Servir le prince en temps de guerre civile. Dans l'Europe des XVIe et XVIIe siècles
Gellard Matthieu ; Haan Bertrand ; Foa Jérémie
PU RENNES
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EAN :9782753593237
Le service implique une hiérarchie et se fonde sur une réciprocité : il revient au sujet de satisfaire et d'assister les détenteurs du pouvoir, comme aux détenteurs du pouvoir de reconnaître, d'accréditer et de récompenser le service rendu. Le service s'accompagne d'un discours mettant en exergue le dévouement voire le sacrifice, tout en demandant à être confirmé en actes. Ainsi est-il un fondement de la fidélité aux princes, doit-il être profitable à chacun, et ouvre-t-il la porte à la négociation. Comment comprendre, dans une perspective européenne et au sein de la première modernité, le service comme ce lien fondamental qui innerve tous les rapports d'autorité ? La réponse ne tient pas à une construction hiérarchique décidée du sommet mais à des interactions entrecroisées. Elle ne tient pas seulement à des éléments de discours, mais à des comportements individuels et collectifs entre les sujets et leurs dirigeants. Elle ne se limite pas aux élites sociales sur lesquelles l'historiographie a jusqu'ici concentré son attention, mais elle concerne l'ensemble des acteurs qui invoquent leur attachement indéfectible à un prince ou à une communauté quelle qu'elle soit (une République, une Eglise, une ville, etc.). Au-delà de ces rapports vécus sur un mode personnel et même charnel avec les dirigeants, le service met en concurrence les convictions politiques et religieuses. Alors que nombre d'Etats s'affirment au cours de la première modernité comme des entités autonomes, le service rendu à la personne du dirigeant et les obligations ressenties envers l'Etat, le bien commun ou l'Eglise, tendent à se dissocier, voire à entrer en conflit dans le cadre de guerres civiles et de guerres de Religion. C'est au coeur de ces périodes de déchirures que le service et la relation au service vivent une mutation décisive. C'est en leur sein que s'éclairent le plus vivement les pratiques et les conceptions politiques fondées sur le service dans ses différentes formes, dans ses actes, dans les imaginaires qu'il met en jeu, dans les négociations et les conflits qu'il suscite.
Nombre de pages
319
Date de parution
11/01/2024
Poids
488g
Largeur
165mm
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EAN
9782753593237
Titre
Servir le prince en temps de guerre civile. Dans l'Europe des XVIe et XVIIe siècles
Auteur
Gellard Matthieu ; Haan Bertrand ; Foa Jérémie
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
488
Date de parution
20240111
Nombre de pages
319,00 €
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De 1562 à 1629, les guerres de Religion sont marquées par les révoltes successives des huguenots, des Malcontents et des ligueurs. Pour obtenir des soutiens militaires et financiers contre la monarchie française, ces rebelles font régulièrement appel à des puissances étrangères, en cherchant notamment à susciter leur solidarité confessionnelle. Ces demandes de secours sont présentées par des émissaires envoyés dans les différentes cours européennes, en Angleterre, en Allemagne, en Italie, en Suisse et en Espagne. Le but de cet ouvrage est d'étudier les formes de ces diplomaties rebelles, leurs acteurs, leurs objectifs et leurs pratiques concrètes. Il s'agit aussi d'observer l'accueil accordé aux émissaires rebelles par les gouvernements étrangers auxquels ils s'adressent, ainsi que le regard posé sur eux par le monde de la diplomatie officielle, en particulier par les ambassadeurs français tenus de réagir à ces missions. Ainsi sont mis au jour des aspects méconnus des relations internationales des XVIe et XVIIe siècles, alors que toute une frange de la vie diplomatique échappe encore largement au contrôle des États.
Ce livre s'intéresse à l'action politique de Catherine de Médicis et pose la question de la place de la reine mère auprès de ses fils et de ses moyens d'action. Il examine la manière dont la prise de décision politique ou diplomatique est modelée par l'échange épistolaire.
On a souvent davantage besoin d'une petite lumière que de grands conseils pour avancer sereinement à la découverte de soi-même. Alors ces histoires, petites lanternes colorées, sont nées pour indiquer une direction, un carrefour important. En se fondant sur les quatre éléments, ces histoires pleines de sagesse, de poésie et d?intelligence vont vous permettre de faire voyager et grandir votre esprit : licornes, vieux sages, vent, guerriers, elfes, loups, enfants? même un tout petit cactus peut vous enseigner de grandes choses. Venez, vous aussi, car dans ce monde, peut entrer quiconque ouvre son c?ur au parfum du jasmin, au sourire de la pluie, à la beauté du partage?Notes Biographiques : Dominique Blondel est initiée très jeune à l?art. Elle commence sa carrière par la poésie. Diplômée d'Histoire de l'Art, artiste et thérapeute, elle découvre sa vocation d?« ouvreur de chemin » et décide d'aider les gens à trouver leur voie. Nathalie Gollard : Artiste peintre, la peinture lui permet de voyager et d?aller plus loin dans ses émotions, en s?ouvrant à d?autres arts comme la décoration intérieure, la peinture sur meuble, la gemmologie ou encore la peinture fantastique. Elle souhaite aujourd'hui partager son art.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.