Souvent, l'art musical semble hermétique. Il n'y a pas que la partition qui le fixe, mais elle le convertit du même coup en hiéroglyphes indéchiffrables pour beaucoup. Le compositeur Italien Salvatore Sciarrino, sans renoncer en rien à la complexité et à l'exigence d'un langage musical contemporain, a néanmoins tenté de rendre la musique visible. De la mettre sous les yeux, dans ses formes, dans son déploiement. C'est en s'adressant à des auditeurs amateurs qu'il a développé un regard original et ouvert sur l'art des sons. La musique, pour lui, présente des figures. Ses formes s'apparentent à celles de la peinture, de la sculpture, de l'architecture : formes à fenêtres, accumulations, compressions, explosions... Autant de "structures profondes" qui traverseraient obliquement le "sytèmes des arts". Dans une étude rigoureuse et documentée, Grazia Giacco présente ces figures, qui sont autant de manières de voir Beethoven, Stockhausen et bien d'autres à l'oeuvre. Elle tisse aussi des liens entre la démarche de Sciarrino et celles, parfois si proches, de Kandinsky ou de Klee. Enfin, elle interroge ces notions qui fondent toute tentative de traduction du sonore en visuel : synesthésie, espace, spatialisation... C'est pourquoi ce livre est tout autant une porte ouverte sur la fabrique des oeuvres musicales qu'une réflexion historique et esthétique sur le croisement entre les arts.
Nombre de pages
176
Date de parution
01/11/2003
Poids
246g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747505963
Titre
La notion de "figure" chez Salvatore ciarrino
ISBN
2747505960
Auteur
Giacco Grazia
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
246
Date de parution
20031101
Nombre de pages
176,00 €
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Partant d'un questionnement sur l'émergence de la "recherche-création" - contexte institutionnel, spécificité de la recherche en art - cet essai constitue un premier bilan de l'ensemble de nos investigations qui étudient, de manière transversale, recherche-création et didactique de la création artistique. Conçu comme une forme qui entrecroise parties théoriques et sections introspectives, ce travail aborde plusieurs thèmes : la nature du processus créateur, la dynamique de création, l'interaction complexe entre recherche, création et enseignement, les pratiques liées à la recherche en art et à l'enseignement de la création artistique, et le rôle de l'enseignant-chercheur au regard de ces nouveaux enjeux épistémologiques et méthodologiques.
Giacco Grazia ; Spampinato Francesco ; Vion-Dury J
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Giacco Grazia ; Didier John ; Spampinato Francesco
Qu'il s'agisse de recherche ou d'enseignement, la création artistique interpelle autant les théoriciens que les praticiens. Abordée selon diverses approches, la démarche de création révèle des perspectives de recherche multiples. Grâce aux contributions de plusieurs chercheurs, enseignants, artistes et médiateurs d'institutions culturelles, cet ouvrage participe à un changement de paradigme, où les rapports entre créateurs-enseignants-étudiants-chercheurs tracent désormais de nouveaux réseaux et de nouvelles perspectives."
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Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.