Un spectre hante les Français : le déclin. La baisse relative du potentiel brut de la France est indéniable à mesure qu'émergent d'énormes masses démographiques et que, de plus en plus lourd, pèsent des économies en plein essor. 1% de la population mondiale, 5% du PIB global. Cette situation engendre deux réactions psychologiques opposées. Un auto-dénigrement masochiste et, à l'inverse, une extrême fierté nationale qui vit comme une revanche chaque succès, fut-il éphémère, comme si l'angoisse du déclin s'en trouvait momentanément apaisée. Pourtant les atouts restent colossaux : un espace considérable avec une zone économique maritime de 11 millions de Km2, des industries très performantes (aéronautique, nucléaire, tourisme) ; des résultats brillants dans l'exportation du luxe et des savoir-faire agroalimentaires. Un rayonnement architectural, littéraire et cinématographique. Au sein de l'Union Européenne, la France contribue puissamment à l'élaboration et à l'adoption de normes et de standards mondiaux conformes à ses intérêts et adaptés à ses capacités. Les compétences sont donc là. L'esprit d'entreprise n'est pas éteint. L'aptitude à l'innovation reste considérable. Beaucoup dépend d'une cohérence administrative et gouvernementale susceptible de surmonter les blocages ici, d'accommoder, là, les divisions, d'en finir avec des pratiques et des organismes périmés. Affaire d'Etat ? Non, plutôt d'état d'esprit, sans doute insuffisamment insufflé dans la formation des futurs responsables. Si elle entend maintenir son rang et accroître sa prospérité, la France n'a d'autre choix que la qualité des entreprises, la cohérence des choix et la cohésion des décisions. Comme les autres nations historiquement dominantes, la France est prise dans le bouleversement de la redistribution de la puissance dans l'âge de l'information-communication. Il appartient aux citoyens de choisir des dirigeants à la hauteur des enjeux. C'est cela gouverner : maintenir le bon cap dans la tourmente pour atteindre les bons ports.
Nombre de pages
130
Date de parution
02/05/2017
Poids
201g
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EAN
9782371681019
Titre
La France au coeur du monde
Auteur
Géré François
Editeur
UPPR
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Poids
201
Date de parution
20170502
Nombre de pages
130,00 €
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Désinformation. Le mot sent le soufre, attisant tous les fantasmes, des plus archaïques aux plus contemporains.En une vingtaine d'années, l'usage de ce terme qui jusqu'alors se limitait aux spécialistes du renseignement et de la propagande a connu un développement exceptionnel lié aux médias de masse puis aux nouveaux vecteurs de communication (Internet, Facebook, etc.). Il est désormais courant d'invoquer la désinformation pour s'en déclarer victime et rejeter sur l'adversaire la responsabilité d'une man?uvre occulte, par définition invérifiable, sauf accident. Dans tous les domaines stratégiques (politiques, militaires, économiques) la désinformation s'est insinuée, troublant l'esprit public, sapant les bases de la démocratie qui, pour survivre, doit rapidement réaffirmer et consolider le rôle de l'information et la valeur du savoir.300 entréesMini-essais thématiquesDes exemples, des analyses de cas concretsFrançois Géré, directeur de recherches à Paris 3, président de l'Institut français d'analyse stratégique (IFAS) étudie depuis 1985 le rôle de la propagande et de l'action psychologique dans les situations de crise, de guerre et de plus en plus, en période de paix.
Peut-on trouver une issue à la crise nucléaire iranienne, au moment précis où l'Iran est traversé par de fortes tensions internes ? Alors que certains pays occidentaux ont cessé tout dialogue avec l'Iran depuis les années 80, comment s'étonner de l'impasse actuelle ? Spécialiste en géopolitique, et notamment en matière nucléaire, François Géré, à force de visites répétées dans le pays, montre comment le développement de la crise nucléaire iranienne est intimement lié aux dynamiques internes de l'Iran. Revenant sur la gestation du programme nucléaire en Iran - dans les années du Shah et bien avant les ayatollahs -, l'auteur démonte toutes les facettes du jeu extraordinairement complexe qu'entretiennent les parties prenantes à la crise, des " marchands du bazar " aux religieux. S'efforçant de rompre avec les idées toutes faites, les préjugés simplificateurs et les déclarations à l'emporte-pièce, il suggère des résolutions concrètes pour éviter une guerre toujours possible et ramener l'Iran pacifié au sein de la communauté internationale.
Le choc du 11 septembre a mis au jour le malaise géopolitique régnant dans un monde dominé par l'hyper puissance américaine. Colosse au pied d'argile ? On était en droit de le penser. Mais la réaction américaine aux attentats, tout en confirmant l'énorme avance stratégique des États-Unis, déclencha aussi une petite révolution géopolitique qui vit notamment la ré-émergence d'une Russie aspirant aux premiers rôles. L'édition 2002-2003 de Puissances et Influences a pour toile de fond les événements liés au 11 septembre, notamment la guerre en Afghanistan. Mais nous y proposons aussi un panorama aussi divers que possible des grandes tendances politiques et géostratégiques d'aujourd'hui. Cet ouvrage se compose d'articles rédigés par une quinzaine de spécialistes internationaux. Les articles sont répartis sur deux axes, l'un régional, l'autre thématique. Ainsi aux articles sur la Russie, les États-Unis, l'Europe ou la Chine s'ajoutent des analyses sur la religion et la violence, le mercenariat moderne ou la stratégie clausewitzienne par exemple. Plusieurs textes sont consacrés à des régions qui sont sous les feux de l'actualité (Proche-Orient), d'autres se penchent sur des zones dont on parle moins dans les médias, comme la région des Grands lacs en Afrique. De nombreux tableaux, graphiques et cartes viennent illustrer et compléter ces analyses.
Tandis que l'idéal républicain s'est défini, depuis l'Antiquité, comme la recherche, la défense et la primauté de l'intérêt général, on observe que certains courants conservateurs, voire réactionnaires, semblent aujourd'hui vouloir en détourner les valeurs et les symboles. Il y a donc lieu de s'inquiéter vraiment du dessaisissement, par les "progressistes" , d'un concept, d'un idéal, d'un régime et d'une histoire dans laquelle ils s'essayèrent pourtant à ériger bien haut les couleurs de l'émancipation, de la solidarité et de la fraternité... Avertis que la République n'est pas un bien définitivement acquis, les auteurs de ce sixième Cahier de Francs-Maçons interrogent la République d'aujourd'hui c'est-à-dire la réalité et l'actualité, dans la France d'aujourd'hui, des dispositifs de défense des libertés, de lutte contre les inégalités, sur la définition de l'intérêt général ou sur les nouveaux enjeux que constituent l'environnement ou l'entreprise. Une réflexion collective fondamentale, à la fois humble et audacieuse, portée par une profonde exigence humaniste.
Confier au privé, c'est-à-dire à des "mercenaires", la défense nationale et la sécurité publique, est-ce, pour l'Etat, abdiquer et renoncer à la souveraineté ? Ou bien est-ce donner aux forces de l'ordre et aux forces armées les moyens optimaux de mener à bien les missions que leur a confiées le pouvoir politique ? Et comment contrôler un processus si complexe et risqué ? Tandis que les débats sur la privatisation de la guerre et de la sécurité se limitent, au moins en France, à l'alternative stérile du "pour ou contre", Philippe Chapleau propose ici une réflexion vaste et féconde pour poser le problème de façon concrète et documentée, au-delà de toute caricature vaine et de parti pris idéologique.
La pratique du politiquement correct semblant intimement liée à toute conduite sociale, ce n'est pas l'existence du politiquement correct en soi qui peut poser problème, mais sa non-reconnaissance en tant que phénomène, laquelle implique la non-reconnaissance des contraintes qu'il impose sur l'individu et sur le groupe. Autrement dit, ce qui est dénoncé, ce n'est pas la langue dans sa nature, mais l'impact nocif de certaines pratiques langagières (volontaires ou non) sur les individus. Robert Nicolaï démêle ici avec finesse les multiples problématiques qui gravitent autour de ce thème et, décryptant les réflexions d'Orwell, nous propose un renversement de perspective : il nous invite, en effet, à réfléchir non plus à ce qu'on fait avec les langues, mais à ce que nous faisons, nous, dans la langue... Ainsi met-il au jour, à l'occasion d'analyses magistrales, les enjeux et les risques ultimes de la pratique de la langue de bois et du politiquement correct : réduire au minimum, voire rendre impossible, notre capacité de distanciation, de réflexion et de critique.
République sans curseur... Etrange formule ! De quoi Pierre Larrouy nous parle-t-il ? Du manque de symbolique de la société numérique, voire de la société tout court. De cette société habitée de valeurs-slogans devenues impuissantes, parce qu'elles veulent assumer une contradiction insoluble : des libertés tous azimuts et un besoin viscéral de collectif ou, lâchons le mot, d'autorité. Dans ce contexte, le curseur est précisément ce qui fait défaut aujourd'hui. Le curseur, Pierre Larrouy le définit comme "quelque chose qui permet de moduler, de s'ébrouer sans prendre le risque d'une rupture des relations collectives ou d'un égarement individuel, et qui voit la limite comme un champ des possibles et non comme un catalogue d'interdits, à l'opposé, donc, de la norme". Seul ce curseur, sans doute, est capable de donner le sens de la limite et de ce que peut être la liberté exercée au sein de cette limite ; et cela, sans tomber dans le piège autoritaire de la normalisation et de l'interdit. En lui, la confusion et l'extrémisme actuels trouvent leur résolution symbolique, à partir de laquelle la société peut actualiser une véritable cohésion.