Au cours des 4 dernières décennies, l'enseignement supérieur français - et singulièrement l'université - a subi un ensemble d'importantes transformations liées entre elle, avec quelques coups d'accélérateur notables dont la loi LRU de 2007 et la LPR de 2020. Ces transformations qui ont substantiellement modifié la situation et le travail des enseignants-chercheurs sont des effets de la mise en oeuvre "à bas bruit" du Nouveau management public, un choix politique et gestionnaire au service d'une prétendue rationalisation du travail et des organisations, et d'une mise en concurrence des personnes et des établissements. S'appuyant sur une enquête menée auprès des enseignants-chercheurs entre 2020 et 2022, ce livre expose la réalité peu connue du travail de ces acteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche avant de présenter les atteintes multiples qu'ils ont subies et de mettre en lumière la dégradation et le malaise largement ressenti parmi eux. L'auteur montre précisément comment cette profession a été affectée en termes de contenu, de conditions et de sens du travail, mais aussi de reconnaissance de leur contribution au service public. Il expose la façon dont ces professionnels ont vécu et ressenti ces transformations pour étayer le diagnostic d'une profession et de professionnels en difficulté et en souffrance à force d'être confrontés à des injonctions paradoxales et à des empêchements de bien faire leur travail. Il pose le diagnostic d'un mal-être au travail lié à un sentiment de perte de sens (de l'activité de chacun et plus largement du service public de l'enseignement et de la recherche) et de déprofessionnalisation.
Nombre de pages
253
Date de parution
07/05/2025
Poids
300g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782385191221
Titre
Enseignants-chercheurs : un grand corps malade
Auteur
Glaymann Dominique
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
165
Poids
300
Date de parution
20250507
Nombre de pages
253,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La vie en intérim, c'est chaque année le quotidien de 2 millions de personnes, auxquels s'ajoutent les 2 millions de salariés qui connaissent les lendemains incertains des contrats à durée déterminée ou d'apprentissage, des stages, des formations - bref, ces emplois dits "atypiques qui concurrencent la norme du contrat à durée indéterminée. En essor constant depuis vingt-cinq ans, le travail temporaire est au c'ur de ce bouleversement social. Synonyme de précarité pour les salariés, il leur assure néanmoins une certaine forme de liberté et offre aux entreprises une plus grande flexibilité, prétendu remède à toutes les rigidités sociales. Et les entreprises de travail temporaire ont légitimé leur rôle d'intermédiaire privé de l'emploi tout en élargissant progressivement leurs fonctions. Qui sont ces nouveaux intermittents de l'emploi? En majorité de jeunes ouvriers non qualifiés. Mais aussi des jeunes, même diplômés, à la recherche d'un premier emploi, des seniors tôt" mis sur la touche ", des mères de famille souhaitant reprendre une activité professionnelle ou des cadres désireux de changer de carrière. L'enquête passionnante et documentée de Dominique Glaymann révèle les nouvelles contradictions d'une société où l'emploi précaire tend à se banaliser alors que la cohésion sociale reste fondée sur la stabilité de l'emploi."
L'objectif de cet ouvrage est de fournir aux étudiants préparant un examen et aux candidats préparant des concours dont la sociologie ou les sciences sociales figurant au programme.
On estime à deux millions le nombre d'intérimaires dont les missions représentent chaque année en France l'équivalent d'environ 600000 emplois à temps plein. Parallèle à la montée du chômage de masse et d'autres types d'emplois non durables, l'essor considérable du travail en intérim intervenu depuis le milieu des années 1970 a fait des entreprises de travail temporaire l'un des premiers employeurs privés du pays. Né comme une forme d'emploi temporaire de remplacement, l'intérim est devenu un outil de flexibilité auquel la loi a progressivement reconnu un rôle de plus en plus large. Comment fonctionne le travail intérimaire? Pourquoi un nombre croissant d'entreprises et de salariés y recourent-ils? Est-ce un choix ou une contrainte? Quels effets l'intérim produit-il sur le rapport au travail et sur le mode de vie? Comment expliquer la mutation du système d'emploi dont participe la poussée de l'intérim? Vivons-nous la généralisation d'une instabilité aliénante due à l'explosion sans limites des emplois précaires ou l'émergence d'une mobilité épanouissante faite de transitions choisies...
Ce livre propose 50 fiches classées en 5 parties. Après une présentation des grands auteurs, de l'histoire de la sociologie, des principales notions et des méthodes utilisées par les sociologues, il aborde les grandes questions qui traversent al société française.Malgré ce classement, le lecteur peut utiliser les fiches en fonction de ses besoins sans être tenu à une lecture linéaire.Ce type de présentation est particulièrement pertinent pour les étudiants et tous ceux qui préparent des concours ou des examens de sociologie. La forme synthétique de l'ouvrage permet en effet d'aller rapidement à l'essentiel.Par sa diversité, ce livre s'adresse tant aux étudiants de Licence qu'à ceux de Masters qui ont de la sociologie ou de la culture générale dans leur cursus. Il convient aussi à tous ceux qui parent des concours administratifs (catégories A ou BN) au sein des IPAG, du CNFPT ou dans d'autres structures. Mais il peut aussi être utile aux citoyens qui cherchent à s'informer et à comprendre le fonctionnement d'une société de plus en plus complexe.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...