Le livre, instrument de paix et de démocratie mondiale ? La politique du livre de l'Unesco, 1945-197
Giton Céline
L'HARMATTAN
53,00 €
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EAN :9782343163147
Créée à Paris à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Organisation des Nations unies pour l'Education, la Science et la Culture (Unesco) mène des actions souvent méconnues du grand public. Sa politique de promotion du livre et de la lecture en fait partie. Cette politique se déploie pourtant dès 1945 à travers le monde sur fond de reconstruction, de guerre froide puis de décolonisation, soumise à la concurrence des grandes puissances, des fondations américaines et autres organismes dans le domaine du livre à l'international. Confrontée à des enjeux économiques et géopolitiques nombreux et contradictoires, l'Unesco a vu ses programmes évoluer au gré des changements politiques et idéologiques provoqués par l'évolution des relations internationales et l'adhésion régulière de nouveaux Etats-membres. Sans doute plus que d'autres domaines, le livre, qui pose en filigrane la question de l'influence culturelle et de la langue, est un sujet sensible pour les Etats, et le lien étroit entre livre, éducation, alphabétisation et développement économique est fréquemment affirmé. Convention universelle sur le droit d'auteur, campagnes d'alphabétisation, développement de bibliothèques, professionnalisation des métiers du livre, commémoration de grands écrivains, collection de chefs-d'oeuvre de la littérature mondiale, préservation de manuscrits anciens, collecte des traditions orales en Afrique, promotion de " textes de lecture " en Asie... autant d'axes de la politique multiforme menée par l'Unesco entre 1945 et 1975, dont les acteurs et les résultats se révèlent à la fois multiples et ambigus. Cet ouvrage propose une approche vivante, complexe et nuancée autour d'une question centrale : l'Unesco est-elle parvenue, depuis sa création, à imposer le livre comme instrument de paix et de démocratie à l'échelle mondiale ...
Nombre de pages
664
Date de parution
05/07/2019
Poids
1 006g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343163147
Titre
Le livre, instrument de paix et de démocratie mondiale ? La politique du livre de l'Unesco, 1945-197
Auteur
Giton Céline
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
1006
Date de parution
20190705
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664,00 €
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Introduites en France depuis la Renaissance, les oeuvres littéraires étrangères sont devenues plus nombreuses et accessibles dans la seconde moitié du XXè siècle. Cet ouvrage dresse une synthèse transversale de la situation des littératures étrangères en France, et brosse une vision générale de leur histoire et des obstacles à franchir pour les diffuser de manière plus large et plus consciente.
En 1890, Jules Verne prétendait n'être "pas doué pour les personnages féminins". Il imagine pourtant une galerie de portraits étonnants et variés: jeunes filles romantiques et amoureuses, patriotes héroïques, aventurières entreprenantes, épouses dominatrices, mères dévouées, espionnes rusées et impitoyables, femmes-fantômes fantasmatiques. Ces héroïnes saisissent la chances des temps nouveaux qui s'ouvrent pour les femmes et parviennent à vivre à l'écart de la société rigide, hiérarchisée et hypocrite souvent décrite dans la littérature du XIXe siècle. Audacieuses et décidées, manifestant une étonnante soif d'apprendre, plusieurs dizaines de femmes courageuses, intelligentes, intuitives et désintéressées bousculent ainsi la mentalité bourgeoise patriarcale dominante. Elles partent à l'aventure aux quatre coins du globe et ont un vrai rôle, un engagement physique, amoureux, social, éthique ou politique. Constituant un stimulant pour l'homme, elles opposent à la raison et au devoir la force des sentiments et des émotions. Leur présence substantielle apporte beaucoup aux "Voyages extraordinaires" : sans elles, sans leurs personnalités riches et nuancées, le cycle romanesque de Jules Verne aurait manqué de cette dimension émotionnelle qui humanise l'aspect mécanique et l'esprit de conquête géographique et scientifique des voyages au masculin. Au fil de leurs aventures et des gravures (des éditions Hetzel) qui les accompagnent, ces voyageuses extraordinaires, nombreuses et modernes, nous emmènent à la rencontre d'un Jules Verne largement méconnu, en résonnance avec nos préoccupations contemporaines concernant l'égalité entre hommes et femmes.Notes Biographiques : Ecrivain et historienne, passionnée de littérature et de voyage, Céline Giton est diplômée en lettres, histoire et relations culturelles internationales. Elle est l'auteure de plusieurs ouvrages : "Littératures d'ailleurs" (essai littéraire, 2009) ; "Jules Verne. Le Bestiaire extraordinaire" (anthologie, 2010) ; "Le livre, instrument de paix et de démocratie mondiale? La politique du livre de l'Unesco, 1945-1975" (essai historique, 2019) ; "A la découverte du monde" (album jeunesse illustré, 2020). Spécialiste de Jules Verne, Céline Giton a été durant cinq ans administratrice/assistante littéraire à la Maison de Jules Verne à Amiens. Elle y a contribué à la programmation culturelle, supervisé le fonds documentaire, développé la librairie-boutique et assuré le suivi des projets à l'international. Coordinatrice du secrétariat de rédaction de la "Revue Jules Verne", elle a aussi organisé de nombreuses manifestations (colloques, expositions, spectacles contés...). En 2018-2019, elle a assuré le commissariat de deux expositions : "Héroïnes de la modernité. Voyages extraordinaires de femmes pas si ordinaires" (Musée Jules Verne de Nantes) et "Jules Verne, des abysses aux étoiles" (Museum de Toulon et Maison de la nature des quatre frères). Membre du réseau Les Lettres Européennes, elle a travaillé au Festival America à Vincennes, à la Résidence d'écrivains européens Villa Mont-Noir, au Festival du premier roman de Chambéry-Savoie, à la Chartreuse de Neuville et à la Cité du Mot à La Charité-sur-Loire. Depuis 2014, elle participe au développement d'une résidence d'écrivains dans le Tarn-et-Garonne, La Ferme des Lettres.
Guillaume est un garçon rêveur et curieux qui adore les fleurs. Une nuit, il reçoit en rêve la visite d'un vieux bonhomme qui lui parle de la mystérieuse fleur de patience. Fasciné, le jeune garçon se lance alors dans une quête qui le mène aux quatre coins du monde. Devenu un jeune botaniste enthousiaste, il s'intéresse aux fleurs les plus rares et les plus étonnantes de notre planète et sillonne les milieux naturels différents, de la toundra russe aux déserts d'Atacama et du Sahara. Sa quête le mène finalement en Indonésie, sur l'île de Sumatra, où sa rencontre avec Kusumo va changer le cours de sa vie. Récit initiatique et onirique, cet album entraîne le lecteur à la découverte de la diversité florale de notre planète. Il invite autant à s'émerveiller des beautés et des étrangetés de la nature qu'à prendre conscience de la fragilité de cette dernière.
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...