La Malaisie est méconnue dans les pays de langue française où son histoire se confond avec celle de l'Inde victorienne, dans un imaginaire exotique de cocotiers et de tigres, de rajahs et de coolies. Cependant qui ne manipule quotidiennement un téléviseur, un magnétoscope ou un ordinateur dont un des composants porte à coup sûr l'estampille " made in Malaysia " ... Grand producteur d'électronique, la Malaisie abrite également la forêt primaire la plus ancienne de la planète, où des hommes vivent encore à l'âge du feu, de la cueillette, de la pêche et de la chasse. Sur son territoire, séparé en deux par la mer de Chine, coexistent les différentes étapes de l'évolution de l'humanité depuis les populations dites " primitives " jusqu'à celles qui maîtrisent déjà les outils du troisième millénaire. A cet éventail de modes de production et de vie, se superpose un arc-en-ciel de peuples, de cultures et de religions, déposés ici comme des sédiments successifs. L'image d'une Malaisie nonchalante à l'ombre de cocotiers, sur les rivages coralliens de mers chaudes ne correspond plus à la réalité d'aujourd'hui. La Malaisie est un pays qui bouge très vite. Cette course vers le futur, cet acharnement à vouloir dépasser les pays industriels développés unissent en un élan productiviste et volontariste les composantes disparates d'une nation née d'un assemblage hétéroclite effectué par l'ancien colonisateur britannique. Ce jeune pays est une Fédération de 13 Etats dont chacun a son histoire spécifique et ses traditions propres. Onze de ces Etats occupent la Malaisie péninsulaire tandis que les Etats de Sabah et de Sarawak, immenses, couvrent respectivement le nord et le nord-ouest de l'île de Bornéo. Produit du volontarisme de plusieurs générations qui ont défriché la jungle, créé des cités autour des mines d'étain, développé des plantations sur des millions d'hectares - Kuala Lumpur n'existait pas il y a moins d'un siècle et demi - Terre de communautés différentes, pourrait-elle ne pas être complexe et passionnante ...
Nombre de pages
174
Date de parution
25/02/1997
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782865377152
Auteur
Gilquin Michel
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
19970225
Nombre de pages
174,00 €
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En Asie méridionale et orientale, où vit plus de la moitié des musulmans de la planète, nombre de pays abritent une minorité se reconnaissant, sous des modalités d'appréhension diverses, dans l'Islam. Comment ces minorités vivent-elles leur différence dans un environnement cultuel / culturel qu'elles ressentent parfois comme une menace pour la préservation de leur identité? Quels sont les défis auxquels elles sont confrontées à l'heure où les processus de normalisation, tant dans leur rapport à la foi que dans leur existence profane quotidienne, semblent s'accélérer? Comment les bats tolèrent-ils ces segments de citoyens pas tout à fait comme les autres, qui revendiquent souvent de bénéficier d'une législation particulière ou, parfois, d'une autonomie politique? Quelle place dans la nation où ces minorités évoluent peut leur être accordée, lorsque l'adhésion à l'Islam est aussi un marqueur de différence ethnique ou / et linguistique? Lorsque leur territoire traditionnel d'enracinement subit l'implantation de "compatriotes" d'autres confessions bénéficiant de la sollicitude du pouvoir central (Xinjiang, Arakan, sud de la Thaïlande, Philippines méridionales)? Quelles perspectives d'intégration, lorsque les différentiels en terme d'éducation, de niveau de vie moyen, sont fréquemment en leur défaveur? Ces minorités sont-elles condamnées à se replier sur elles-mêmes et être tentées, contrairement à leur histoire marquée par le soufisme, par une radicalisation religieuse et politique...
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A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.