Etre sans abri lors de l'entrée dans la vie adulte est une expérience en voie de développement dans les sociétés dites "postmodernes". L"autonomie résidentielle est mise en cause par lechômage endémique et le morcellement d'une prime activité professionnelle incertaine et faiblement rémunérée. Les solidarités familiales constituent l'ultime recours. Lorsque celles-ci sont compromises, la perspective de la rue devient obsédante. La hausse des loyers, une pénurie de logements d'un niveau jamais atteint depuis l'après-guerre, conduisent des jeunes, français depuis plusieurs générations, à mendier un abri à des foyers d'hébergement d'urgence: leur situation résidentielle s'apparente à celle des immigrés de fraîche date. Si être sans domicile compromet l'ancrage social de l'individu et met en cause son équilibre psychique, les diverses formes de réactions aux conditions de dépossession d'espace habitable constituent des modes spécifiques de réalisation de soi. Ce livre a pour objectif l'investigation de cette ultime et hypothétique ressource. Il s'attache à dégager les éléments fondamentaux de sa genèse, c'est-à-dire le travail à partir duquel elle s'accumule. Fondée sur l'analyse de récits biographiques, cette approche permet de dégager le développement initial du mal-être résultant d'une prime incertitude à l'espace et de saisir sur le vif les efforts de la personne en train de se construire dans l'adversité. L'analyse a pour objectif de repérer, dans la trame des narrations de jeunes adultes, différentes formes du produit de l'expérimentation de l'inégalité, de la sujétion et de la misère."
Nombre de pages
354
Date de parution
02/03/2004
Poids
370g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747562386
Titre
Le jeune SDF. Socioanalyse de la précarité
ISBN
2747562387
Auteur
Giraud Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
370
Date de parution
20040302
Nombre de pages
354,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Construits à la périphérie des métropoles dans l'enthousiasme des " trente glorieuses ", les grands ensembles ont mal vécu leur vieillissement au cours des années de récession et de crise. Exsangues, certains ont longuement agonisé, pour finir sous les coups de la dynamite. Ils représentent pourtant un riche patrimoine, par l'importance de leur valeur foncière, mais aussi par le rôle qu'ils ont joué et jouent toujours dans la réalisation des parcours résidentiels des nouveaux citadins. Confrontés à une " maladie " endémique, ils ont été l'objet de nombreuses réflexions et actions destinées à y remédier. Leur " renaissance ", souvent affirmée, se heurte pourtant à de nombreux obstacles. Dans cet ouvrage, l'auteur donne la parole aux habitants de deux grands ensembles de la périphérie lyonnaise, la ZUP des Minguettes et Bron-Parilly. Il s'attache à dégager les manières de percevoir et de vivre l'espace physique et social, d'une population composite, par ses origines, par son histoire. Conjuguant l'analyse de données quantitatives et l'analyse du discours, son approche permet d'évaluer et de comprendre la pluralité des raisons et des modes d'habiter un milieu résidentiel souvent stigmatisé, selon les formes de l'habitat et les caractéristiques de son environnement, selon les conditions des implantations et les particularités des itinéraires, en suivant fidèlement le propos, abondamment cité, des habitants.
Le début de la côte est rude. La foulée du coureur se raccourcit. Son coeur accélère. Son souffle devient rauque. A deux cents mètres du sommet, Christophe s'arrête à l'entrée d'un ancien petit chemin maintenant totalement envahi par les ronces. Lorsque la lame pénètre dans le gras de son bras gauche, Christophe a le souffle coupé. Une vague de souffrance l'inonde. Il pose un genou à terre, le bras droit soutenant le membre blessé. La douleur le submerge. Une sueur glacée perle sur son front, dégouline dans son cou. Il se sent défaillir".
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...