1789-1804 Révolutions / Contre-révolutions. La Révolution française et la question coloniale
Gauthier Florence
ATLANTIQUES DEC
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EAN :9782492182112
Le 17 thermidor an III (4 août 1795), Boissy d'Anglas - membre de la commission chargée par la Convention thermidorienne de rédiger un projet de nouvelle constitution - présente son rapport et son projet d'articles constitutionnels relatifs aux colonies. Il théorise, à cette occasion, le concept d'" assimilationA " et propose la première départementalisation des colonies françaises. L'assimilation n'est donc pas une invention des IIe et IIIe Républiques et du second empire colonial français ; la départementalisation, elle, ne date pas de 1946 et de la IVe. Ce concept et son application ont une histoire bien plus ancienne, méconnue ou ignorée. Loin d'être un concept philanthropique, la théorie de l'assimilation marque d'abord une rupture avec les deux déclarations des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et de 1793 - en établissant un ségrégationnisme climatique des droits politiques - et entreprend de restaurer une politique de puissance visant à empêcher toute souveraineté des peuples des colonies. Reprise par les régimes républicains successifs des XIXe et XXe siècles, l'assimilation a été mise en oeuvre par tous les gouvernements républicains qui se sont succédés jusqu'à nos jours. L'étude de ce texte du XVIIIe siècle offre, par conséquent, une grille de lecture pour les temps présents.
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Nombre de pages
106
Date de parution
08/06/2023
Poids
95g
Largeur
110mm
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EAN
9782492182112
Titre
1789-1804 Révolutions / Contre-révolutions. La Révolution française et la question coloniale
Auteur
Gauthier Florence
Editeur
ATLANTIQUES DEC
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110
Poids
95
Date de parution
20230608
Nombre de pages
106,00 €
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La naissance du préjugé de couleur. Débat esclavage / abolition au tournant de la Révolution. Qu'est-ce qu'un "? noir ? ", un "? métis ? ", un "? blanc ? " en plein siècle des Lumières, alors que la France pense créer la figure de l'homme universel ? Cet ouvrage fait revivre le grand débat qui vit s'affronter, sous la Révolution, adversaires et partisans du préjugé de couleur, querelle ouverte par la remise en cause de l'ordre esclavagiste dans les colonies françaises d'Amérique. Deux hommes s'opposent : Julien Raimond, riche métis libre des Antilles, fondateur de la Société des Citoyens de Couleur, et Moreau de Saint-Méry, porte-parole des colons et opposé à toute réforme. Le combat de Julien Raimond, lui-même propriétaire d'esclaves, ne porte pas d'abord sur l'abolition. Il veut avant tout défendre les hommes libres de couleur, qui en 1771 avaient été privés de leurs droits politiques. Ce n'est que peu à peu que sa position évolue et qu'il prône la fin de l'esclavage (effectivement aboli une première fois en 1794). A partir d'archives inédites, Florence Gauthier offre de nouvelles perspectives pour comprendre le clivage qui oppose en France et dans le monde les ambitions du différentialisme à celles de l'universalisme et de son unité affirmée du genre humain.
Biographie de l'auteur Florence Gauthier, maître de conférences en histoire moderne à lUniversité Paris 7, a publié notamment La voie paysanne dans la Révolution française (La Découverte/Maspero), La guerre du blé au 18e siècle (avec E. P. Thompson et al., La Passion), La Révolution des droits de lhomme et du citoyen (La Documentation française).
Dans les colonies d'Amérique, les asservis étant tous d'origine africaine, la couleur en vint à être l'indice social de la non-naissance et donc, en elle-même, le critère de leur origine servile. Le racisme n'est qu'un avatar du préjugé aristocratique de classe. Il substitue aux signes extérieurs de noblesse (coiffures altières et atours somptueux), un critère épidermique inhérent, celui de la blancheur de race. Accompagnée dans tous les cas, d'une trique, d'une chicotte et d'une potence. La lutte menée par les insurgés des Iles contre les colons blancs s'inscrit sans équivoque au cœur de la lutte révolutionnaire contre la ci-devant classe aristocratique. Extrait de la préface de Claude Meillassoux.
Un essai qui propose une analyse critique de la suppression de la série littéraire et la modification du programme de philosophie dans l'enseignement secondaire français à compter de l'année scolaire 2020-2021. Derrière une énième "réforme" de l'Education nationale, Harold Bernat s'attelle à démontrer que nous faisons face à un vaste programme anthropologique qui, par la liquidation de la force critique la philosophie et la transformation des professeurs en simples pourvoyeurs de culture générale, oeuvre au désarmement intellectuel des élèves pour les abandonner à l'asservissement du marché. Face à cette casse de l'Ecole républicaine menée au nom des logiques de l'entreprise privée, face à cette trahison de la République, l'auteur exhorte au combat pour la sauvegarde de l'esprit critique et pour le rétablissement d'une formation humaniste qui, seule, permet l'autonomie intellectuelle et morale des individus. Il s'agit de rendre les armes de la raison et de l'analyse aux citoyens afin qu'ils puissent lutter contre les stratégies de pouvoir et les systèmes de domination.
Rosan Girard est le leader politique guadeloupéen le plus considérable de la deuxième moitié du 20e siècle. A rebours de la loi de départementalisation de 1946, Rosan Girard militait pour l'instauration d'un pouvoir législatif local, mais dans le cadre d'une association avec la République française. Cette volonté de penser une libération ancrée au réel du peuple guadeloupéen en s'affranchissant de tout dogme l'entraînera à l'écart, à la fois du parti communiste et de la mouvance indépendantiste née au début des années 60. Homme d'idées et d'idéal, non de pouvoir, Rosan Girard mourra en exil, en rupture avec le rythme d'une terre natale à laquelle il a pourtant consacré sa vie, ses pensées et son espérance révolutionnaire. Pour le 20e anniversaire de sa mort, cette étude, initialement publiée en 1993 et depuis épuisée, a été entièrement actualisée et enrichie afin d'offrir une réflexion de fond sur l'histoire politique de la Guadeloupe, cette si vieille colonie de la France.
Huit nouvelles qui emmènent le lecteur en Haïti pour vivre, à travers la fiction, le réel du pays bloqué (peyi lòk) des toutes dernières années. L'imaginaire comme recours face au silence et à la folklorisation qui entourent la situation haïtienne. Pari que la littérature, par sa capacité de mise en immersion, est à même de donner à voir - et par là de commencer à faire comprendre - tout à la fois l'autoritarisme du pouvoir, la mobilisation populaire pour les droits politiques, les droits sociaux et de meilleures conditions d'existence, les diffcultés d'approvisionnement en biens de première nécessité et puis, omniprésente, la violence. La violence de la police et des gangs contre toutes celles et tous ceux qui font obstacle à la mise en coupes réglées du pays.
Jacques Roumain fut à la fois un immense poète, un grand écrivain et un homme engagé de tout son être dans la lutte politique. Fondateur du Parti communiste haïtien, il lutta jusqu'à son dernier souffle pour la liberté du peuple haïtien contre l'occupation états-unienne, pour la justice sociale, contre tous les impérialisme et tous les fascismes. Ses analyses et ses appels à la résistance contre toutes les oppressions présentent un double intérêt pour le lecteur d'aujourd'hui : aborder la période des années 30 à travers le regard d'un homme issu d'un pays d'immense culture au carrefour de trois continents et retirer les leçons, au présent, des combats passés d'un guerrier perpétuel pour la dignité et l'agrandissement de l'âme humaine. Le livre, qui offre une sélection de ses textes les plus importants, les replace dans leur contexte de l'époque et dans le parcours de cet homme-météore dont l'oeuvre littéraire ne peut être comprise qu'à l'éclairage de son engagement politique.