De la conversation au conservatoire. Scénographes des genres mineurs (1680-1780)
Zygel-Basso Aurélie ; Gladu Kim
HERMANN
51,60 €
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EAN :9782705688615
La notion de scénographie, si elle fournit une occasion nouvelle de se pencher sur les genres théâtraux (opéra, théâtre de société, parodies dramatiques, etc.), permet plus largement de mettre en évidence le rapport étroit qu'entretiennent les petits genres avec une littérature de l'oralité et dans laquelle triomphe un goût pour la représentation. Outre leur statut de contre-modèle, les genres mineurs rendent compte de pratiques sociales, de lieux et de moments où ils se déploient, d'un imaginaire qui leur est propre et dont le goût pour la « mise en scène » représente l'un des moteurs de création. Comment, entre 1680 et 1780, construisent-ils, reflètent-ils, donnent-ils à lire, à voir et à entendre un espace de sociabilité ? Quelles valeurs le cercle de société porte-t-il ? Quel y est le rôle du divertissement, en quoi construit-il un discours nouveau sur les genres mineurs ? Comment faire entendre, donner à voir les petits genres littéraires qui en forment une part importante ? Comment les accompagner musicalement, et que devient le concours des arts dans le cadre intime ? Ces questions ont attiré l'attention des chercheurs qui ont participé à l'atelier De la conversation au conservatoire. Scénographies des genres mineurs (1680-1780) qui s'est tenu au Centre d'interprétation de Place-Royale (Québec) à l'automne 2010 et dont le présent ouvrage rassemble les contributions.
Nombre de pages
380
Date de parution
18/06/2014
Poids
555g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782705688615
Titre
De la conversation au conservatoire. Scénographes des genres mineurs (1680-1780)
Auteur
Zygel-Basso Aurélie ; Gladu Kim
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
555
Date de parution
20140618
Nombre de pages
380,00 €
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Zygel-Basso Aurélie ; Gladu Kim ; Hoogenboezem Dap
A la fin du XVIIIe siècle, les collections romanesques illustrées contribuent au grand inventaire patrimonial des objets de savoir et des genres littéraires. Les anthologies du Cabinet des fées et des Voyages imaginaires, éditées par Charles-Joseph Mayer et Charles-Georges-Thomas Garnier, s'accompagnent de planches commandées à Clément-Pierre Marillier (1740-1808). La production éclectique du dessinateur permet de retracer une tradition d'illustration moyenne à diffusion assez large. En regard de l'ambition historiographique et diachronique des préfaces, les tableaux gravés de Marillier, autre espace de médiation, révèlent une culture visuelle, tracent l'horizon du lecteur de féeries et de romans, reflètent et magnifient l'univers du souscripteur des volumes. Il s'agissait donc de tenter une approche plurielle du rapport privilégié que l'illustration entretient avec le texte dans les livres à gravures aux XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que de leur réception et de leur consommation. L'équipe interdisciplinaire du "projet Marillier" a souhaité proposer au lecteur et spectateur un parcours d'émerveillement et un outil de travail. Elle s'est intéressée aux enjeux des fortunes que connaissait alors la Romancie, ce pays des romans que le prince Fan-Férédin se plaisait à parcourir dans le Voyage merveilleux de Guillaume-Hyacinthe Bougeant (1735). Le volume comprend une mise en contexte, un ensemble d'études thématiques et un catalogue complet des illustrations. Le corpus, inédit à ce jour dans son intégralité, comprend, outre plusieurs frontispices, un ensemble rare d'environ 200 lavis originaux et dessins non retenus.
Avril 1945 : les pianos spoliés des familles juives françaises reviennent d'Allemagne avant les premiers survivants des camps d'extermination. Leurs propriétaires sont Blum, Jankélévitch... Pour ce récit, Caroline Piketty s'est appuyée sur des sources rares : dossiers de réclamation et de restitution des pianos, fonds du Commissariat général du Service des restitutions... Comment Léon Blum, Vladimir Jankélévitch, Mireille et tant d'autres ont récupéré (ou non) leur piano après la guerre. Préfacé par Jean-François Zygel Début avril 1945, les milliers de pianos volés aux familles juives reviennent d'Allemagne et des territoires occupés par les nazis, avant même que les premiers survivants soient rentrés des camps d'extermination. D'abord entassés au Palmarium du Jardin d'acclimatation, certains instruments parviennent à regagner leur foyer, alors que plusieurs membres de la famille n'auront jamais cette chance. Au fil d'une enquête au long cours, s'entrouvrent dans ces pages les appartements pillés dès septembre 1940, surtout à Paris. Caroline Piketty retrace le parcours des pianos, de leurs propriétaires et parfois de leurs délateurs. Ils s'appellent Léon Blum, Vladimir Jankélévitch, Mireille Berl, Gaston Calmann-Lévy, Aron Lustiger, Béatrice de Camondo, Vidal Modiano. Mais aussi, bien plus nombreux, les anonymes naufragés de la Shoah suspendus à l'espoir de récupérer leur instrument, précieux vestige des temps heureux et de l'harmonie familiale. Pour raconter cette histoire oubliée, Caroline Piketty s'est fondée sur les dossiers de réclamation et de restitution des pianos. Elle a puisé aux sources conservées aux Archives nationales, notamment les six mille cartons du fonds du Commissariat général aux questions juives et du Service des restitutions. Un travail de mémoire aussi minutieux que bouleversant. Un ouvrage soutenu par la Fondation pour la mémoire de la Shoah et de l'association " Musique et spoliations ".
Résumé : La scène du concert du film Intouchables réunit tous les poncifs sur la musique classique : compassée, ennuyeuse, réservée aux riches et aux vieux. Pourtant, la rigueur qu'elle exige des musiciens ne les empêche pas d'en jouir pleinement ; le minimum d'initiation et l?écoute attentive qu'elle demande au public procure des joies immenses. Porté par sa passion et par ses expériences de musicien et d'organisateur de festivals, Bruno Ory-Lavollée nous invite à visiter ces monuments sonores que sont les partitions classiques et à nous en faire partager la beauté. Il nous décrit leur diversité, leurs formes parfois étonnantes, les voyages intérieurs qu'elles promettent, leur richesse et leur puissance symbolique. Ce livre permet aussi de comprendre pourquoi la musique classique est un sujet majeur de la politique sociale et culturelle. Alors que s'ouvrent à Paris trois nouvelles salles de concert, l'auteur explique comment elles pourraient devenir les fers de lance d'un nouvel engouement pour cet art majeur. A condition que l?éducation musicale redevienne une impérieuse priorité.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.