Dans Ni enfant, ni rossignol, Virginie Gautier évoque l'expérience sensible de sa rencontre avec le Lac de Grand-Lieu. Par le texte et le dessin, elle ouvre le lieu. Elle révèle les traces parfois imperceptibles, des lignes, des errances, des passages pour construire un espace plus grand que le lieu lui-même. Un labyrinthe aquatique et végétal peuplé d'enfants : sauvages, imaginaires et réels ; d'adolescents, de danseurs, d'oiseaux, de personnages mythologiques ou de promeneurs qui se croisent sans se voir. Avec Ni enfant, ni rossignol, Virginie Gautier poursuit son travail sur les liens indissociables entre le corps et le paysage qu'elle a déjà abordés dans Les zones ignorées et Les yeux fermés, les yeux ouverts. «Sur l'îlot minuscule, l'adolescent si bien caché regarde le reflet du ciel. La mousse, près de l'écran d'eau douce, transpercée par les joncs. Joute des joncs dans l'eau. Pendant que les poissons collent leurs bouches à la peau de ses doigts. Vision où défilent des nuages chargés de feuilles neuves, très pâles. Ses yeux s'emplissent de buées. Les nuages s'amarrent, s'émoussent, se transforment. Se divisent, s'éparpillent. L'oeil s'y perd, n'y reconnaît pas son chemin, n'y cherche rien, s'abreuve du fugace, de l'aperçu, de la fragilité des formes. Voir, c'est comme boire, comme avaler. Le garçon adolescent est enivré, complètement repu».
Nombre de pages
54
Date de parution
02/10/2015
Poids
117g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782848092553
Titre
Ni enfant, ni rossignol
Auteur
Gautier Virginie
Editeur
JOCA SERIA
Largeur
150
Poids
117
Date de parution
20151002
Nombre de pages
54,00 €
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Marcher dans Londres en suivant le plan du Caire, de Virginie Gautier, est le long poe me d'une ville traverse e qui serait toutes les villes ensemble : me tamorphoses d'un monde flottant dont il s'agit de repe rer les traces d'ombres. Que le tunnel dont il est question dans le livre soit celui du me tro, celui qu'empruntent les "clandestins" pour traverser la Manche, ou la grotte dans laquelle nos "ance tres" ont dessine leurs premiers repe res, il est surtout le lieu de confluences entre le dessous et le dessus de toute ville. Entre les me moires accumule es, inscrites, grave es, recouvertes, efface es presque, disparues, retrouve es et l'e lan vers ailleurs, vers autre chose a venir qui doit se de lester du passe . Lieu mouvant ou les de placements cre ent une identite toujours fuyante. "On dit je suis d'ici. On est d'un autre temps, qui e chappe. Autant dire d'ailleurs, autant dire de plus jamais".
Vers les terres vagues est le récit d'un voyage - déplacement, enquête, rêverie - vers la Zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes. C'est le récit à la première personne d'une expérience sensible, subjective et politique : une expérience d'investigations, de rencontres, et d'invention de relations. Cette narration d'abord méditative et solitaire, temps de marche, devient ensuite séjour à l'épreuve de ce " nous " qui tente de se construire à Notre-Dame-des-Landes. Vers les terres vagues tisse des liens entre des temporalités et des géographies différentes, mais aussi entre une utopie, ce " rêve d'une chose ", et sa mise à l'épreuve.
Le 19 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise, un homme est mort. Il s'appelait Adama Traoré. Depuis, un comité disant défendre sa mémoire affirme que des gendarmes l'ont tué. Des centaines d'articles ont repris cette thèse. Adama Traoré est devenu le George Floyd français, le symbole de la violence présumée aveugle des forces de l'ordre. Les gendarmes qui l'ont arrêté ce jour-là, par contraste, sont devenus l'incarnation du racisme d'Etat. Voilà plus de six ans, devoir de réserve oblige, qu'ils se taisent. La mère de l'un d'entre eux, Romain, qui commandait la patrouille, a décidé de prendre la parole. Comment vivriez-vous si, pendant des années, il vous était impossible d'ouvrir le journal ou d'allumer la télévision sans risquer de lire ou d'entendre que vous avez élevé un meurtrier ? Le tout sans preuve ni respect pour la vérité ? Or celle-ci est pourtant simple : il n'y a aucune charge contre les gendarmes. Ils n'ont même jamais été mis en examen. Si l'affaire n'a pas encore été classée, c'est sous la pression d'un comité de militants professionnels, loin de représenter la France des cités, pour qui la mort d'Adama Traoré relève de l'opportunité politique. L'enquête d'Erwan Seznec, qui complète ce témoignage, le démontre.
Il s´agit ici d´une édition critique de l´Autoportrait dans un miroir convexe qui révèle John Ashbery au grand public en 1975 : le livre reçoit simultanément les trois plus prestigieux prix littéraires américains, le Pulitzer Prize for Poetry, le National Book Award for Poetry et le National Book Critics Circle Award for Poetry. L´Autoportrait dans un miroir convexe tire son nom d´un long poème, méditation métaphysique de l´auteur sur l´autoportrait réalisé en 1524 par le peintre italien Parmigianino. Il s´agit, comme dans les autres poèmes du livre, d´une partie de cache-cache du poète avec ses images, ses ombres et ses formes. Ce jeu sérieux et drôle mène parfois, au détour d´un vers, au sourire mélancolique du poète qui invite le lecteur à se regarder lui aussi dans le miroir du poème. Cette nouvelle traduction est suivie d´essais d´écrivains et universitaires qui ont côtoyé John Ashbery et ont contribué à le faire connaître en France.
Une réinterprétation poétique d'une légende millénaire Le livre puise sa source dans la légende de la cité maudite d'Herbauges, engloutie au IVe siècle par les eaux du lac de Grand-Lieu. Milène Tournier s'empare de la figure de la "femme de Romain" , condamnée à devenir pierre pour s'être retournée vers la ville en train de sombrer, malgré l'interdiction divine. A travers elle, l'autrice explore le geste du regard en arrière, celui qui transforme et fige. Le mouvement interdit : l'obsession du "se retourner" L'ouvrage est une méditation profonde sur la volte-face. L'autrice tisse des liens entre le destin de la Femme d'Herbauges et d'autres figures célèbres comme Orphée et Eurydice. Elle interroge ce besoin humain de "revoir, revenir, recommencer" . De la nuque qui se vrille aux boomerangs, du retour chariot des machines à écrire au mouvement des tracteurs dans les champs, Milène Tournier traque la poésie du contre-mouvement. Un ancrage territorial fort Ecrit dans le cadre d'une résidence d'auteur à Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, le livre est intimement lié à la Loire-Atlantique. Il rend hommage au paysage mouvant du lac de Grand-Lieu, où l'eau dicte sa loi et force les promeneurs à reculer, imposant elle-même une forme naturelle de volte-face. Une écriture fragmentée et sensorielle Fidèle à son style de poétesse et dramaturge, Milène Tournier propose une écriture très visuelle, évoquant ses célèbres vidéo-poèmes. Le texte oscille entre récit légendaire, souvenirs d'enfance et observations du quotidien, créant une oeuvre hybride où chaque page est un nouveau départ.