Les opératrices du téléphone. La face cahée d'un métier relationnel en France et en Allemagne
Georges Isabel ; Maruani Margaret
L'HARMATTAN
21,50 €
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EAN :9782296024175
Les opératrices au service des renseignements téléphoniques, un métier féminin de bas statut, emblématique du travail féminin non qualifié. Ces "construits sociaux" produisent la plupart du temps une image, celle de femmes discriminées, exploitées au travail, improductives, sans qualification véritable ni reconnaissance professionnelle, dominées par les (leurs) hommes qui leur infligent de surcroît les charges familiales. Au lieu de chercher à rendre visibles ces formes de "la domination masculine", nous avons inversé la démarche en analysant l'activité à travers ce que les travailleuses en font. Peu étudiées, ces catégories de salarié-e-s modestes font partie du noyau ancien et stable du salariat d'exécution, que la recherche contemporaine a tendance à ignorer. Qui sont-ils (ou plutôt elles, en l'occurrence), comment vivent-elles, quelles sont leurs aspirations sociales et professionnelles? Comment expliquer leurs choix professionnels, matrimoniaux, leurs modes de vie? A partir d'une enquête de terrain approfondie de type ethnographique (observations directes, entretiens et documents d'archives) en France et dans les deux parties réunifiées de l'Allemagne (mais toujours distinctes en matière de comportement d'activité des femmes), la lecture de ce livre permet de saisir les contours de ce groupe social et la spécificité d'un service public "à la française". A ce titre, il ouvre des horizons à tous ceux et toutes celles qui s'intéressent aux modes de vie des classes populaires en France et en Allemagne. Cet ouvrage apporte une contribution originale à la sociologie des professions et des rapports sociaux de sexe
Nombre de pages
228
Date de parution
15/02/2007
Poids
250g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296024175
Titre
Les opératrices du téléphone. La face cahée d'un métier relationnel en France et en Allemagne
Auteur
Georges Isabel ; Maruani Margaret
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
250
Date de parution
20070215
Nombre de pages
228,00 €
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Dans ce recueil intimiste au rythme mélodieux, empreint de la musique qui l'a vue grandir, Isabelle Georges livre ses émotions toutes nues, telles qu'elles la traversent et retournent son âme. A la fois chuchotement et grand cri, de douleur ou de douceur, sa voix se fait entendre pour conter ses rêves et ses souvenirs à la lumière des sensations, des sentiments, des envies.
Sao Paulo, 18 millions d'habitants en comptant sa " périphérie interne " et sa région métropolitaine. Travail, drogue, associations, vie quotidienne, famille sont des thèmes récurrents dans toutes les banlieues du monde, mais qui connaissent ici des changements contrastés, voire contradictoires. Le travail, c'est l'exploitation sans masque pour les couturières, les Boliviens, les recycleurs de déchets, les camelots, mais aussi, dans ces activités, une tendance vers une grande égalité entre les travailleurs des deux sexes. Par la drogue, alternative à l'absence ou à la dévalorisation du travail, s'affirme le modèle de " la marchandise politique ", en délégation tacite du pouvoir et sous la houlette d'une organisation, le PCC (Premier Commando de la Capitale) à l'origine syndicat de prisonniers. Modèle en expansion en d'autres activités, renforcé de toutes les convictions néo-libérales. L'action associative est ainsi divisée entre économie solidaire, venue du bas, largement féminine, innovatrice, et entreprenariat social piloté par les agences mixtes privées-publiques, orienté par de douteuses rationalités économico-sociales. La vie quotidienne est happée par un rapport à la religion très individualiste qui profite aux néo-pentecôtismes et " rénovations " diverses ; elle s'organise mal dans l'espace de l'habitat collectif et de l'habitation précaire. Mais l'espace privé, pris dans les tempêtes simultanées de la crise économique durable et de sa propre restructuration égalitaire, résiste comme un lieu capable de peser dans l'espace public. La banlieue plie mais ne rompt pas. Lieu de concentration des problèmes qui prend la place du lieu de travail, elle est pleine de passages et de passeurs qui nouent une chaîne d'autonomie morale à travers diverses formes de résistance dont le rap des Racionais est un des symboles forts.
L'Amérique latine est souvent considérée comme un laboratoire de politiques publiques, qui accompagnent le développement de formes néo-libérales de capitalisme. Après les années 2000, l'Etat social signe son " retour ", marqué par une nouvelle génération de politiques sociales d'assistance dites conditionnelles, dans des contextes de réduction des dépenses publiques, d'extension de la marchandisation et d'intense concurrence politique. Cet ouvrage explore les nébuleuses d'acteurs engendrées par la mise en pratique de ces politiques, à partir d'enquêtes ethnographiques menées dans cinq métropoles d'Amérique latine. Il montre comment elles instituent une police des familles, centrée sur les femmes et fondée sur une économie morale valorisant l'éthique du care et de la responsabilité. La gestion et la répartition du travail reproductif s'opèrent par des dispositifs d'activation, d'incitations comportementales et de contrôle de proximité. Ce mode de gouvernement moral des pauvres tend à instaurer un ordre politique qui organise la reproduction sociale et économique et repose sur une division du travail entre sexes, générations et classes sociales. Il nourrit l'essor des opportunités de profit marchand et des positions d'intermédiation. Cette face morale des politiques économiques néolibérales a permis un compromis de gouvernement, qui s'est estompé. S'il se démarque de ce cadre général, le cas de Cuba, aux prises avec une réforme de sa politique sociale, confirme la centralité du care et des injonctions morales dans les politiques publiques.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...