Le plus insolite et le plus atypique d'entre tous, certainement. Comme s'il était impossible et surtout peu permis de le classer ici ou là, sous quelque étiquette. Peintre, dessinateur, graveur, poète, William Blake (1757-1827) demeure un vrai mystère. Il est l'homme, ou mieux encore : l'être d'une oeuvre essentiellement nourrie de visions bibliques et de prophéties, relevant d'un mysticisme déroutant et d'illuminations grandioses. N'a-t-il pas confié à son ami Flaxman : Dans ma cervelle, il y a des études et des chambres pleines de livres et d'images de l'ancien, que j'ai décrits et peints dans les âges éternels avant ma vie mortelle ; ces oeuvres font les délices des archanges. En effet, indiscutablement, un être d'exception et le titre de l'essai de Louis Gillet tombe à point nommé. En effet quel cas que ce cas William Blake ! Avec tact et rigueur, en prenant subtilement appui sur nombre de témoignages, Louis Gillet nous laisse deviner au fil de son essai, un profil de l'artiste, du poète, de l'être William Blake, qui ne peut que décupler notre curiosité et susciter notre émerveillement pour l'oeuvre et la vie du plus singulier des artistes que ce monde ait compté.
Nombre de pages
40
Date de parution
03/07/2020
Poids
80g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791094565636
Titre
Le cas de William Blake
Auteur
Gillet Louis
Editeur
WAKNINE
Largeur
155
Poids
80
Date de parution
20200703
Nombre de pages
40,00 €
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Un texte oublié, paru dans la presse en 1943. Le récit émouvant et détaillé d'une visite à Matisse encore sous le coup de la grave opération subie à Lyon quelques mois auparavant. L'artiste, contraint médicalement à l'immobilité, invente de nouvelles méthodes de travail.
Ce livre réunit une soixantaine de textes de critique et d'histoire de l'art, qui ne manquent jamais de s'attacher à la personne même des artistes, témoignant d'une érudition sans défaut mais encore d'une rare sensibilité nourrie d'un enthousiasme communicatif. Echappant à toute spécialisation, la curiosité de Louis Gillet va de la redécouverte des Primitifs jusqu'aux impressionnistes, en passant par les peintres du XIXe siècle français, sans oublier la peinture italienne, l'art flamand et hollandais, espagnol, sinon anglais des XVIIIe et XIXe siècles. Cet éclectisme - ou plutôt cette bienheureuse dispersion - révèle une recherche multiple d'une même communion visuelle et spirituelle avec les oeuvres. Louis Gillet ne pensait pas que l'objet de la critique soit de nous désenchanter de ce qui a charmé les siècles, mais plutôt de trouver des raisons nouvelles d'admirer ce qui en constitue les chefs-d'oeuvre. La vibration toute personnelle de ses textes vient de là.
Je me rappelle toujours votre délicieux accueil et cette journée divine que j'ai passée au mois de juin dans votre paradis de Giverny... ce n'est pas la première fois que vous m'êtes apparu comme un grand magicien... "
C'est au XIIIe siècle que saint François d'Assise et saint Dominique créent respectivement leur ordre, fondé sur la pauvreté et la simplicité. Mais rapidement, le rayonnement des franciscains et dominicains devient tel que leurs couvents reçoivent d'importantes donations des princes et des riches bourgeois. L'enrichissement des Mendiants leur permet de devenir bientôt les commanditaires d'oeuvres d'art majeures, tant en peinture qu'en architecture : Giotto, Sassetta, Fra Angelico sont quelques-uns de ces artistes qui travaillèrent à la gloire de Dieu sous leurs directives, illustrant la vie de Jésus ou celle des saints, tandis que s'élevait la basilique d'Assise et l'église de Santa Croce à Florence. L'historien de l'art Louis Gillet (1876-1943) expose ainsi dans cet ouvrage l'influence déterminante qu'ont exercée les Mendiants dans l'iconographie religieuse depuis leur fondation, en Italie comme dans le reste de l'Europe : passions, douleurs, miséricorde, danses macabres, le vocabulaire s'enrichira au cours des siècles, pour finir en apothéose avec Rembrandt, Rubens ou Murillo. Précis et pédagogue, l'auteur s'exprime toutefois avec une rare empathie qui fait la singularité de cet ouvrage.
La reine fantasque, conte ; poésies diverses ; Sur les herbiers, lettre à Madame Delessert ; Sur les mousses, lettre à Monsieur de Malesherbes ; préface au Dictionnaire de musique ; Sur la musique militaire. De Jean-Jacques Rousseau, nous conservons comme une sorte de portrait figé et forgé par l'institution scolaire. Pourtant, ce portrait comprend de nombreux autres Rousseau, dont le présent ouvrage propose de découvrir quelques facettes, en révélant le fameux homme de lettres sous ses diverses plumes. un cd : Les pantouflettes (paroles et musique Jean-Jacques Rousseau)
« L'amour de l'Italie aura été une des plus fortes passions de ma vie d'artiste et de ma vie intérieure. » L'aveu est de taille. Lorsqu'il débarque en Sicile en 1921, le peintre Maurice Denis (1870-1943), pose le pied sur la terre italienne pour la huitième fois. Arrivé d'Afrique du Nord avec l'une de ses filles, il vient s'y consoler d'un grand deuil. Maurice Denis a profondément aimé ce pays. Carnets de voyage en Italie peut être regardé comme un récit pittoresque ? c'est bien le mot ? de ses passages dans diverses villes, mais aussi une leçon d'histoire de l'art à travers l'étude de grands maîtres de la peinture. Assurément, ces Carnets sont ceux d'un peintre qui sait, qui aime écrire, et la chose est rare.
Au sein de l'exceptionnelle bibliographie de Henri Focillon brille d'un éclat particulier un petit texte : Eloge de la main, qui figure toujours en appendice à la Vie des formes. Pourtant ce texte court, d'une profondeur et d'une intensité rares, peut être lu pour lui-même, en ce qu'il propose au lecteur une réflexion sensible autour de la main de l'homme, entendue comme outil pratique, artistique, voire spirituel, à même d'être élevé au statut d'une invention sans pareille, comparable à celles du feu et de la roue dans l'histoire de l'humanité.
Héritier du théâtre grec, le théâtre romain n'a fait usage du masque pour ses représentations qu'à partir du premier siècle avant notre ère. Qu'il s'agisse de tragédies (Accius ou Pacuvius) ou de comédies (Plaute ou Térence) l'usage du masque a d'abord été d'ordre technique, cet accessoire faisant alors office de porte-voix afin que tous les spectateurs puissent entendre la pièce. Un curieux personnage (Francesco de Ficoroni) (1664-1747) (homme de grande érudition, collectionneur, antiquaire et archéologue) a rassemblé dans un petit ouvrage des dizaines de ces masques appartenant à la tradition théâtrale romaine, grâce auxquels nous pouvons découvrir combien ces masques ont pu devenir, en eux-mêmes et par eux-mêmes, des objets d'art à part entière : un univers fascinant et somptueux, dont chacun désormais pourra faire l'expérience en parcourant ces pages.