Autochtonies. Regards croisés sur les territorialités et les territoires des peuples autochtones
Glon Eric ; Sepulveda Bastien ; Besse Jean-Marc
PU RENNES
24,00 €
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EAN :9782753582941
L'enjeu de cet ouvrage est d'appréhender les manifestations multiples et complexes des recompositions que connaissent les territoires des peuples autochtones aujourd'hui. Ces écritures géographiques émanent, d'une part, de communautés situées dans ce qu'il reste de territoires traditionnels en grande partie usurpés au cours de l'histoire. Elles proviennent, d'autre part, de l'inscription d'un nombre croissant d'autochtones dans de nouveaux espaces, hors des cadres territoriaux d'origine.4e de couverture : L'enjeu de cet ouvrage est d'appréhender les manifestations multiples et complexes des recompositions que connaissent les territoires des peuples autochtones aujourd'hui. Ces écritures géographiques émanent, d'une part, de communautés situées dans ce qu'il reste de territoires traditionnels en grande partie usurpés au cours de l'histoire. Elles proviennent, d'autre part, de l'inscription d'un nombre croissant d'autochtones dans de nouveaux espaces, hors des cadres territoriaux d'origine. Aussi l'ouvrage s'intéresse t-il à la manière dont certains héritages culturels s'expriment dans ces nouveaux espaces, tout en s'articulant aux dynamiques ayant cours au sein des territoires traditionnels. Les contributions ici réunies présentent les résultats de recherches menées à ce sujet dans différentes régions habitées par des peuples autochtones, dans les Amériques, en Océanie, en Afrique et en milieu circumpolaire. La lecture de ces contributions révèle tant la multiplicité que la recomposition des rapports à l'espace des peuples autochtones ; ce que recouvre et permet de saisir la notion - résolument géographique - d'autochtonie.Notes Biographiques : Membre du laboratoire Territoires, villes, environnement & société (TVES) à l'université de Lille, Bastien Sepúlveda est géographe et s'est intéressé, au cours de ses recherches au Canada et au Chili, à différentes facettes du rapport que les peuples autochtones entretiennent avec le territoire. Il a organisé, en 2017, dans le cadre du projet INDIGEO financé par l'ANR, les journées INDITER - « Territoires et territorialités autochtones » dont les communications sont à la base du présent ouvrage. Éric Glon, géographe, est membre du laboratoire Territoires, villes, environnement & société (TVES) à l'université de Lille.
Nombre de pages
419
Date de parution
11/11/2021
Poids
520g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782753582941
Titre
Autochtonies. Regards croisés sur les territorialités et les territoires des peuples autochtones
Auteur
Glon Eric ; Sepulveda Bastien ; Besse Jean-Marc
Editeur
PU RENNES
Largeur
138
Poids
520
Date de parution
20211111
Nombre de pages
419,00 €
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Nos sociétés semblent s'être habituées d'une part aux aires protégées aux statuts très variés, et d'autre part à une nature du quotidien sans cesse aménagée par l'homme. En fait protéger la nature n'est-ce pas aussi protéger des intérêts en place, des ordres établis ? N'y a-t-il pas des initiatives de préservation qui s'inscrivent en contrepoint du schéma traditionnel ...
Après avoir considéré les forêts comme une source de matière première quasi inépuisable pendant des décennies, le Canada s'est lancé dans une approche durable au début des années 1990. Ce changement de cap a de quoi surprendre. Voilà que soudainement un des pays phares d'une vision très industrielle des forêts, s'érige en bon élève voire en pionnier d'une politique forestière qui s'inscrit en total contrepoint de ce qui s'y est fait jusqu'alors. Une optique durable qui supplanterait l'horreur boréale en quelque sorte. Rallions-nous à l'évidence. Une telle réorientation ne va pas sans mal tant les intérêts économiques en jeu sont présents. En dépit de cette réalité très prégnante, les autorités fédérales se sont engagées dans toute une série de mesures pour promouvoir le développement durable. En cherchant à comprendre comment cela est possible, nous en arrivons à mettre en évidence le rôle d'un socio système très dense et complexe qui s'est profondément renouvelé depuis plus d'une trentaine d'années. Se déployant du local au global, ces groupes d'acteurs forgent un véritable construit social autour des forêts sans lequel le développement durable serait vraisemblablement impossible. Autrement dit cette nouvelle politique forestière telle qu'elle existe au Canada est d'abord et avant tout reflet de ce que le socio système en fait. Biographie: Eric Glon est agrégé et Professeur de géographie à l'Université des Sciences et Technologies de Lille. Il travaille sur le thème des ressources marchandes et non marchandes dans le développement des territoires, avec une attention particulière pour les forêts. Une partie des ses recherches porte également sur les relations entre la nature et les sociétés.
Les territoires connaissent un foisonnement d'initiatives et de projets variés qui mettent en évidence l'importance des proximités et une autre approche des ressources. La proximité géographique ne suffit pas pour définir sa dimension territoriale. C'est dans les maillages, les collaborations formelles et informelles, dans la vivacité des pratiques démocratiques locales et dans le sens que les acteurs donnent collectivement au devenir du territoire, qu'émergent les proximités organisées et territorialisées. Ces construits sociaux tentent de valoriser les atouts et potentialités d'un territoire dans leurs dimensions marchandes et non marchandes pour envisager une spécification des ressources. Plus les individus et les groupes se mobilisent selon des formes en perpétuel renouvellement et en s'appuyant souvent sur des rhizomes relationnels complexes, plus ces socio-systèmes activent leur créativité, leur imagination, les rencontres et débats d'idées et font émerger des ressources inattendues et inédites. C'est en activant ces potentialités innovantes et créatives que ces maillages de proximités tendent à révéler des ressources spécifiques à un territoire. De par la diversité des exemples et des réflexions, cet ouvrage montre que les proximités et les ressources territoriales peuvent être au coeur de territoires créatifs.
A l'occasion du départ à la retraite du Professeur Jean-Jacques Dubois, des collègues de toutes générations et de toutes disciplines, géographes, historiens, écologues, biologistes, phytosociologues, gestionnaires et ingénieurs forestiers, sont venus lui témoigner leur amitié et rendre hommage à cet éminent géographe qui a développé au cours de sa carrière un courant de recherche consacré à la biogéographie historique des forêts, contribuant à donner une stature scientifique singulière à l'école française de biogéographie. Issus d'un colloque en son honneur, les textes réunis dans cet ouvrage illustrent des démarches scientifiques et des postures épistémologiques variées, reflétant la diversité des thèmes de recherche de la biogéographie française actuelle, qui accorde une grande importance à l'influence anthropique pluriséculaire sur les milieux forestiers. Cet ouvrage, destiné aux étudiants, enseignants, chercheurs ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent à l'environnement et plus particulièrement à la forêt, présente aussi des perspectives en ce début de XXIe siècle en abordant des enjeux environnementaux nouveaux comme notamment les questions de développement durable, de multifonctionnalité, de patrimonialisation ou de gestion intégrée des territoires.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.