LE MYTHE DE PYGMALION AU XIXE SIECLE. POUR UNE APPROCHE DE LA COALESCENCE DES MYTHES.
GEISLER-SZMULEWICZ A
CHAMPION
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EAN :9782745300133
Pygmalion fascine le XIXe siècle : Balzac et Zola, Latouche et Champfleury, Gautier et Villiers, font, en même temps que beaucoup d'autres, le rêve d'un homme qui animerait sa création et en serait aimé. Mais le mythe a bien changé. Travaillé, repensé, il ne se présente plus sous sa forme pure, comme récit complet ; il s'associe avec d'autres (Prométhée, l'Androgyne, Méduse, Narcisse...) en un écheveau complexe, pour exprimer des significations nouvelles. En un siècle où l'artiste n'en finit pas de se concevoir, il devient un mythe de la création artistique. La variété des cas de « coalescences » reflète la diversité et l'évolution des représentations de l'artiste par lui-même, du romantisme à la décadence. Inversement, le retour des mêmes figures révèle la cohérence du matériel imaginaire et culturel, lorsqu'il s'agit de méditer sur les pouvoirs respectifs de la nature et de l'art. Mieux que tout discours en forme, cette permanence contribue à fonder l'unité du XIXe siècle.
Date de parution
03/05/2000
Poids
850g
Largeur
160mm
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EAN
9782745300133
Titre
LE MYTHE DE PYGMALION AU XIXE SIECLE. POUR UNE APPROCHE DE LA COALESCENCE DES MYTHES.
ISBN
274530013X
Auteur
GEISLER-SZMULEWICZ A
Editeur
CHAMPION
Largeur
160
Poids
850
Date de parution
20000503
Disponibilité
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L un part (Hugo), l autre reste (Théophile Gautier). La carrière littéraire de Gautier enveloppe l intégralité du Second Empire, le plus long régime politique de son existence, au point qu Armand de Pontmartin et Frédéric Loliée le considèrent comme l un des « poètes du trône ». Solidement ancré dans un régime qui compte sur son aura, Gautier uvre en faveur de son fils Toto nommé sous-préfet à Ambert, accepte la charge de Bibliothécaire de la Princesse Mathilde, brigue un siège d Académicien... Aurait-il retourné son gilet rouge? Un rapport de police établit en 1854 qu en « politique, Gautier n a pas d opinion », tandis que son uvre continue de célébrer la liberté esthétique et morale. Quatorze spécialistes de littérature et d art se sont penchés sur ce point d observation privilégié du Second Empire qu est Gautier: à travers lui, c est le paradoxe de l autonomie de l artiste pris au c ur d un dispositif de dépendance économique qu on interroge.
L'indéfectible amitié de Gérard de Nerval et de Théophile Gautier, nouée lorsqu'ils étaient condisciples au collège Charlemagne, ne cessa qu'avec la mort de Nerval en janvier 1855 dans son Histoire du romantisme Gautier au soir de sa vie témoigne encore de leur complicité : " Nos écritures étaient soeurs comme nos coeurs étaient frères, et elles se ressemblaient à s'y méprendre parfois. " Le volume Gautier et Nerval, collaborations, solidarités, différences rassemble les contributions de sept spécialistes de ces deux auteurs, qui portent un regard nouveau sur leurs activités communes, sur les passions qu'ils ont partagées et sur leurs spécificités en considération des courants esthétiques ou idéologiques contemporains. Sont explorés différents terrains de rencontre : la presse (où les deux collaborateurs signèrent parfois leurs articles " G. G. ", avant de poursuivre chacun sa propre voie) ; leur rapport à l'Orient ; les récits en prose, notamment Jeunes France ; la poésie à l'époque de la Bohème du Doyenné ; mais aussi le théâtre, que l'un et l'autre fréquentèrent assidûment, et où ils se retrouvèrent parfois pour écrire des comptes rendus ? selon un processus d'écriture " collaborative " qui questionne la notion même d'" auteur " et qui constitue un véritable défi pour les éditeurs des Oeuvres complètes de l'un comme de l'autre.
Le volume 2017 réunit les actes du colloque international qui s'est tenu à Paris avec les 9 et 10 juin 2016. " Au plus haut sentiment littéraire, il réunit des qualités de style, un talent de description qui l'ont fait reconnaître universellement pour un de nos plus savants maîtres en l'art d'écrire ", écrit en 1858 l'éditeur Hetzel au sujet de Gautier - trait que l'écrivain lui-même contribue à fixer, en revendiquant l'importance qu'il accorde à la forme dans son oeuvre propre comme dans celles des artistes et écrivains dont il a à juger. Cette attention dicte sans doute en partie la célèbre dédicace au " poète impeccable ", au " parfait magicien ès lettres françaises " de Baudelaire. A ses détracteurs qui réduisent son rapport à la langue et au style à la défense de " l'art pour l'art ", Gautier oppose une définition élargie de la langue, fondée sur l'union étroite du fond et de la forme : " une belle forme est une belle idée, car que serait-ce qu'une forme qui n'exprimerait rien ? "