Le phénomène religieux au Japon aujourd'hui. De la croyance au confort
Ghimire Kléber
PERSEE
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EAN :9782823140538
Cet essai sociologique et philosophique propose une lecture nuancée et documentée de la vie religieuse contemporaine au Japon. Loin des approches occidentales classiques du sacré, il décrit une religiosité quotidienne, diffuse, tolérante, dans laquelle rites et croyances répondent moins à une foi dogmatique qu’à des besoins émotionnels, sociaux ou esthétiques. À travers l’analyse de pratiques telles que les visites aux temples et sanctuaires, les cultes aux ancêtres ou les superstitions, le texte montre comment la religion s’inscrit dans une logique de confort psychologique et de maintien du tissu familial et communautaire. Plutôt que de se pencher sur la croyance ou la doctrine, l’ouvrage interroge ce que « croire » signifie aujourd’hui au Japon : un rapport libre à la spiritualité, contextuel, souvent symbolique. Parallèlement, l’auteur cherche à montrer à quel point il est difficile de saisir pleinement les pratiques religieuses japonaises à l'aune de leur valeurs intrinsèques tout en essayant d'éviter de les idéaliser.
Nombre de pages
234
Date de parution
26/11/2025
Poids
290g
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EAN
9782823140538
Auteur
Ghimire Kléber
Editeur
PERSEE
Date de parution
20251126
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234,00 €
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En France et au Japon, aux alentours de 1850, les identités géographiques et culturelles sont nombreuses et vivaces. En approchant de la fin du siècle, on observe un net déclin de ces diversités. Pourquoi ce changement ? La nouvelle conviction idéologique dicte sa loi : Etat-nation fort, peuple uni, éducation de masse, nouvelles valeurs morales, application au travail et modernisation de la vie économique et sociale. Mais c'est surtout la majorité invisible qui décide de tourner la page, prête à renier ses propres identités, sans mot dire ni revendications. Alors que les diverses conditions économiques et démographiques sont peu favorables à la campagne, la conjoncture urbaine offre des possibilités de revenu d'appoint, d'emploi et d'évolution salariale. L'annonce, en somme, d'un avenir meilleur. Economiquement attrayante, la ville devient une référence culturelle en matière de mode de vie, de consommation et de loisirs : dès lors, une véritable modification de la mentalité collective se produit. Décidé ou poussé, avec des espoirs vagues ou formulés, le peuple ordinaire se lance vers des horizons de plus en plus éloignés, loin des pratiques traditionnelles austères et des affiliations régionales trop distinctes. Kléber Ghimire (H. D. R. de philosophie à l'Université d'Aix-Marseille) est professeur à l'Université municipale de Yokohama, Japon, où il enseigne l'économie internationale et la méthodologie de recherche. Il a été professeur associé et directeur du département sciences sociales, Université Stendhal, Grenoble.
Quels sont les liens entre le travail, la culture et la nature dans le contexte de la crise sociale d'un pays industrialisé comme la France ? Quels rôles les parcs nationaux et naturels régionaux jouent-ils dans le vécu rural de cette crise ? Vouloir soutenir la vie sociale tout en valorisant la culture régionale et en protégeant l'environnement suscite d'importantes questions. Basé sur les cas du Parc national des Cévennes et du Parc Naturel Régional du Pilat, ce livre montre qu'aucune institution ne peut rester indifférente aux problèmes du chômage, du recul agricole et du dépeuplement persistant de certaines régions rurales. Malgré les diverses difficultés, il montre également que les parcs naturels régionaux favorisent la diversification du travail rural, la revalorisation du patrimoine culturel et naturel des " campagnes " de la France.
Peut-on fuir son passé ou est-on condamné à le revivre éternellement ? Protagoniste à deux visages, de lumière et d'ombre, Guillaume Hanin est un réalisateur de films à succès alors que Yohann Guillemin, lui, est rongé par une vie privée chaotique aux souvenirs perdus. De Londres à Paris en passant par l'Arizona, son parcours est marqué de rêves, éveillés ou non, découvrant peu à peu les failles enfouies de son passé. Entre la promotion de son film et ses cauchemars récurrents, Yohann doit affronter des vérités dérangeantes sur sa famille et son propre inconscient. Et plus il replonge dans son enfance oubliée, plus il s'éloigne de sa vie publique. S'il réussit, ce sera comme une renaissance. Comme revenir au monde. Au fil de dialogues introspectifs et de scènes chargées d'émotion, le lecteur est invité à explorer les thèmes de la mémoire, de l'identité et des relations familiales. Méditation sur la faculté de l'art à guérir, l'écriture est utilisée ici comme un remède. Ce récit résonnera avec toute personne confrontée à ses propres fantômes intérieurs et à la recherche de la rédemption.
S'appuyant sur la philosophie de la loi de la réincarnation, l'auteur nous fait voyager dans trois périodes de vie. Il s'inspire d'abord de la biographie d'Antoine de Saint-Exupéry : depuis les années 40 jusqu'à sa disparition en mer Méditerranée, en passant par les instants d'écriture du Petit Prince. L'attachement exceptionnel entre Antoine et le petit personnage se comprend dans une existence antérieure, vécue en Touraine sous la Révolution française. Leur aventure nous fera comprendre l'amour et l'amitié fraternelle confondus dans le destin tragique de deux frères pendant la terreur. Leur retour sur Terre se fera alors avec serments et promesses pour pouvoir concrétiser leur action en faveur d'un monde meilleur.
La phaléristique étudie les ordres et les décorations généralement portés avec un ruban. Phalériste depuis quarante ans, l'auteur a souhaité innover en associant la psychologie sociale à cette discipline méconnue. Quasi universel, le fait de décorer résulte de moeurs séculaires, tout comme son phénomène somme toute marginal de s'accaparer l'image d'une vedette. En 1895, la France aurait compté deux chancelleries de la Légion d'honneur, une officielle et une officieuse. La seconde vagabondait du boulevard au faubourg. Elle s'adressait à tout le monde, des premiers rôles aux comparses d'une troupe si peu homogène et si puissante qu'on appelait le public. Et de nos jours ? En investiguant cette curieuse sentence, l'auteur a essayé de comprendre comment l'attribution des ordres de mérite en France, en Belgique et ailleurs, concrétiserait aussi les rapports entre des dirigeants, des "vedettes" , et leur public. A l'aide d'innombrables exemples puisés dans la littérature et dans l'actualité, il a ainsi cherché à en retracer l'origine et l'évolution. Un sujet fascinant préfacé par Stéphane Bern. Eric Maria Tripnaux-Monin a mené l'essentiel de sa carrière dans les métiers de la communication au profit de l'armée belge, mais aussi d'organisations multinationales en France et ailleurs. Il l'a conclue à la tête de la chaire de leadership de l'Ecole royale militaire à Bruxelles. Ses publications et conférences en matière de phaléristique sont appréciées dans de nombreux pays.
C'est l'histoire d'un homme, autrefois marxiste et ensuite catholique, qui choisit de se convertir au polythéisme gréco-romain. Le propos est-il à prendre au sérieux ou s'agit-il d'un canular destiné à nous égarer ? L'auteur brouille les pistes entre souvenirs personnels, informations historiques et considérations théologico-philosophiques. Ce sera au lecteur de trancher. A lui de décider de prendre au sérieux ou non les prières parfois touchantes, les invectives coléreuses ou les badinages insignifiants que l'auteur adresse à la mystérieuse Minerve. A lui de conclure s'il a affaire à un doux cinglé, à un vrai polythéiste de notre temps ou à un aimable plaisantin. Peu importe le ton, cette conversion nous invite à nous interroger sur la nature et les mythes fondateurs des religions. Né en 1953 à Bruxelles, Paul Simelon est docteur en philosophie et lettres et professeur retraité d'histoire et de latin. Il nous livre ici un ouvrage savoureux au genre indéfinissable et aux consonances atypiques.