La « revenante » entreprend une odyssée de la mémoire sur les chemins de sa vie antérieure. Des images surgissent et s'interpellent. Un beffroi, un canal, la cour d'une maison, un lilas? Entre les lignes, la silhouette d'une ville du Nord se dessine peu à peu. La ville est peuplée de fantômes : le vieil homme et l'usine, le musicien privé de musique, l'ornithologue fou, les Beaujebeke?Et toi, qui essaies de revenir sur les rivages du passé, qui es-tu donc sinon l'ombre de toi-même à la poursuite de ton propre fantôme ?...« Une petite librairie nichée dans une ruelle portait le nom ?Aux vraies richesses?. Peintes de la même couleur que la façade, les lettres de ciment n'ont pas été effacées au-dessus de l'ancienne devanture devenue une simple fenêtre de maison, elles se sont seulement enfoncées dans l'anonymat du mur. Impression que la ville voudrait sortir de l'anonymat, qu'il y aurait tout un livre à écrire. »
Nombre de pages
88
Date de parution
05/03/2024
Poids
113g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782913904859
Titre
La revenante. Beffrois
Auteur
Gérard Françoise
Editeur
CHAMBRE ECHOS
Largeur
135
Poids
113
Date de parution
20240305
Nombre de pages
88,00 €
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Quelques mois dans la vie d'une petite fille dont l'univers mental et sentimental balance lentement, du cocon familial et protecteur de la maison où sa mère penchée sous la lampe de la cuisine confectionne une robe "fantaisie, sans excentricité", jusqu'à l'école où l'enfant découvre son nom, "Bailleul Annie", inscrit en violet sur un carton vert. Avant le terrain vague, frontière arbitraire entre ces deux mondes, il y a la chaude présence d'une mère qui fascine l'enfant, au-delà, l'apprentissage merveilleux des mots et de leur singulier pouvoir.
C'est un fragment d'enfance au temps de Radio Days. Une gamine éperdue, dont les pensées ne cessent de tourbillonner, s'interroge sans fin sur l'avant, l'après d'un incroyable instant. Elle mène, dans un décor paisible de briques rouges et de lilas, une guerre secrète, acharnée, pour achever de se constituer, pour se reconstituer malgré la cassure. Elle cherche des issues à sa stupeur et se consume dans l'attente.
?À tous j'offre ces 9 mots clefs de guérison porteurs d'espoir, de vérité, d'amour et de paix. Mots de reconstruction, qui, depuis 1986, époque de mon expérience du cancer en phase terminale, m'ont amenée à vivre la divine alchimie de mon corps, de mon esprit et de mon âme. Mots de réconciliation avec la vraie vie, celle qui mène à l'essentiel. Mots de renaissance, qui m'ont permis d'adopter cette qualité de vie qui me donne aujourd'hui l'indicible joie d'être habitée par une prodigieuse énergie?.
Paris 1960, du vendredi au lundi de Pâques. Jacques Besse, sans logis, le ventre vide, déambule, passant et repassant par Singe-des-Près, le c'ur de la ville. Marcheur halluciné, insomniaque et fragile, il sillonne les rues et nous entraîne sur un rythme cassé, heurté. Acteur et spectateur de ce parcours que ses "fiancées" viennent hanter, il est comme ivre de son texte à mesure qu'il le vit, sa faim nous tenaille, vraie faim d'amour et de reconnaissance. Mais dure et âpre est la ville, sur laquelle plane l'ombre de la guerre d'Algérie.
Un jeune paysan au printemps de sa vie plante son décor sur une terrasse de 50 hectares de prés et de pâturages, « une terrasse sur le plateau suisse la vue à l'infini, jusqu'à la mer si les Alpes n'étaient pas venues se planter devant ». Il y savoure son monde d'herbes, de forêts, de chiens, de chèvres, élève pouliches et poulains et mène un dialogue quotidien avec ses chevaux. Au fil des saisons, il vit la neige éblouissante l'hiver, la sécheresse l'été, affronte les jalousies, le travail dans la montagne et l'amour indomptable.« L'idée c'était les premiers soleils de l'année nouvelle sur la neige. Des soleils qui inversaient la peur d'être foutu. La descente de l'hiver, dans le trou de la nuit hivernale, tu touches le fond et d'un coup tu remontes expulsé en pleine ébullition de rayons, ce contraste, entre le long tuyau obscur et le jaillissement éclatant. Ces oasis d'été en plein hiver, comme des mirages aussitôt submergés par des courants glacés. Assoiffés de lumière. »
Certes, Gandebeuf doit être rangé dans un classeur à part. Entre Laforgue et Prévert, entre Complaintes et Paroles du côté de Queneau. Les rêves de Gandebeuf ont de multiples facettes. Ils sont cocasses ou (et) tendres, co(s)miques et (ou) quotidiens, désespérés ou apaisés. Il faut les classer : par vingt degrés de lassitude sud là où la sciure du mot par une délicate attention exprime son édifiante misère.
Insatiable conteur de la houle et du ressac, Jean-Pierre Gandebeuf contemple à pleines journées la lumière, d'ailleurs, le jour voyage vite. Pour notre plaisir et pour le sien, il se fait chantre de tout ce qui anime les vastes étendues d'eau changeantes : J'attends que la mer devienne bleue et mince comme du papier Ce sera mon meilleur atelier pour chanter l'aube au printemps. De Cassis à Porquerolles, de Tanger à Roscoff, son siège social c'est le ventre des calanques où dorment les galets. Cet ancien journaliste du Dauphiné Libéré est devenu le griot du peuple majestueux des amers.