Ecrire pour résister. Lecture des lettres de prison de Antonio Gramsci
Baccar Gherib
NIRVANA
20,00 €
Épuisé
EAN :9789938531206
Baccar Gherib nous fait vivre dans ce livre les tourments de la vie carcérale d'Antonio Gramsci, les rebondissements de ses relations avec son épouse et ses camarades, les différents visages de sa résistance. Il décrit les postures adoptées : celle de l'intellectuel qui étudie et contribue à l'élaboration de la pensée et de la stratégie de sa famille politique, du père qui se préoccupe de l'éducation et de l'avenir de ses enfants, du conjoint préoccupé par l'état de santé de sa compagne et par le devenir de sa relation avec elle, du fils qui veut rassurer ses parents, etc. L'auteur ressort des lettres de prison de Gramsci la force et la volonté de résistance de ce dernier sans passer sous silence ses moments de faiblesse dans lesquels peuvent se reconnaître celles et ceux qui ont connu l'expérience carcérale. Fin connaisseur de la vie et des écrits de Gramsci, Baccar Gherib a voulu rendre hommage à une grande figure du mouvement communiste de la première moitié du XXe s. en le restituant dans son humanité, à travers une empathie admirative du 'grand penseur sarde' qui a 'su résister - et survivre - à la lourde peine que lui a infligée le Tribunal spécial pour la défense de l'Etat'" . Extraits de la préface de Mohamed Chérif Ferjani
Nombre de pages
160
Date de parution
31/12/2022
Poids
200g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9789938531206
Titre
Ecrire pour résister. Lecture des lettres de prison de Antonio Gramsci
Auteur
Baccar Gherib
Editeur
NIRVANA
Largeur
150
Poids
200
Date de parution
20221231
Nombre de pages
160,00 €
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Dès 2011, 1956 est revenu nous hanter comme un autre moment fondateur de notre histoire récente, comme un repère, sinon comme un objet de comparaison, mais souvent dans le cadre d'une polémique passionnée opposant de farouches détracteurs de l'Etat de l'indépendance à des thuriféraires zélés. Or, c'est d'une analyse sereine que le débat a besoin. Surtout si l'on est convaincu, comme l'auteur de cet essai, que, durant la décennie (2011-2021), la Tunisie a raté une grande occasion et que la confrontation du moment présent à celui de l'indépendance (1956-1969) peut nous aider à comprendre les raisons profondes de notre échec. L'exercice de la confrontation implique que l'on démontre, d'abord, ce qui est affirmé dans le sous-titre, à savoir le succès des élites de 1956 et l'échec de celles 2011 à réaliser les tâches définies par chacun des deux moments historiques. Il s'agit ensuite de s'arrêter sur l'identité et l'action des élites qui ont eu à gérer ces deux moments fondateurs : à quelles classes sociales appartenaient-elles ? Quelles luttes de classes ont-elles menées ? Par le biais de quels blocs historiques ? En élaborant quelles politiques ? Et grâce à quelles forces sociopolitiques organisées ? Les réponses à toutes ces questions soulignent ce qui nous a manqué en 2011 et aboutissent à une conclusion paradoxale : 1956 est une révolution d'abord politique (visant essentiellement l'indépendance) qui a su se hisser au statut de révolution sociale et 2011 est une révolution d'abord sociale qui a régressé vers une révolution politique (transition démocratique) – et l'a ratée.
Mokhtar, jeune étudiant libano-palestinien émigré Berlin, vient de disparaître sans laisser de trace. Ses proches découvrent alors qu'il est soupçonné d'appartenir à une organisation terroriste. Sa s?ur arabe parfaitement intégrée, son beau-frère allemand, son neveu à la double origine et son ex-petite amie sont harcelés parla presse et la police, et rejetés par tous. Ce fait divers, fruit de la conjoncture internationale, réveille au sein de la communauté citadine la peur de l'étranger et de l'Islam, et écartèle les immigrés entre leur désir d'assimilation et le rejet dont ils font l'objet. Cette histoire, terriblement actuelle, est magistralement traitée par Jalila Baccar ; le ch?ur des comédiens-personnages passe incessamment de la distance à l'identification, dans une écriture polyphonique et musicale. Araberlin nous montre combien la question actuelle du terrorisme éloigne deux mondes qui ont de plus en plus de mal à se comprendre.
Nun, jeune analphabète, vit avec sa mère, ses frères et s?urs, tous chômeurs, repris de justice, prostituées ou anciens émigrés clandestins. Un ami noir lui sert de compagnon. Le jour des fiançailles de sa s?ur aînée, une crise de fou rire puis de larmes irrépressible le conduit à l'hôpital psychiatrique de Tunis. C'est là qu'il rencontre une femme médecin, en crise avec l'institution et ses procédés "inhumains". Leur relation fait découvrir à la psychothérapeute un univers social dont les repères, les valeurs et les codes lui échappent totalement. Sa lente descente dans "les enfers" de Tunis lui révèle la personnalité multiforme d'un jeune homme épris de liberté et de vérité. Ce voyage thérapeutique et existentiel hors du commun transformera à jamais leurs deux vies. Avec Junun, pièce écrite en 2001, Jalila Baccar nous propose une aventure humaine passionnelle, un long côtoiement de la folie, une lutte sans garde-fou, sans filet, au-dessus de la démesure.
Ce contre-portrait de Jugurtha que nous offrons dans ce roman se veut avant tout l'illustration d'une éthique de conviction contre l'arbitraire de l'Histoire et des intérêts particuliers.
Cet ouvrage vient apporter une pierre à l'édifice qu'il faut ériger pour répondre aux défis que rencontrent la sociologie et les sciences sociales au Maghreb face aux mutations de ces sociétés. Certes, après la révolution de 2010-2011 en Tunisie, la sociologie s'est libérée de la tutelle de l'Etat et les enquêtes empiriques dans différents domaines se sont multipliées, sur les jeunes, les femmes, les espaces publics, les mouvements sociaux, la justice sociale, etc. , mais, les élaborations théoriques demeurent parfois insuffisantes, sinon absentes ! Or pour la sociologie comme pour les autres disciplines des sciences sociales, nous avons besoin de grilles d'analyse et de problématiques théoriques bien ancrées. A cet égard, la sociologie pragmatique peut nous fournir certains appuis théoriques et conceptuels pour l'étude des sociétés maghrébines.
Les partis sont-ils les acteurs essentiels des transitions démocratiques ou bien plutôt des obstacles à leur réalisation ? Question qu'on ne peut éviter, qui montre les dilemmes du rôle des partis au sortir de l'autoritarisme. Les partis sont certes des outils de la démocratie, mais comment peuvent-ils dans une phase de transition construire la démocratie alors qu'ils sont eux-mêmes et simultanément en voie de construction ? Il est vrai que les transitions démocratiques peuvent se faire par des institutions, mêmes improvisées, (gouvernements, instances, organes, commissions provisoires), par des leaders politiques (Mandela, De Klerk, Gorbatchev), mais elles peuvent se faire aussi par des partis politiques, acteurs incontournables du jeu démocratique et pluraliste.