JL Giribone La Nef immobile Il s'agit d'un ensemble de récits de longueur moyenne (30 à 40 p) qui se passent dans un monde décalé, mais très proche du monde réel (à la manière de Kafka, Borges ou Boulgakov). On peut les appeler " fantastiques ", mais le fantastique ici ne repose pas sur des trouvailles ingénieuses ou des inventions gratuites : il surgit de la vie même, qui nous apparaît tout à coup autrement, vue sous un autre jour, à la fois familière et prodigieusement insolite. Un homme, tenu de faire déclaration publique sur son poids et son influence sociale, constate avec tristesse qu'ils ont beaucoup diminué, mais promet qu'il va se reprendre ; un architecte construit un Palais à la gloire du Récit sur le modèle du Palais de la Découverte ; un jeune homme tombe amoureux d'une ville, à partir d'images et de photographies, y va, et découvre tout autre chose... Dans le dernier texte, qui donne son titre au livre, quatre personnes qui se sont rencontrés dans une soirée veulent rester ensemble à tout jamais, et le récit narre ce qu'il advient de ce projet au bout de deux ou trois heures. Ce qui frappe, c'est l'originalité absolue de ce livre. Elle est portée par une écriture elle-même originale, mêlant avec naturel humour, poésie finesse psychologique et profondeur philosophique. La profondeur est là, mais elle n'est jamais pesante. Nous entrons dans un monde différent, mais nous y reconnaissons le nôtre. D'où un vrai plaisir de lecture. On pense à Boulgakov, Gogol, et au cinéma (car le livre est très visuel) David Lynch ou Fellini. L'auteur a déjà publié trois livres, dont un, déjà, de récits, intitulé Méditations carnavalesques, qui avait été remarqué, et nominé au Prix
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Nombre de pages
250
Date de parution
15/03/2019
Poids
290g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9791093098517
Titre
La Nef immobile. Sept contes sans fées
Auteur
Giribone Jean-Luc
Editeur
BIBLIOTHEQUE
Largeur
140
Poids
290
Date de parution
20190315
Nombre de pages
250,00 €
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Les voies spirituelles apparaissent au premier abord très différentes les unes des autres : on ne voit guère ce qui rassemble la méditation assise, l?art des compositions florales et la pratique des arts martiaux. Et encore moins ce qui les rapproche de la « nuit obscure » de Jean de la Croix, ou de l?« expérience intérieure » de Georges Bataille. Mais la pluralité même de ces pratiques fait surgir la question de ce qui les réunit ? qu?ont-elles en commun ? Comment changent-elles notre vision du monde, des choses, des théories et, plus profondément, notre rapport à la vie ? Et finalement, qu?est-ce qu?une « voie » ? Que veut dire ce mot, quand on tente d?en explorer la profondeur ?Telles sont les questions auxquelles veut répondre ce livre qui, en suivant l?itinéraire d?un « chercheur spirituel », et en faisant jouer divers éclairages venus de la psychanalyse, de la psychothérapie et des sciences humaines, explore les fondamentaux de ces pratiques de soi.Jean-Luc Giribone, ancien élève de l?ENS (Ulm), agrégé de lettres, s?intéresse à la pratique spirituelle depuis plus de trente ans. Il est l?auteur d?essais et de récits : Méditations carnavalesques, Le Rire étrange, Qu?est-ce qu?un homme de vérité ? et La Nef immobile.
Un film de Jacques Tati nous montre le jardin parfait d'un appartement modèle, où les jets d'eau se détraquent: nous rions. Mais s'ils se détraquaient encore davantage, désobéissant à toute injonction humaine et sortant de notre réalité, nous ne ririons plus. Freud nous raconte comment un jour, perdu à Rome, tentant d'échapper au quartier des prostituées, et s'y retrouvant régulièrement sans le vouloir, il a éprouvé une sensation bizarre; le monde avait perdu sa familiarité, était devenu étrangement inquiétant. La même scène pourtant aurait pu être comique. C'est dire si ces deux registres apparemment opposés sont parents, sont même, comme le dit Mallarmé, en secrète correspondance. Jean-Luc Giribone explore cette correspondance par une lecture parallèle du Rire de Bergson et de l'Inquiétante étrangeté de Freud. Il essaie d'en dégager la profondeur, et en propose une interprétation. A côté de notre réalité se trouve une région qui parfois nous fait rire et parfois nous fait peur.
Quatrième de couverture Méditations carnavalesques est constitué d’une quarantaine de textes courts. Ce n’est ni un recueil de récits, ni la somme des «choses vues» ou vécues d’un journal intime, ni un essai fragmenté sur les «mythologies» du temps présent, ni le cabinet de curiosités d’un contemplatif solitaire, ni le carnet d’expérimentation psychédélique d’un amateur de LSD. Mais c’est un peu tout cela à la fois : une invitation au voyage dans un univers, urbain ou champêtre, toujours légèrement décalé, mouvant, peuplé de mots-clefs, de signes familiers, de postures sociales, de visages spectraux, comme autant de personnages allégoriques échappés des fantasmagories de Lewis Carroll. Le défi premier de ce livre se résume à cela : conjuguer plusieurs écritures a priori inconciliables, celle de l’analyse introspective, de l’approche théorique (sociologique, urbanistique ou linguistique), de la fable désenchantée, de l’inventaire à la Perec et de la satire swiftienne. Ces proses à la fois cliniques, poétiques et ironiques parviennent à dépasser les clivages convenus entre raison et déraison, esprit de sérieux et mots d’esprit, joute conceptuelle et plaisir de la langue. L’auteur n’hésite pas à mettre en scène ou en doute le «je» qui lui sert de narrateur intermittent - qui rappelle, de loin en loin, un certain Monsieur Plume d'Henri Michaux. Bien plus qu’un exercice de style(s) insolite, ce livre s’aventure avec fragilité, humour et délicatesse sur un terrain peu fréquenté parce que miné, ce champ magnétique où littérature et sciences humaines convergent pour mieux court-circuiter nos verbiages, stéréotypes et lieux communs d’aujourd’hui.
L'incendie de Notre Dame de Paris a eu lieu le 15 et 16 avril. Les pompiers ont mis une quinzaine d'heures à l'éteindre. Nef, toiture, charpente, transept, flèche sont touchés, édifice qui est bien plus qu'un édifice au bord de s'écrouler. Sarah Albrand rejoint Notre Dame quelques mois après au sein d'une équipe de maçons, sculpteurs, restaurateurs aux liens fraternels. Elle est une de ces voix là, de ceux venus après l'incendie pour réparer Notre Dame. On va les entendre dans ce long poème. Elle traverse alors une période extrêmement difficile de sa vie. Et une sorte d'étrange parallélisme, de superposition parfois, se créent entre l'église incendiée et la femme blessée. Un effet d'écho, de miroir - qui répare qui ? -, va se créer jusqu'à la restauration et la cicatrisation.
Mandeville Bernard ; Bartoli Daniel ; Dagognet Fra
Traduite ici pour la première fois en vers, accompagnée d'un texte en prose, la "Fable des abeilles" réserve bien des surprises. "Mandeville a renouvelé les fondements de l'activité économique. Le bien-être découle du gaspillage, de la rivalité. Cessons de croire à un quelconque altruisme!", écrit François Dagognet dans sa préface. Visioncynique, lucide ou pathétique de l'homme, la question reste ouverte et plus actuelle que jamais.
Résumé : Après La Corps des Libraires I, voici le Corps des Libraires II, ils prennent la mer, voyagent, vont de Poitiers à Amsterdam et croisent les morutiers au large de la Norvège. L'ensemble est illustré par l'auteur.