Béatrice ne s'était pas suicidée à l'instar de Louisette dont elle jouait le personnage ; même si tout le monde à Hope croyait le contraire. Les commérages de village soutinrent que la psychologie du personnage de Louisette avait grandement affecté celle de la comédienne. On raconta qu'elle avait tellement pris son rôle à coeur, qu'elle avait voulu le sceller en apothéose... " Jacques Lapierre et Alberto Lecomte : une amitié de plusieurs décennies. L'un travaille dans une chaîne télévisée, l'autre à la Banque d'art du Canada. Deux carrières bien remplies nourries par la même passion. Suite à un accident de moto, Jacques sombre dans le coma ; sa fille entreprend de revisiter sa vie. Chassés-croisés amoureux, mort tragique d'une actrice, enquête... Des années soixante-dix à nos jours, entre le Québec et la Bolivie, via Miami, ce roman inclassable brouille les frontières entre fiction et réalité, fantaisie et gravité. Autour de l'itinéraire d'un duo inséparable auquel viendra bientôt se greffer un troisième larron, détective privé, Michel Gladu signe sans contrainte aucune, de genre comme de forme, un objet décidément à part. Hommage à l'art et à l'amitié, réflexion sur la vie et la mort, exploration des pièges de l'amour, ou encore mise en abîme de la mémoire, voici un puzzle hors norme, décalé, parfois surréaliste, que viennent épauler de nombreux documents pour profiter du voyage en 2. 0.
Nombre de pages
444
Date de parution
13/07/2018
Poids
530g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782342162301
Auteur
Gladu Michel
Editeur
PUBLIBOOK
Largeur
148
Date de parution
20180713
Nombre de pages
444,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La galanterie constitue, à l'âge classique, une catégorie culturelle, dont procèdent des oeuvres littéraires adossées à une certaine conception de la vie sociale qui favorise le plaisir léger et le loisir lettré. Dans la première moitié du XVIIIe siècle, l'esthétique galante semble toutefois prendre une inflexion particulière sous l'influence du style rococo qui domine alors les beaux-arts et l'architecture, où les grâces d'un Watteau répondent aux meubles chantournés et aux lambris dorés du style Louis XV. En littérature, cette galanterie rocaille trouve particulièrement à s'affirmer dans les petits genres, qui répondent à un désir d'esthétisation de la vie sociale. La poésie fugitive et les oeuvres badines que publient des périodiques comme le Mercure galant sont, en ce sens, exemplaires de cette esthétique de la frivolité qui se complaît souvent dans l'anonymat et l'éphémère.
La notion de scénographie, si elle fournit une occasion nouvelle de se pencher sur les genres théâtraux (opéra, théâtre de société, parodies dramatiques, etc.), permet plus largement de mettre en évidence le rapport étroit qu'entretiennent les petits genres avec une littérature de l'oralité et dans laquelle triomphe un goût pour la représentation. Outre leur statut de contre-modèle, les genres mineurs rendent compte de pratiques sociales, de lieux et de moments où ils se déploient, d'un imaginaire qui leur est propre et dont le goût pour la « mise en scène » représente l'un des moteurs de création. Comment, entre 1680 et 1780, construisent-ils, reflètent-ils, donnent-ils à lire, à voir et à entendre un espace de sociabilité ? Quelles valeurs le cercle de société porte-t-il ? Quel y est le rôle du divertissement, en quoi construit-il un discours nouveau sur les genres mineurs ? Comment faire entendre, donner à voir les petits genres littéraires qui en forment une part importante ? Comment les accompagner musicalement, et que devient le concours des arts dans le cadre intime ? Ces questions ont attiré l'attention des chercheurs qui ont participé à l'atelier De la conversation au conservatoire. Scénographies des genres mineurs (1680-1780) qui s'est tenu au Centre d'interprétation de Place-Royale (Québec) à l'automne 2010 et dont le présent ouvrage rassemble les contributions.
Les discours de la morale à l?époque moderne exigent d?être pensés aux confins d?une anthropologie des moeurs, de l?histoire et de la philosophie, de l?épistémologie et de la littérature. C?est ce qu?ont mis en lumière les recherches contemporaines portant aussi bien sur l?histoire des mentalités et sur les rapports entre anthropologie et littérature que sur la dimension éthique des pratiques artistiques et la pensée morale. Dans ce contexte, comment aborder la réflexion morale sous l?Ancien Régime sans s?intéresser à ses fondements philosophiques, aux différentes définitions dont elle fait l?objet ou à ses prolongements artistiques et littéraires ? Théologiens, philosophes, moralistes, artistes, hommes et femmes de lettres sont autant de figures de la République des Lettres qui prennent la plume pour interroger la topique des vices et des vertus, qui échappent progressivement au domaine religieux pour investir celui de la philosophie et devenir ainsi l?objet d?un questionnement général sur l?homme et sur l?idée d?humanité. Ces actes du onzième colloque " Jeunes chercheurs du CIERL " proposent un regard critique sur la frontière entre vice et vertu : d?une laïcisation à une relativisation de la morale, elle semble se faire de plus en plus ténue et poreuse, donnant ainsi à voir les effets de tension qui parcourent la réflexion morale, et ce, dès la Renaissance.
Zygel-Basso Aurélie ; Gladu Kim ; Hoogenboezem Dap
A la fin du XVIIIe siècle, les collections romanesques illustrées contribuent au grand inventaire patrimonial des objets de savoir et des genres littéraires. Les anthologies du Cabinet des fées et des Voyages imaginaires, éditées par Charles-Joseph Mayer et Charles-Georges-Thomas Garnier, s'accompagnent de planches commandées à Clément-Pierre Marillier (1740-1808). La production éclectique du dessinateur permet de retracer une tradition d'illustration moyenne à diffusion assez large. En regard de l'ambition historiographique et diachronique des préfaces, les tableaux gravés de Marillier, autre espace de médiation, révèlent une culture visuelle, tracent l'horizon du lecteur de féeries et de romans, reflètent et magnifient l'univers du souscripteur des volumes. Il s'agissait donc de tenter une approche plurielle du rapport privilégié que l'illustration entretient avec le texte dans les livres à gravures aux XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que de leur réception et de leur consommation. L'équipe interdisciplinaire du "projet Marillier" a souhaité proposer au lecteur et spectateur un parcours d'émerveillement et un outil de travail. Elle s'est intéressée aux enjeux des fortunes que connaissait alors la Romancie, ce pays des romans que le prince Fan-Férédin se plaisait à parcourir dans le Voyage merveilleux de Guillaume-Hyacinthe Bougeant (1735). Le volume comprend une mise en contexte, un ensemble d'études thématiques et un catalogue complet des illustrations. Le corpus, inédit à ce jour dans son intégralité, comprend, outre plusieurs frontispices, un ensemble rare d'environ 200 lavis originaux et dessins non retenus.