En Afrique subsaharienne, le Niger est l'un des pays où la question de la pauvreté se pose avec le plus d'acuité. Pendant les vingt dernières années, la situation est devenue très difficile pour les segments les plus fragiles des sociétés rurales et urbaines. On a assisté au déploiement d'un ensemble d'activités de survie, comme la croissance de l'économie informelle et, plus récemment, des migrations vers les villes. Beaucoup d'études sur la pauvreté en Afrique ont été faites par les grandes institutions internationales, comme les Nations unies et la Banque mondiale. Si les indicateurs soulignent la dimension catastrophique du phénomène, la question de la pauvreté reste partiellement abordée au-delà des chiffres. L'approche adoptée dans cet ouvrage est au contraire une vision par le " bas ", au service d'un modèle de lutte contre la pauvreté définie à partir de la logique d'acteurs impliqués dans le vécu. Cette recherche est partie d'un contact direct avec la mendicité urbaine. A chaque coin de rue, en grappes autour des feux rouges, les mendiants sollicitent les passants. La mendicité est une pratique très présente dans la capitale Niamey. Il est humainement difficile de supporter cette réalité au quotidien sans se sentir profondément interpellé. Peu de recherches font état de la mendicité, car les différentes études sur la pauvreté menées à partir des années 1990 n'y accordaient que peu d'intérêt. Ce livre a l'ambition de combler une lacune dans le domaine.
Nombre de pages
280
Date de parution
01/07/2005
Poids
480g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845866294
Auteur
Gilliard Patrick ; Racine Jean-Bernard
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20050701
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
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Arrivé en Russie en pleine révolution de 1905 et reparti en pleine guerre civile, le Suisse Pierre Gilliard partagea durant plusieurs années le quotidien de Nicolas II, de son épouse Alexandra, de leurs quatre filles et de leur fils hémophile, dont il devint officiellement le précepteur en 1913. Tout en déplorant les erreurs de l'autocratie et l'influence de Raspoutine, il redoutait que la chute du tsarisme ne précipite le pays dans une sanglante anarchie. La tourmente de l'histoire renforça ses liens avec les Romanov : après avoir partagé volontairement leur captivité, il fut séparé d'eux moins d'un mois avant leur exécution. Témoignage historique de première importance, ce compte à rebours tragique se lit comme un roman.
Annoncez, dans les journaux, une conférence sur le Suicide, par "Balthasar" ; et ajoutez, en caractères gras : "Le conférencier se suicidera à la fin de sa conférence". Puis, en caractères plus petits : "Places à 20 fr., 10 fr., 5 fr. et 2 fr." (Le prix des consommations sera triplé.) Je suis sûr que nous aurons du monde. Henri Roorda
En 1905 un jeune Vaudois de vingt ans, Pierre Gilliard, devint précepteur des enfants de la famille impériale de Russie, et il le resta jusqu'à leur assassinat par les bolcheviques en 1918. Rentré en Suisse, il publia dans les années 1920 un livre de souvenirs qui fut un best-seller mondial. Photographe amateur, il avait fait des Romanov des dizaines de portraits informels très différents des documents officiels de l'époque. Ces instantanés montrent les enfants Romanov dans leur vie quotidienne, leurs études, leurs jeux, les réunions de famille, et même dans les premiers moments de captivité pendant la révolution bolchevique
Dans cet ouvrage percutant et très accessible, l'historien indien Vijay Prashad dresse le bilan des assassinats, coup d'Etats et massacres commandités et soutenus par les Etats-Unis à travers le monde aux XXe et XXIe siècles. Véritable guide des méthodes d'infiltration, de déstabilisation et de renversement de régimes, ce livre révèle de façon factuelle la face la plus sombre de l'impérialisme américain, où comment la nation qui se prétend la championne des droits de l'homme et de la liberté a méthodiquement brisé les espoirs de millions d'êtres humains désirant prendre leur destin en main et sortir du sous-développement.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.