Ainsi est allée ma vie, pavée de contraintes volontaires, d'obligations facultatives et de travaux inutiles. C'est un bonheur de caracoler et de se moquer du monde et de soi, un grand malheur de se croire porteur d'un message et destiné par vocation à faire quelque chose de bien. Moi j'ai connu des êtres utiles, au triste sort, ils sont chevaux de labour, poules et cochons de ferme, chiens de garde, sans parler bien sûr des pommes de terre, vie méritante certes, mais pas enviable destin". Né l'année de Voyage au bout de la nuit, François Gibault, grand bourgeois parisien, raconte son avant-guerre délirante, l'exode, l'occupation allemande et l'étrange éducation qu'il a reçue d'un père à moitié fou, écologiste avant la lettre, qui imposa à ses enfants une vie spartiate et leur apprit à se battre contre tout le monde et à penser comme personne. Ecrit dans un style décapant, au mépris de toutes les convenances, ce roman anarchiste, provocateur, est le portrait d'un marginal se cachant sous le masque du classicisme.
Nombre de pages
180
Date de parution
27/08/1997
Poids
262g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782710308119
Titre
Interdit aux Chinois et aux chiens
Auteur
Gibault François
Editeur
TABLE RONDE
Largeur
140
Poids
262
Date de parution
19970827
Nombre de pages
180,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Dans Libera me, publié en 2011, François Gibault a levé le voile sur ses relations avec des personnalités qui ont marqué leur temps, mais aussi avec des inconnus. Il y évoquait ses souvenirs judiciaires parce qu'il est avocat, militaires parce qu'il est officier de cavalerie, et personnels, présentant l'ensemble sous forme de dictionnaire. Mais il n'avait pas tout dit. Dans cette "Suite et fin", il va plus loin, exhumant d'autres souvenirs, fait de nouveaux portraits et donne son opinion sur tout, réflexions souvent peu conventionnelles. Il a toujours mené sa vie sans souci du qu'en-dira-t-on, et suivi son chemin comme bon lui semblait. François Gibault est un homme libre.
Revue de presse Après avoir mené une triple carrière d'avocat, d'officier dans l'armée française et d'écrivain, défenseur des œuvres de Louis-Ferdinand Céline et de Jean Dubuffet, dont il préside la Fondation, François Gibault lève enfin le voile sur son passé sulfureux autant que classique...
Enfant perdu, sans famille, inconnu dans la foule infecte, avec des ruines à gauche, à droite et partout, des champs jusqu'à l'horizon, qui va s'éteindre un jour. Heureux les rats, les cadavres exquis, que l'on aperçoit sur le fleuve, en route pour l'embouchure".
Revenu de la Grande Guerre gravement atteint dans sa chair et dans son esprit, un ancien combattant tient son journal depuis l'avènement d'Hitler, au début de l'année 1933, jusqu'en juin 1940. Convaincu que, insouciante, mal gouvernée, en proie à des crises politiques à répétition, la République risque de perdre la guerre, il s'interroge : la démocratie est-elle, en ce temps de crises et de tensions internationales, le régime qui convient à la France face au communisme et au fascisme ? Tous ses espoirs s'effondrent quand il prend conscience que "14-18" ne sera pas la "Der des ders" et que "plus jamais ça" , voeu de tous les poilus, ne sera pas exaucé.
La question que je voudrais esquisser dans ce livre est une de celles qui me troublent le plus profondément, elle me paraît dans l'état de mes connaissances insoluble, et revêt un caractère grave d'étrangeté historique. Elle peut se dire d'une façon très simple : comment se fait-il que le développement de la société chrétienne et de l'Eglise ait donné naissance à une société, à une civilisation, à une culture en tout inverses de ce que nous lisons dans la Bible, de ce qui est le texte indiscutable à la fois de la Torah, des prophètes, de Jésus et de Paul ? [... ] Si bien que d'une part on a accusé le christianisme de tout un ensemble de fautes, de crimes, de mensonges qui ne sont en rien contenus, nulle part, dans le texte et l'inspiration d'origine, et d'autre part on a modelé progressivement, réinterprété la Révélation sur la pratique qu'en avaient la chrétienté et l'Eglise. Les critiques n'ont voulu considérer que cette pratique, cette réalité concrète, se refusant absolument à se référer à la vérité de ce qui est dit. Or, il n'y a pas seulement dérive, il y a contradiction radicale, essentielle, donc véritable subversion", Jacques Ellul.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.
Lorsque le jeune Samuel Titmarsh quitte la campagne anglaise pour s'installer à Londres, où il vient d'obtenir une place de treizième clerc dans une compagnie d'assurances, sa vieille et richissime tante, Lady Hoggarty, lui offre une épingle de cravate en diamant. Ce précieux bijou le propulse très vite au sommet de sa carrière, lui apportant la considération de la haute société victorienne. Dans ce roman, Thackeray ridiculise de sa plume incisive les faiblesses et les travers des grands de ce monde, dont l'affaire Madoff de 2009 est l'un des plus récents avatars. La satire morale de Thackeray semble plus que jamais pertinente.
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.