LETTRE OUVERTE AUX SURVIVANTS, DE L'ECONOMIE DE LA CATASTROPHE A L'ECONOMIE DU DON
GHIRARDI SERGIO
LIBERTAIRES
13,00 €
Indisponible
EAN :9782919568512
Du spectacle politique à la misère sexuelle, du mécanicisme de Big Brother au délire mystique des religions, de la domestication à la séquestration du vivant, tout suggère le triomphe de la perversion concentrationnaire, tandis que s'annoncent les épidémies et les catastrophes d'une survie aléatoire et artificielle. Le système planétaire où les humains survivent comme des vermines dans un cadavre s'approche de l'effondrement. Il n'y a plus de Rome prolétaire à sauver en jacassant comme les oies du Capitole. Il est plutôt question de réaffirmer la vie par le refus de son emprisonnement économiste. Seuls des survivants luttant pour leur salut et pour une harmonie porteuse de bonheur, rétabliront la souveraineté du vivant. Si la vie est belle, ce n'est pas pour la commémorer dans un Parc de la Nature payant, comme l'écologie domestique le propose. Sa beauté demande de la respirer sans limites, en dehors du spectacle nostalgique de son absence. Si une révolution est nécessaire, il n'est plus question de prendre le pouvoir mais de l'expulser pour toujours de nos vies. La puissance naturelle de la volonté de vivre refuse toute autorité séparée. Or, personne n'arrêtera à notre place le monstre de l'économie autonomisée. Sur tous les plans du vivant, de la démographie à la consommation de biens, nous opposons donc au dogme de la croissance économique le projet d'une décroissance agréable, conviviale et solidaire, afin de rétablir la priorité de la qualité partagée sur la quantité accumulée et échangée. Nous n'avons rien à perdre sinon l'insatisfaction profonde d'une vie perdue à la gagner. Nous avons à explorer la joie de vivre en dehors de tout sacrifice. Prolétaires de tous les pays, retrouvons-nous avec toutes nos différences, dans une ultime Internationale du genre humain pour un projet individuel et collectif d'auto constructions !
Nombre de pages
91
Date de parution
17/01/2015
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782919568512
Titre
LETTRE OUVERTE AUX SURVIVANTS, DE L'ECONOMIE DE LA CATASTROPHE A L'ECONOMIE DU DON
Auteur
GHIRARDI SERGIO
Editeur
LIBERTAIRES
Largeur
140
Poids
300
Date de parution
20150117
Nombre de pages
91,00 €
Disponibilité
Indisponible
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Alors que le pourrissement de ce monde n'en était qu'à ses prémices, les situationnistes surent mettre à nu une société hypnotique, soumise au mensonge totalitaire de l'économie et détournant les hommes de leur destin de jouissance, de la vie elle-même. Dans le champ de ruines d'une civilisation suicidaire, l'agglomérat de tours en papier cimenté par les servilités quotidiennes n'en finit plus, désormais, de s'effondrer. L'absurdité si visible des massacres et des dévastations, perpétrés par le culte du rentable et par ses faux ennemis, incite plus que jamais à la construction de nouvelles situations, à la création d'un monde nouveau - libre et passionnant. Jusqu'à présent les êtres humains se sont contentés de contempler le spectacle de la fin du monde il s'agit maintenant de précipiter la fin du monde du spectacle, afin de ne pas disparaître avec lui.
La Falsification du monde est un essai où Sergio Ghirardi Sauvageon démonte, avec rigueur et passion, les mécanismes de l'aliénation contemporaine. Héritier des penseurs critiques de Reich à Debord, il décrit comment la société du spectacle a glissé vers une technocratie totalitaire qui falsifie le vivant jusque dans nos corps, dans nos émotions, dans notre intégrité. Penseur inclassable, il interroge l'histoire longue des dominations, dévoile les impasses du productivisme et ouvre la voie à une autre conscience, émancipée, sensible et créatrice. Entre analyse historique et souffle poétique, ce livre déploie une pensée vigoureuse et lumineuse qui appelle à défendre la vie contre toutes ses réductions marchandes.
Le culte effréné que le capitalisme voue à la croissance économique a réduit la société à un supermarché planétaire. Dans un univers social aliéné et réifié, toute la nature, les êtres humains et les autres formes du vivant ne sont plus que des choses avec un prix dans une circulation marchande qui annihile le vivant entre l'argent de la guerre et la guerre de l'argent. Le parachèvement de la raison marchande nous a poussés au-delà de la société du spectacle jusqu'à la falsification du monde. Peu importe par quelle idéologie religieuse ou politique le capitalisme en phase terminale obscurcit aujourd'hui les esprits, attriste les coeurs et gangrène le vivant. Notre conscience in fieri nous le dit, nous le crie : défendez la vie partout avant qu'il ne soit trop tard ! Contre la technocratie totalitaire du mode de production capitaliste et le nihilisme délirant de la civilisation qui l'utilise, un autre monde n'est plus seulement possible, il est nécessaire.
Sensibilisé au jeu de la psychogéographie au commencement d'une époque qui baignait dans le liquide amniotique euphorisant de Mai 68, je me retrouve comme tous, aujourd'hui, en plein naufrage d'une civilisation. Un totalitarisme économique sans partage a décrété le triomphe absolu de la valeur marchande dans un monde de plus en plus artificiel, transformant en prophétie cette réflexion de Marx à Proudhon : "Dans une société fondée sur la misère, les produits les plus misérables ont la prérogative de servir à l'usage du plus grand nombre." Je crains que la misère n'ait été ultérieurement corrompue en nuisance rentable, mais trop c'est trop. Je décèle dans l'air du temps les signes d'une rage perçant les nuages orageux pour annoncer le cri tant attendu : "...terre, terre, terre ! "."
Le Front populaire fut autre chose que des occupations d'usines et les congés payés. Ce fut aussi une étape révolutionnaire avortée du fait des mandarins syndicaux et des apparatchiks staliniens. Un moment où la social-démocratie va reculer devant le fascisme en refusant son aide à la révolution espagnole. Le Libertaire de cette époque énonce cela très clairement, comment un projet qui reste encore au coeur de la mémoire populaire fut vidé de sa substance. Etrange similitude avec la situation d'hier (1981 et le programme commun) et celle d'aujourd'hui qui voit le parti socialiste vendre son âme au sociallibéralisme.
9 ans déjà que Bricabracs a installé sa « tanière » dans les quartiers nord de Marseille. École, centre de loisir, sans étiquette mais tatoué libertaire de la tête aux pieds (Ils se réclament de Bonaventure), c´est une expérience d´une richesse hors norme en PÉDAGOGIE SOCIALE. Dans ce livre , deux de ses éducateurs nous racontent des tranches de vie, de boulot, de découvertes, de galères..., et c´est juste un grand rayon de soleil de rêves et d´espoirs.
Jacques Louis Dupont dit "Jacob Dupont" est un Conventionnel qui a déclaré à la tribune le 14 décembre 1792 : "Je suis athée" . En floréal an II, il dût démissionner, "en raison d'une maladie nerveuse qui dégénéra en aliénation mentale" . D'ailleurs, "il fut arrêté en nivôse an V pour avoir tenté de violer une vieille femme aveugle" . Par la suite, il fut interné à Charenton où il est "mort fou" en 1813. L'athéisme rend-il fou ou la folie prédispose-t-elle à l'athéisme ? Tout le monde a voulu lier son athéisme et sa "folie" . Une accumulation d'erreurs, de faux, d'approximations, de calomnies répétées à foison. Dans ce livre, Jean-Marc Schiappa rend justice à Dupont et ... à l'athéisme.
Depuis toujours, l'Église catholique prétend qu'elle est la gardienne de la morale et que Dieu lui a donné pour mission de combattre le mal sur terre. Pour ce qu'il en est de la morale, le rapport Sauvé sur la pédophilie dans l'Église vient de remettre à l'heure des faits les pendules de cette prétention. Pour ce qu'il en est du mal, ce texte de Louis Dorlet, alias S.Vergine, paru en 1936 dans La Brochure mensuelle, est un rapport Sauvé avant l'heure. Depuis toujours, en effet, l'Église, assoiffée de pouvoir, de richesse et de sang, quand elle ne maniait pas elle-même le sabre, déléguait aux pouvoirs et se partageait avec eux le marché de l'exploitation et de l'oppression du peuple. Explosif !