Paradoxe de l'Union européenne : plus elle accumule de puissance économique et commerciale, plus elle s'enlise dans l'impuissance politique. De toutes les ambitions européennes, la construction d'une Europe politique capable de façonner l'environnement international reste en effet, depuis l'origine, la plus conflictuelle et la moins fructureuse qui soit. Pour quelles raisons ? Comment rendre compte des désaccords et des malaises européens à l'égard de la puissance ? A travers l'analyse croisée des évolutions de l'OTAN et de l'Union, ce livre décortique les deux dilemmes fondamentaux de l'Europe politique : l'Amérique ou l'Europe, les nations ou l'intégration. Comment concilier le maintien de l'OTAN sous leadership américain et l'émergence d'une défense européenne légitime ? Comment conjuguer le respect des souverainetés nationales et l'édification d'une puissance politique partagée ? Même après la Guerre Froide, les partenaires européens restent divisés sur les réponses nécessaires, et l'Alliance atlantique, pourtant privée d'ennemi, garde le monopole de la gestion politique du continent. Toutefois, parce que les deux défis de l'élargissement et de l'euro vont profondément bouleverser la donne européenne, la question d'une Europe politique demeure ouverte et, pour l'auteur, inévitable.
Nombre de pages
132
Date de parution
02/02/1999
Poids
163g
Largeur
116mm
Plus d'informations
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EAN
9782724607512
Titre
La puissance et l'Europe
Auteur
Gnesotto Nicole
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
116
Poids
163
Date de parution
19990202
Nombre de pages
132,00 €
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L'Union européenne n'est toujours pas devenue un acteur puissant et respecté sur la scène internationale. Elle a certes adopté des embryons de politique étrangère et de défense commune, avec succès, mais son influence politique reste marginale, aléatoire, ou invisible. Or, comme le montre l'auteur, la mondialisation a d'ores et déjà transformé les enjeux de sécurité et mis en lumière l'étroitesse - donc l'inefficacité - des seuls cadres nationaux. Il n'y a plus vraiment de choix : la réponse aux défis sera européenne, ou ne sera pas. Il suffirait d'un peu de volonté politique, et de beaucoup de bon sens, pour hisser l'Union au niveau qui lui convient et la rendre apte à modeler, avec ses grands partenaires, les évolutions du monde plutôt que de les subir.
Dans un contexte où la mondialisation a transformé les enjeux de sécurité et mis en exergue l'impuissance des systèmes de sécurité nationaux, la nécessité d'une défense européenne n'est plus à démontrer. Pourtant, la mise en place d'une défense européenne se heurte à des obstacles multiples et n'en finit pas de décevoir ceux qui avait placé en elle un espoir de rebond stratégique. Si bien que l'Union semble subir les évolutions du monde plutôt que les modeler. Faut-il se résigner à cet état de fait et signer l'acte de décès de la défense européenne ? Ou faut-il au contraire opérer les dépoussiérages nécessaires pour saisir enfin les atouts manifestes dont dispose l'Union européenne dans ce secteur stratégique ...
Comment une Europe démocratique, ouverte, libérale a-t-elle pu en quelques années engendrer des tendances profondes au repli et au souverainisme ? Pourquoi le besoin de fermeture et d'autorité le dispute-t-il désormais au désir d'ouverture et de liberté ... Comment une Europe démocratique, ouverte, libérale a-t-elle pu en quelques années engendrer des tendances profondes au repli et au souverainisme ? Pourquoi le besoin de fermeture et d'autorité le dispute-t-il désormais au désir d'ouverture et de liberté ? En réalité, nous avons failli collectivement, États membres et institutions européennes. Ne faudrait-il pas envisager de modifier certaines de nos politiques ? Prêter davantage attention au citoyen plutôt qu'au consommateur, à la démocratie plutôt qu'au libéralisme ? L'Europe ne combattra en effet le désamour des peuples qu'en inventant une troisième voie. Une Europe à la fois libérale et sociale, mondialisée et protectrice, afin que nos héritiers comme nous-mêmes ne soient jamais contraints de choisir entre deux pires : l'ultralibéralisme des uns et le populisme autoritaire des autres.
10 réponses sur le monde qui vient. Comment agir dans un brouillard tenace ? La confusion, l'incertitude, le désordre, le n'importe quoi, le chaos, tels sont les termes qui dominent dans les analyses contemporaines du monde. Beaucoup partagent en effet ce sentiment étrange que tout va de plus en plus vite, de plus en plus mal, sans que personne contrôle quoi que ce soit. Force est de reconnaître que nos sociétés ne manquent pas de raisons de redouter l'avenir, et que les scénarios du futur ne riment pas toujours avec le meilleur des mondes. Comment penser ce nouveau chaos mondial ? La démocratie est-elle en danger ? La guerre est-elle inévitable, en Europe notamment ? La mondialisation économique est-elle menacée ? Les innovations technologiques sont-elles destructrices de notre modèle de société? L'Europe est-elle condamnée à l'impuissance ? Quid du Sud dans ce nouvel échiquier mondial ? Telles sont, entre autres, les questions qui structurent cet essai. Elles n'impliquent aucune fatalité, aucun destin. Tous les scénarios sont en effet possibles, du pire au meilleur, du plus conflictuel au plus serein. C'est même la seule vertu des périodes de transition historique que d'être modelables par l'action des hommes. Selon les choix politiques qui seront faits, selon que les démocraties sauront être plus fortes et l'Occident moins obsédé de lui-même, selon les principes qui seront au coeur de l'action internationale - le monopole ou le partage, la discrimination ou l'inclusion, l'individu ou le bien commun, le nationalisme ou l'intégration, la démocratie ou la contrainte, etc. -, des futurs bien différents sont à portée de main. Libre à nous, donc.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.