Les enquêtes d'opinion et la recherche en sciences sociales. Hommage à Jean Stoetzel
Girard Alain ; Malinvaud Edmond
L'HARMATTAN
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EAN :9782738403247
On oublie parfois que les enquêtes d'opinion, introduites en France par Jean Stoetzel, on été et restent principalement un instrument de recherche pour les sciences humaines et sociales. Parce qu'elles utilisent le plus souvent la technique statistique du sondage, c'est sous ce terme que les enquêtes d'opinion ont connu le destin médiatique que l'on sait: mais la prolifération des enquêtes, la diversité des usages sociaux auxquels elles sont affectées, n'ont sans doute pas contribué à renforcer leur crédit scientifique. L'enquête d'opinion en tant qu'outil d'observation et de mesure, conserve cependant une place essentielle dans de nombreuses disciplines des sciences de l'homme: tout étudiant en sciences sociales est initié, dès les premiers cours de méthodologie, à l'utilisation de cet instrument, et la plupart des chercheurs en sciences sociales ont utilisé ou utiliseront dans leurs recherches des données provenant d'enquêtes d'opinion. Quels sont donc les possibilités et les limites de ce mode d'investigation scientifique? Quels sont les problèmes spécifiques posés par son application à certains champs de recherche? C'est à une véritable évaluation critique d'un outil de recherche que procèdent ici quelques personnalités scientifiques faisant autorité dans leur discipline respective.
Nombre de pages
160
Date de parution
03/05/2000
Poids
228g
Plus d'informations
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EAN
9782738403247
Titre
Les enquêtes d'opinion et la recherche en sciences sociales. Hommage à Jean Stoetzel
ISBN
2738403247
Auteur
Girard Alain ; Malinvaud Edmond
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
228
Date de parution
20000503
Nombre de pages
160,00 €
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« Qui cache son fou, meurt sans voix » professait Henri Michaux. Après quarante ans d'écoute, de patience et d'effort pour comprendre et panser l'enfer intime des patients, Alain Girard revient sur sa longue pratique en soins psychiatriques : galerie de portraits inédits, inventaire de cas rencontrés, anecdotes thérapeutiques, confidences entre amis et ficelles du métier... Sans se départir d'un humour qu'il revêt en toutes circonstances, fidèle apparat du « psychopitre » qu'il est devenu, l'auteur dresse un panel vaste et coloré de chroniques en tout genre, souvent drôles, tantôt déchirantes ou révoltées, mais toujours irrésistiblement humaines.
Girard Alain ; Rault Wilfried ; Regnier-Loilier Ar
Issu d'une enquête réalisée en 1959 par l'Institut national d'études démographiques, Le Choix du conjoint d'Alain Girard (1914-1996) est aujourd'hui un des grands classiques de la sociologie française. L'ouvrage est célèbre parce qu'il a émoussé les flèches de Cupidon : en popularisant le concept d'homogamie, il a montré que la rencontre amoureuse obéissait à de nombreux déterminismes et que les individus avaient tendance à épouser leur semblable. Le Choix du conjoint est aussi l'occasion de revisiter une époque bien différente de la nôtre, caractérisée par un exode rural important, des rôles sociaux très clivés entre les hommes et les femmes dans les sphères du travail et de la vie privée. La spécificité de la période étudiée par Girard (des unions formées entre 1914 et 1959) correspond à un " âge d'or " de l'institution matrimoniale entre les deux guerres mondiales et qui se poursuivra jusqu'aux années 1960. L'ouvrage offre ainsi une image du couple à la veille de cinquante années de transformations importantes telles que l'affaiblissement du mariage, l'essor de l'union libre et des séparations, et plus récemment l'apparition du pacs et l'émergence de nouveaux modes de rencontre. Sa lecture est aujourd'hui incontournable pour mieux comprendre les mutations qu'ont connues la famille et la vie privée. Il est présenté par Wilfried Rault et Arnaud Régnier-Loilier, chercheurs à l'INED, qui, à la suite d'Alain Girard, préparent une nouvelle enquête nationale sur la formation des couples et les séparations.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...