Dans un Tokyo chrome et acier reconstruit sur les ruines du séisme, le groupe rock Lo/Rez triomphe, quand tout à coup le scandale éclate : Rez annone ses fiançailles avec Rei Toei, l'idoru la plus populaire des petits écrans nippons. Idole, intelligence artificielle, image de synthèse, quelle est cette femme qui a séduit la pop-star ... Fans comme ennemis, visiblement résolus au pire pour éliminer le chanteur, s'interrogent. Et via net, ondes ou transes subliminales, tous s'élancent, par delà réel et artificiel, à la poursuite des amants virtuels. Dans une débauche psychédélique de couleurs tropicales, leur cavalcade métissée aboutira, à la croisée du polar et du cyberpunk, derrière les apparences, au c'ur du Gibson-land. " Avec Idoru, l'inventeur du terme " cyberspace " se penche en moraliste sur la réalité virtuelle. " Jacques Baudou, Le Monde
Nombre de pages
346
Date de parution
01/11/1998
Poids
355g
Largeur
136mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782080674494
Titre
IDORU
Auteur
Gibson William
Editeur
FLAMMARION
Largeur
136
Poids
355
Date de parution
19981101
Nombre de pages
346,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
C'est un monde crépitant et précipité, ivre et bariolé. Saturé de drogues synthétiques, d'informations truquées, de rebuts technologiques. Là-bas, les adolescents se font greffer des yeux artificiels, des crocs de doberman. On y trafique tout : secrets militaires et tranches de silicium, hallucinations et gènes mutants, espoir et oubli... Vivre fort, vivre vite, sous le regard froid des multinationales qui orchestrent le moindre soubresaut de ce grand bazar hystérique et rutilant. Cinq nouvelles signées William Gibson, le chaman cyberpunk. Vision électrique d'un futur enfiévré, immergé dans les murmures bruissants de la technologie, comme un constant bruit de fond subliminal...
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.