Revue française des affaires sociales N° 4, octobre-décembre 2021 : Hôpital : réformes, crises et ré
Gelly Maud ; Hivert Joseph ; Spire Alexis
DOC FRANCAISE
23,50 €
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EAN :3303337402774
Ce dossier offre un éclairage complet sur la situation hospitalière actuelle. Ce numéro de la Revue française des affaires sociales est composé de quatre articles et de trois points de vue qui s'inscrit à la fois dans une tendance de fond (les réformes de l'hôpital, les crises et les résistances qu'elles suscitent) et dans l'actualité en raison des fortes contraintes que l'épidémie du Covid-19 a fait peser sur les infrastructures et les personnels. Suivent cinq articles hors dossier dont les sujets portent sur la vie professionnelle des jeunes atteints de la mucoviscidose, l'accompagnement à l'autonomie des patients d'un centre de santé à Toulouse, l'action des agences régionales de santé contre les inégalités sociales de santé, les réseaux personnels de patients atteints de cancer et les inégalités sociales de santé dans la dimension émotionnelle du travail d'aide à domicile ainsi que d'une note de lecture.
Nombre de pages
256
Date de parution
26/01/2022
Poids
469g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
3303337402774
Titre
Revue française des affaires sociales N° 4, octobre-décembre 2021 : Hôpital : réformes, crises et ré
Auteur
Gelly Maud ; Hivert Joseph ; Spire Alexis
Editeur
DOC FRANCAISE
Largeur
160
Poids
469
Date de parution
20220126
Nombre de pages
256,00 €
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Plus de trente ans après la conquête du droit à l'avortement et à la contraception, on peut se demander comment la médecine peut répondre aux besoins des femmes en évacuant les rapports sociaux de sexe pour se cantonner à un enseignement purement technique. Quelle préparation pour les étudiants en médecine ? Quelle prise en charge de l'avortement et de la contraception par les facultés de médecine ? Une réflexion sur la nécessité que l'université réponde aux besoins de santé des femmes correspondant aux conditions de leur autonomie.
Les politiques publiques jouent un rôle majeur dans la distribution des biens de santé, et dans leur attribution sélective ou prioritaire à certains groupes sociaux. Pour saisir la production des inégalités sociales face à la maladie et la mort, chercher à comprendre comment certains agents sociaux s'approprient des biens qui ont des effets favorables sur la santé, comment d'autres en sont privés, et identifier les propriétés sociales de ces agents, il faut donc analyser les politiques qui conditionnent cette appropriation. En articulant deux enquêtes menées dans des dispositifs publics et associatifs de dépistage du VIH et dans un hôpital public du Grand-Est pendant l'épidémie de covid, ce livre montre comment les politiques publiques objectivent, occultent, reproduisent et amplifient les inégalités sociales en matière de santé. Ces enquêtes les politiques publiques dans le champ de la santé, et mettent en évidence les formes de ciblage et de tri qui les orientent. Qu'il s'agisse du dépistage du VIH ou de l'accès à la réanimation et à la vaccination pendant l'épidémie de covid, les politiques publiques qui ne sont pas orientées par la prise en compte des inégalités sociales de santé tendent à les amplifier. Plus les biens spécifiques produits dans le champ médical sont rares, plus l'Etat intervient dans la régulation de leur distribution, et plus les effets inégalitaires de l'action publique échappent à d'éventuelles mesures de rattrapage à des niveaux intermédiaires de l'action publique.
Depuis une dizaine d'années, la montée en puissance du thème des « inégalités sociales et territoriales de santé » est repérable à la fois dans l'action publique et dans la recherche en sciences sociales. Paradoxalement, alors même que l'on observe un « retour des classes sociales » dans les sciences éponymes, les inégalités de santé et les pratiques discriminatoires sont rarement réfléchies en termes de rapports de domination entre classes sociales, et a fortiori dans leur articulation avec d'autres rapports de domination (de sexe, de race, d'âge notamment). Si l'épidémie de Covid-19 a pu être analysée comme une « épidémie de classe » et, plus timidement, comme un révélateur des inégalités raciales, les questions de santé restent rarement lues sous cet angle, y compris lors des crises sanitaires majeures des dernières années. Ce numéroentend analyser les logiques de (re)production des inégalités et de cumul des discriminations en matière de santé à l'aune de ces rapports de pouvoir. Il s'agit aussi, ce faisant, de contribuer à l'étude des processus de différenciation des filières de soins et de protection sociale. À travers des enquêtes portant sur des terrains et objets aussi divers que les urgences hospitalières, la reconnaissance des maladies professionnelles, les néonaticides, la valeur sociale des malades et l'occultation de leur douleur, la critique du pouvoir médical ou, à l'inverse, la médecine des riches, les articles constituant ce numéro visent à appréhender les pratiques et politiques de santé en mobilisant sociologie des rapports sociaux, sociologie du travail et sociologie de l'action publique. De plus, par des entretiens avec des sociologues de différentes générations, ayant en commun de faire de la notion de santé publique et de ses reconfigurations dans le champ médical un objet de recherche, ce dossier met en débat les tendances à l'annexion des sciences sociales de la santé par l'épidémiologie, la recherche interventionnelle ou encore la santé publique. À l'heure où l'épidémie de Covid-19 voit se multiplier, dans des proportions comparables à ce qu'avait produit l'épidémie de sida, les recherches incluant les sciences sociales à titre de supplément d'âme de la recherche biomédicale, ce dossier renverse la perspective et fait de la santé un objet de sociologie critique.
Ce numéro des cahiers de l ‘INHESJ traite des représentations du crime et de la violence. Il s’interroge sur l’attirance humaine pour le crime et ce qu’elle a reproduit dans deux dimensions principales de l’art, le langage écrit et le langage cinématographique. Quelques thèmes principaux font l’objet des articles de ce numéro : le roman policier dans la littérature moderne ; le film policier, le meurtre, le voyeurisme, l’explosion des séries télévisées, du terrain à l’oeuvre les professionnels devenus écrivains : policiers magistrats, criminologues…