoires. Mais l'intérêt des milieux polaires déborde largement leur cadre géographique pour s'étendre à notre planète tout entière, comme le montre la place éminente occupée par les hautes latitudes dans l'élaboration des scénarios d'évolution du climat mondial (Global Change).
Date de parution
14/10/1999
Poids
919g
Largeur
160mm
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EAN
9782200015985
Titre
LES MILIEUX POLAIRES
ISBN
2200015984
Auteur
GODARD
Editeur
ARMAND COLIN
Largeur
160
Poids
919
Date de parution
19991014
Disponibilité
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Exilé aux confins du monde, Martin Milan est un aviateur qui loue son appareil " Le Vieux Pélican " comme avion-taxi ou, parfois, pour des missions publicitaires. Flegmatique et pince-sans-rire, il se retrouve souvent plongé dans des aventures improbables où son sens de la justice le pousse à prendre parti. Or, il choisit toujours instinctivement le camp des opprimés contre celui des tyrans, le camp des proies plutôt que celui des chasseurs....
«Ce qui fait la force propre de Mort à crédit, et qui lui vaut sa place privilégiée dans l'ensemble de l'?uvre, est que chacune y est portée à son plus haut degré d'intensité, dans un équilibre avec les autres qui sera rarement aussi bien préservé. Ce livre de violence est aussi celui qui fait le plus souvent fuser le rire, et celui où l'émotion affleure comme nulle part ailleurs. La satire la plus virulente et la plus efficace pour le comique n'y exclut pas la tendresse dans l'évocation [des personnages [...]. Mais tout ceci n'attesterait encore que la richesse d'une expérience humaine si Mort à crédit n'était en même temps le roman où, pour dire cette expérience, Céline n'achevait de trouver la formule romanesque, le type de narration, et surtout le style qui lui sont le plus personnels. À partir de ce point, il tirera peu à peu toutes les conséquences de ses trouvailles et en accomplira toutes les virtualités. [...] De son titre à ses derniers mots, Mort à crédit s'impose comme une totalité. Céline s'y est placé dans une position que ce soit par rapport au roman, à la langue et à son lecteur. À partir de là, en dépit de tant d'explosions qui se succèdent dans l'histoire, dans le texte tout ne cesse de se tenir ; en dépit de tant d'agressions menées contre le lecteur, tout ne cesse d'exercer sur lui la séduction deschefs-d'?uvre.»Henri Godard.
Outils d'intelligence collective et collaborative, mais aussi de contrôle, d'influence et de domination, les médias ont acquis une véritable dimension "géopolitique" ces dernières années. Domination des grands groupes industriels du Global media, traitement médiatique permanent des crises et des conflits, fake news et rôle des réseaux sociaux dans la sphère politique... le soft power médiatique est aujourd'hui incontournable pour comprendre les mutations et les évolutions contemporaines. Comment mesurer l'impact de la globalisation des médias sur la recomposition des interdépendances entre sociétés ? Quels sont les rapports entre mondialisation, rivalités de pouvoir et médias, révélant à la fois la prédominance américaine et les utilisations mises en oeuvre par les pays émergents ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les relations internationales et les conflits, depuis leur exploitation dans le champ d'action militaire au XIXe siècle, aux nouvelles rivalités du cyberespace ? Telles sont les questions abordées par cet ouvrage.
Comment s'est formée la classe ouvrière en France ? Comment a évolué le travail industriel durant le XIXe et le XXe siècle ? Comment a-t-il influencé les groupes sociaux qui y ont participé ? Quelle était la part d'initiative et d'autonomie du monde ouvrier dans cette gigantesque transformation sociale qui a accompagné l'industrialisation ? Comment s'est réalisé le partage du pouvoir, dans l'usine et dans l'atelier ? A quel rythme et selon quelles modalités une culture ouvrière s'est-elle construite ...Telles sont, parmi d'autres, les questions que tente de cerner cet ouvrage. L'auteur insiste sur la diversité des origines de la classe ouvrière : le travail industriel des campagnes, l'univers du petit artisanat urbain, celui de l'usine textile. L'hétérogénéité du monde ouvrier français, avant que la grande usine, puis la rationalisation et le fordisme viennent renforcer sa cohérence, apparaît ainsi comme un trait essentiel de l'histoire du XIXe siècle. L'ouvrage propose une lecture ouvrière intégrée dans celle de l'industrialisation française. Il met particulièrement l'accent sur le travail industriel, ses pratiques concrètes, la diversité des marchés du travail, les cultures ouvrières qui les accompagnent et les comportements politiques. Il souligne à la fois la lenteur des rythmes de formation d'une classe ouvrière moderne et les ruptures sociales liées à la dynamique économique propre au capitalisme français.Alain Dewerpe est directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (histoire sociale comparée de l'industrialisation). Il a publié notamment L'industrie aux champs. Essai sur la proto-industrialisation en Italie septentrionale (1800-1880), École française de Rome, 1985 et, avec Yves Gaulupeau, La Fabrique des prolétaires. Les ouvriers de la manufacture d'Oberkampf à Jouy-en-Josas (1760-1815), Presses de l'École normale supérieure, 1990. Les trois sources de la classe ouvrière (du début du XIXe siècle aux années 1880). La question sociale. Usines et prolétaires (des années 1880 à la veille de la Première Guerre mondiale). Rationalisations (de la Première Guerre mondiale aux années 1950).
Pratique centrale des études littéraires, et épreuve redoutée des examens et concours, l'explication de texte demande à la fois souplesse et rigueur, tout en obéissant à une méthodologie stricte. Cet ouvrage présente d'abord les différents champs de connaissances qu'elle met en jeu : - l'histoire du commentaire de texte, qui remonte autant à la Grèce ancienne qu'à la culture biblique ; - les présupposés et contraintes de la démarche, qui propose l'éclairage linéaire d'un texte court ; - les différentes approches du fait littéraire, centrées sur l'auteur, le lecteur, le texte lui-même ou ce qu'il dit du monde ; - les différentes sciences de l'analyse textuelle : linguistique, stylistique, rhétorique, poétique. Après les nécessaires conseils de méthode, ce livre présente sept explications complètes de textes allant du XVIe au XXe siècles, et couvrant tous les genres littéraires. Alliant ainsi la théorie et la pratique, cet ouvrage est l'outil indispensable de l'étudiant en Lettres.
Conçu dès l’origine comme un cours à l’usage des maîtres de tous ordres de l’enseignement, cet ouvrage est resté profondément novateur dans sa démarche. L’orthographe est importante mais elle demeure une des faces de la langue : elle ne peut en être séparée. Il s’agit de changer les mentalités en modifiant la conception élitiste, maximaliste et dogmatique associée à la maîtrise de l’orthographe.Après une introduction théorique générale, la première partie de ce cours traite des phonogrammes, c’est-à-dire de la partie prononcée de notre orthographe avec l’association systématique du phonème, de l’archigraphème et des graphèmes correspondants. La seconde partie traite des principaux morphogrammes, des logogrammes et des lettres en marge du système. Chaque chapitre est suivi d’applications et de modèles d’exercices.