Dès 2011, 1956 est revenu nous hanter comme un autre moment fondateur de notre histoire récente, comme un repère, sinon comme un objet de comparaison, mais souvent dans le cadre d'une polémique passionnée opposant de farouches détracteurs de l'Etat de l'indépendance à des thuriféraires zélés. Or, c'est d'une analyse sereine que le débat a besoin. Surtout si l'on est convaincu, comme l'auteur de cet essai, que, durant la décennie (2011-2021), la Tunisie a raté une grande occasion et que la confrontation du moment présent à celui de l'indépendance (1956-1969) peut nous aider à comprendre les raisons profondes de notre échec. L'exercice de la confrontation implique que l'on démontre, d'abord, ce qui est affirmé dans le sous-titre, à savoir le succès des élites de 1956 et l'échec de celles 2011 à réaliser les tâches définies par chacun des deux moments historiques. Il s'agit ensuite de s'arrêter sur l'identité et l'action des élites qui ont eu à gérer ces deux moments fondateurs : à quelles classes sociales appartenaient-elles ? Quelles luttes de classes ont-elles menées ? Par le biais de quels blocs historiques ? En élaborant quelles politiques ? Et grâce à quelles forces sociopolitiques organisées ? Les réponses à toutes ces questions soulignent ce qui nous a manqué en 2011 et aboutissent à une conclusion paradoxale : 1956 est une révolution d'abord politique (visant essentiellement l'indépendance) qui a su se hisser au statut de révolution sociale et 2011 est une révolution d'abord sociale qui a régressé vers une révolution politique (transition démocratique) – et l'a ratée.
Nombre de pages
151
Date de parution
21/04/2024
Poids
200g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9789938531923
Titre
2011 au miroir de 1956
Auteur
Gherib Baccar
Editeur
NIRVANA
Largeur
150
Poids
200
Date de parution
20240421
Nombre de pages
151,00 €
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Baccar Gherib nous fait vivre dans ce livre les tourments de la vie carcérale d'Antonio Gramsci, les rebondissements de ses relations avec son épouse et ses camarades, les différents visages de sa résistance. Il décrit les postures adoptées : celle de l'intellectuel qui étudie et contribue à l'élaboration de la pensée et de la stratégie de sa famille politique, du père qui se préoccupe de l'éducation et de l'avenir de ses enfants, du conjoint préoccupé par l'état de santé de sa compagne et par le devenir de sa relation avec elle, du fils qui veut rassurer ses parents, etc. L'auteur ressort des lettres de prison de Gramsci la force et la volonté de résistance de ce dernier sans passer sous silence ses moments de faiblesse dans lesquels peuvent se reconnaître celles et ceux qui ont connu l'expérience carcérale. Fin connaisseur de la vie et des écrits de Gramsci, Baccar Gherib a voulu rendre hommage à une grande figure du mouvement communiste de la première moitié du XXe s. en le restituant dans son humanité, à travers une empathie admirative du 'grand penseur sarde' qui a 'su résister - et survivre - à la lourde peine que lui a infligée le Tribunal spécial pour la défense de l'Etat'" . Extraits de la préface de Mohamed Chérif Ferjani
Résumé : Bien que contenant une chronique rigoureuse de l'évolution et des moments clés de l'équipe de football de l'Espérance Sportive de Tunis entre 1980 et 1994, ce livre n'est pas un livre d'histoire. Le lecteur curieux y trouvera, certes, beaucoup de faits, de résultats, voire de "coulisses" inconnues du grand public, recueillies auprès d'anciens dirigeants ou d'anciens joueurs : comment Naceur Knani est devenu président, les hasards qui ont amené Amarildo au club ou la rigoureuse hygiène de vie imposée par Piechniczek à ses joueurs. Mais il y trouvera, surtout, comme l'indique le titre, les mémoires d'un supporter qui nous raconte comment est né son amour pour l'Espérance, comment il a vécu les moments forts de son club et qui décrit, avec la même passion et le même lyrisme, ses déceptions les plus amères et ses joies les plus folles.
Tessa est une jeune fille meurtrie et brisée par son passé. Solitaire, elle ne cherche qu'une seule chose, la vengeance. Lorsqu'elle rencontre Elliot, un jeune bicker solitaire qui fuit les relations et ne laisse personne l'approcher intimement, leur rencontre va être explosive. Très vite, un lien très fort va les unir. Mais peut-elle lui faire confiance ? Leur passion l'un envers l'autre sera t-elle suffisante pour affronter les obstacles qui se dressent devant eux ? Arrivera-t-elle à accéder à son ultime but : la vengeance ?
Gherbi Abdellah ; Messirdi Bekkai ; Messirdi Sofia
Cet ouvrage a pour objectif principal de présenter un outil de travail pour les étudiants de licence, master, doctorants et enseignants orientés vers l'étude qualitative des distributions (calcul distributionnel : opérations algébriques, restriction, recollement, support, dérivation, produit par une fonction indéfiniment dérivable, primitive, convergence, distributions à support compact, produit tensoriel et convolution), des distributions tempérées, de la transformation de Fourier et de Laplace, et des espaces de Sobolev. Il vise à faire comprendre les concepts aux étudiants, aussi bien par la clarté des explications que par la pertinence et la richesse des exercices proposés avec solutions détaillées à la fin de chaque chapitre.
Ce contre-portrait de Jugurtha que nous offrons dans ce roman se veut avant tout l'illustration d'une éthique de conviction contre l'arbitraire de l'Histoire et des intérêts particuliers.
Cet ouvrage vient apporter une pierre à l'édifice qu'il faut ériger pour répondre aux défis que rencontrent la sociologie et les sciences sociales au Maghreb face aux mutations de ces sociétés. Certes, après la révolution de 2010-2011 en Tunisie, la sociologie s'est libérée de la tutelle de l'Etat et les enquêtes empiriques dans différents domaines se sont multipliées, sur les jeunes, les femmes, les espaces publics, les mouvements sociaux, la justice sociale, etc. , mais, les élaborations théoriques demeurent parfois insuffisantes, sinon absentes ! Or pour la sociologie comme pour les autres disciplines des sciences sociales, nous avons besoin de grilles d'analyse et de problématiques théoriques bien ancrées. A cet égard, la sociologie pragmatique peut nous fournir certains appuis théoriques et conceptuels pour l'étude des sociétés maghrébines.
Les partis sont-ils les acteurs essentiels des transitions démocratiques ou bien plutôt des obstacles à leur réalisation ? Question qu'on ne peut éviter, qui montre les dilemmes du rôle des partis au sortir de l'autoritarisme. Les partis sont certes des outils de la démocratie, mais comment peuvent-ils dans une phase de transition construire la démocratie alors qu'ils sont eux-mêmes et simultanément en voie de construction ? Il est vrai que les transitions démocratiques peuvent se faire par des institutions, mêmes improvisées, (gouvernements, instances, organes, commissions provisoires), par des leaders politiques (Mandela, De Klerk, Gorbatchev), mais elles peuvent se faire aussi par des partis politiques, acteurs incontournables du jeu démocratique et pluraliste.