De la cithare au portable en pays bassari. Evolution d'un village ouest-africain au XXe siècle
Gessain Monique
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782296991958
Depuis le début du vingtième siècle, l'Afrique subsaharienne a connu d'immenses transformations qui n'ont pas épargné les zones rurales les plus isolées. Cet ouvrage décrit et analyse ces transformations à travers le cas d'Etyolo, village du pays bassari sénégalais situé près de la frontière avec la Guinée. Augmentation de la population, arrivée de l'école publique, transformation de l'agriculture locale grâce à l'introduction de nouvelles espèces, remodelage administratif, diffusion du christianisme, tels sont les principaux facteurs qui ont donné à Etyolo un nouveau visage. Les Sassari sont de plus en plus soumis aux influences extérieures du fait des migrations vers les villes et de l'ouverture de leur pays au tourisme. Entourés par des populations beaucoup plus nombreuses, l'avenir des Bassari dépendra de leurs ressources démographiques mais aussi de leur capacité d'adaptation et de leur conscience de la valeur de leur culture.
Nombre de pages
174
Date de parution
03/07/2012
Poids
275g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296991958
Titre
De la cithare au portable en pays bassari. Evolution d'un village ouest-africain au XXe siècle
Auteur
Gessain Monique
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
275
Date de parution
20120703
Nombre de pages
174,00 €
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Les Bassari sont environ 18 000, de part et d'autre de la frontière sénégalo-guinéenne. Animistes, peu touchés par l'islam mais actuellement soumis à une forte influence chrétienne, les Bassari font partie des groupes tenda, installés dans la région depuis le XIIIe siècle et restés fidèles à leurs traditions au milieu des nombreux Malinké et Peul qui les entourent.
Portrait de la vie quotidienne du peuple coniagui (habitat et agriculture, techniques, société, rituels) composante du groupe tenda établie depuis longtemps à la frontière de plusieurs pays.
À quoi rêvent les cosmonautes lorsqu'ils sont dans l'espace ? Toujours qu'ils se trouvent sur Terre. Et revenus sur Terre, à quoi rêvent-ils ? Quasiment jamais qu'ils sont dans l'espace... De même Tama, un Bassari séjournant quelques mois à Paris, ouvre-t-il chaque nuit une valise de souvenirs africains dont se nourrissent ses rêves. Se pourrait-il alors que les psychanalystes, qui défendent l'idée selon laquelle le rêve comporte un résidu diurne, se soient trompés ... Les récits de souvenirs de rêves sont difficiles à interpréter, car ils se situent à la frontière de l'expérience individuelle et de la culture du rêveur. Ils peuvent cependant nous renseigner sur l'intégration ou la non-intégration du voyageur ou du migrant dans son nouvel espace, comme le montrent ici Michel Jouvet et Monique Gessain en explorant le grenier des rêves de Tama. Au terme de cet essai, ils nous auront convaincus que, réunis dans des " onirothèques ", les souvenirs de rêves sont des matériaux qu'il ne faut pas négliger si l'on veut mieux comprendre les hommes et les sociétés.
Les Tenda, en particulier les Bassari, sont-ils aussi différents de leurs voisins qu'on a longtemps semblé le croire ? Les emprunts linguistiques en faisaient douter, la présence du masque gwanguran et des initiés koré, communs à de nombreuses autres populations, confirme l'influence du monde mandé sur les Tenda. L'institution des masques, secrètement révélée à tous les hommes bassari adultes, suppose une autre partie de la société adulte à laquelle cette révélation n'est pas accordée. La connaissance par les initiés de l'humanité des masques les rend-elles incapables de contribuer à manipuler ce pouvoir ? L'hypothèse d'une association des masques et des femmes permettant à l'ensemble de la société bassari de manipuler en sa faveur le pouvoir supra-humain des esprits masqués est-elle crédible ? Des notions analogues se rencontrent-elles dans d'autres populations ouest-africaines ? Plus peut-être que toute autre institution - relations réciproques codifiées à l'intérieur de la famille et du système de classes d'âges, parenté à plaisanterie, échanges matrimoniaux, prestations obligatoires de bière - l'association féconde des femmes et des masques, symboles sublimés de la féminité et de la masculinité, parvient-elle à préserver, dans une Afrique soumise à des influences patrilinéaires croissantes, l'équilibre nécessaire à la survie de cette petite population matrilinéaire, les Bassari ?
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...