Emile Masson naît à Brest en 1869. La mort soudaine de son père, mécanicien de marine, laisse à sa mère la charge d'élever quatre enfants dans une modeste échoppe de Recouvrance. Jeune étudiant pauvre, en révolte contre l'ordre social, Emile Masson vit entre la Bretagne, Paris et l'Angleterre, l'effervescence de l'Affaire Dreyfus et le mouvement des Universités populaires. Il se forge une pensée originale, résolument révolutionnaire et libertaire, nourrie d'une vaste culture philosophique, littéraire et humaine, marquée par l'influence des grands humanistes de l'anarchie: Pierre Kropotkine, Elisée Reclus, Louise Michel, mais aussi de Tolstoï, Ruskin, Carlyle, Thoreau, Whitman, Nietzsche et des penseurs d'Extrême-Orient. Il lie des amitiés fortes avec nombre d'individualités marquantes de la contestation sociale des années 1900: Charles Péguy, Gustave Hervé, Jean Grave, les premiers instituteurs syndiqués de l'Ecole émancipée, Louis et Gabrielle Bouët, et les grandes figures du syndicalisme révolutionnaire: Pierre Monatte, Alfred Rosmer, ainsi qu'avec des poètes, écrivains et artistes comme André Spire, et Jean-Julien Lemordant. Nommé professeur d'anglais au lycée de Pontivy, il retrouve la Bretagne en 1904, où il vit désormais "" u milieu des pommes et des paysans bretons "avec son épouse anglaise, Elsie. Tous deux forment un couple non conformiste d'intellectuels engagés dans tous les combats de leur époque, et notamment, lors de la Grande Guerre, celui des pacifistes, aux côtés de leurs amis Romain Rolland, Michel et Jeanne Alexandre, Jean-Richard Bloch, Marcel Martinet. Eprouvé par tant de luttes, Emile Masson meurt prématurément en 1923. Le nom d'Émile Masson est resté attaché à sa lutte pour la langue et l'identité bretonne, illustrée par sa revue BRUG:" La langue d'un peuple, c'est la peau de son âme! "Mais bien d'autres facettes restent à redécouvrir chez cet homme hors du commun, écrivain, romancier, pamphlétaire, épistolier, étonnamment moderne dans sa sensibilité à des thèmes comme la place des femmes ou le rapport à la nature et à l'environnement, et pour qui la construction d'un monde meilleur passe avant tout par l'éducation, la prise en compte des identités culturelles et la non violence. Son ?uvre, en partie inédite, est actuellement presque introuvable: Yves Madec, professeur de collège; Les Rebelles; Antée, les Bretons et le socialisme; Le Livre des Hommes et leurs Paroles inouïes; L'Utopie des Îles Bienheureuses dans le Pacifique en 1980... Le colloque international qui lui a été consacré les 26, 21 et 28 septembre 2003 à Pontivy a marqué une étape dans l'histoire de cette redécouverte. Les diverses approches qui nous sont proposées ici permettront sans nul doute aux lecteurs, loin de l'esprit de catastrophe qui baigne notre quotidien, d'affronter les marasmes contemporains en partageant avec Emile Masson toute l'allégresse de sa vision libertaire de la société et de l'homme."
Nombre de pages
349
Date de parution
13/05/2005
Poids
479g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782753500587
Titre
Emile Masson. Prophète et rebelle
Auteur
Giraud Didier ; Giraud Marielle ; Hervé Edmond
Editeur
PU RENNES
Largeur
139
Poids
479
Date de parution
20050513
Nombre de pages
349,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Sculpteur, Gaston Schweitzer (1879-1962) a partagé sa vie d'artiste, entre son atelier parisien et Pontivy. Elève de Falguière, comme Bourdelle, Schweitzer affectionne les gens et les scènes de tous les jours. Il a d'ailleurs laissé à la ville de Pontivy plusieurs centaines de figurines représentant le petit monde des Halles de Paris (tripiers, bouchers, poissonniers, porteurs, balayeurs, policiers, clochards, prostituées...) entre 1940 et 1960. Mais il est également l'auteur de plusieurs monuments aux morts de la région de Pontivy ainsi que de plusieurs monuments commémoratifs. Il est inhumé au Père Lachaise.
Monsieur Phi vous explique tout ! Le Bac de philo : comment ça se passe ? La dissertation et l’explication de texte : la méthode expliquée pour chaque épreuve ainsi que deux sujets corrigés et intégralement rédigés. Des conseils pour construire un plan, trouver des exemples pertinents, rédiger selon les attentes des correcteurs… YouTube et les révisions de philo : plus de 70 vidéos pour travailler les notions. Les clés pour réussir les épreuves et s’entraîner tout au long de l’année.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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