? De l'avis général, les partis politiques sont en crise. L'apport de cet ouvrage est de recenser les causes nombreuses et complexes de leurs transformations. C'est aussi la question de la défiance à l'égard de la politique qui est abordée de manière concrète, et en examinant les mécanismes qui la génèrent. Sans langue de bois, dans la pluralité des points de vue. L'originalité forte de l'ouvrage est de croiser les regards de chercheurs et de témoins, militants ou anciens militants d'organisations différentes. Ainsi, le point de vue de l'action vient utilement en contrepoint des sciences sociales. Le lecteur est alors étonné par la multiplicité des aspects qui doivent être pris en compte pour comprendre l'affaissement d'organisations qui étaient des acteurs majeurs de l'activité politique dans le passé. Mais, d'éclairage en éclairage, il comprend mieux pourquoi les partis sont devenus de moins en moins attractifs et représentatifs. L'ouvrage, ainsi, recense en creux toutes les facettes sur lesquelles il faudrait intervenir pour inverser la tendance. Une telle inversion est-elle possible ? Est-elle souhaitable ? A quelles conditions ? Comment changent les façons de militer ? Pourquoi les partis sont-ils devenus si répulsifs ? Ont-ils un avenir ? Est-ce, à présent, la fin des partis ? Quelles sont les conséquences de leur affaiblissement ? Des mouvements comme La République en Marche ou Cinq Etoiles en Italie vont-ils les remplacer ? Un bilan clair, riche et approfondi, des causes de l'affaissement des partis, une somme indispensable pour celles et ceux que l'inaction désespère, un livre de référence, qui aide à inventer une démocratie où les élus seront davantage représentatifs de la population.
Nombre de pages
386
Date de parution
06/09/2018
Poids
500g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782365121699
Titre
Que faire des partis politiques ?
Auteur
Gaxie Daniel ; Pelletier Willy
Editeur
CROQUANT
Largeur
140
Poids
500
Date de parution
20180906
Nombre de pages
386,00 €
Disponibilité
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La théorie démocratique postule des citoyens attentifs aux événements politiques, au fait des problèmes et instruits des idéologies en lice, exprimant en définitive par leur vote un choix réfléchi et motivé. C'est une tout autre réalité que dévoile l'analyse sociologique : la capacité de manipuler la symbolique politique est fort inégalement répartie, et ceux qui en bénéficient au plus haut degré sont aussi ceux qui détiennent, par ailleurs, les autres pouvoirs socio-culturels. La structure même du champ politique perpétue un sens d'autant plus efficace qu'il est caché, dont le fonctionnement conforte le monopole des professionnels de la politique, favorise les partis représentatifs des classes supérieures et contribue en fin de compte à reproduire les clivages essentiels d'une société inégalitaire.
L'administration territoriale est structurée par des luttes en tous sens entre les représentants de diverses catégories d'institutions. Cet ouvrage en décrit les manifestations, les enjeux et les conséquences. Ces luttes échappent pour une part aux clivages partisans. Elles favorisent la constitution de groupements d'élus et d'opposition spécifiques dont l'Etat est un acteur parmi d'autres. Leur analyse met en évidence des dimensions mal connues et souvent souterraines de l'activité politique.
Gaxie Daniel ; Thiers Eric ; Charle Christophe ; H
La démocratie et les élites Daniel Gaxie L'anti-élitisme, une passion française ? Eric Thiers Elites politiques et enseignement supérieur. Sociologie historique d'un divorce et d'un échec (1968-2012) Christophe Charle Comment lutter contre l'élite-bashing ? Patrick Hetzel Le temps long de la politique Etienne Ollion, Julien Boelaert , Sébastien Michon A quoi croient nos élites ? Archéologie de la pensée dirigeante Gaspard Koenig Elites économiques : à qui profite la financiarisation ? Pierre François et Claire Lemercier Les grands serviteurs de l'Etat, une espèce en voie de disparition ? David Kessler Les élites intellectuelles et la crise de la démocratie Emile Chabal De la nécessité de la sélection et de ses modalités Laurent Bigorgne Europhobie : en finir avec les boucs émissaires Jean-Louis Bourlanges chroniques Les deux visages de l'impôt à finalité écologique Hervé Raimana Lallemant-Moe Repères étrangers (1er octobre ? 31 décembre 2016) Pierre Astié, Dominique Breillat, Céline Lageot Chronique constitutionnelle française (1er octobre ? 31 décembre 2016) Pierre Avril et Jean Gicquel
Thèse pour le doctorat en science politique de l'Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne présentée et soutenue sous le titre Gouverner par accommodements. La régulation publique de l'accès à l'école et les stratégies des familles. Comme le titre de l'ouvrage l'indique, cette recherche apporte des éclairages particulièrement intéressants sur un mode de gouvernement par accommodements qui fabrique de l'acceptabilité sur des questions pourtant sensibles par la mise en oeuvre d'un subtil dosage de contraintes, dérogations, répressions, et tolérance devant beaucoup de contournements. Ce sont des sujets majeurs de la réflexion politique qui se trouvent ainsi éclairés par une étude de terrain minutieuse et approfondie prenant appui sur des interrogations théoriques de grande portée. C'est la marque d'une approche des sciences sociales qui s'est développée en France, à l'écart des attentes d'une orthodoxie nationale et internationale. Cet ouvrage en justifie la pertinence de manière particulièrement éclatante.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.