Marcel Jouhandeau, auteur d'une ?uvre immense (romans, contes, nouvelles, essais?), très singulière dans ses dimensions à la fois mystiques, autobiographiques, intemporelles, pose au lecteur un problème de conscience. Car, comme Céline, il fut notoirement antisémite : auteur du Péril juif, il participe en 1941 au "congrès de Weimar" organisé par Goebbels. Sempiternel débat, donc, sur la distinction radicale à opérer (on non) entre le créateur et ses créations... Heureusement, cet ouvrage, publié en 1959, est strictement consacré à l'art littéraire de Marcel Jouhandeau. Les questions "gênantes" n'y sont pas abordées, ce qui permet de laisser le fameux débat de côté - ou à d'autres. Jean Gaulmier tente ici de définir au plus près l'"univers jouhandelien". Tâche particulièrement ardue, étant donnée l'extrême singularité de l'?uvre, faite d'un mélange unique de mysticisme et d'ironie, d'éléments autobiographiques où domine un orgueil démesuré, enfin d'un "hors du temps" presque vertigineux. Comment, dès lors, évoquer cette "ténébreuse unité" qui saute pourtant aux yeux? Répérer la logique générale de l'?uvre, qui obéit, selon Gaulmier, à une structure circulaire, puis explorer chacun des cercles, comme Dante et Virgile dans l'Enfer - jamais bien loin du Paradis chez Jouhandeau...Celui-ci était d'ailleurs parfaitement avisé de ses propres intentions littéraires: "Je m'aperçevais, écrit-il, que j'avais construit un univers tout neuf, bien à moi, à triple atmosphère, et dans cet univers en miniature, et à mon usage strictement intime et privé, ne cessait plus de se multiplier tout un peuple. Une ville existait, vivait, bourdonnait, dont j'étais le fondateur et le roi."
Nombre de pages
164
Date de parution
18/10/2005
Poids
136g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782707800657
Titre
L'Univers de Marcel Jouhandeau
Auteur
Gaulmier Jean
Editeur
NIZET
Largeur
120
Poids
136
Date de parution
20051018
Nombre de pages
164,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Edition critique de deux comédies peu connues, Le Docteur amoureux et Le Desniaisé, de Gillet de La Tessonnerie (1619 ?-1660 ?), la première étant souvent attribuée à Molière.
La caractérisation précise du "genre marine" comme art pictural plaçant l'élément marin au coeur de l'oeuvre, s'est faite très progressivement et avec difficulté. Ce n'est vraiment que dans la seconde moitié du XIXe, avec certains impressionnistes (Courbet, Boudin), que la "marine" retrouve son essence perdue depuis Turner, le précurseur isolé. L'ouvrage de Marie-Antoinette Tippetts, s'appuyant sur un immense corpus de sources, explique brillamment ce phénomène par les puissantes réticences qu'eurent les littérateurs critiques d'art (Diderot, Thiers, Baudelaire, Champfleury, les frères Goncourt, etc.) à se défaire de leur grille habituelle d'interprétation de la nature figurée. On mit ainsi beaucoup de temps à accepter qu'un tableau dépourvu à la fois du "sujet humain", de l'"anecdote" et de l"embellissement" nécessitée par l'idéalisation de la nature, reste un tableau digne de l'art pictural. "Les littérateurs, écrit M. -A. Tippetts, jugent la peinture selon leurs propres critères littéraires. Ils apportent à leur critique d'art tous leurs goûts et leurs préjugés et ne conçoivent que rarement qu'il puisse exister d'autre étalon". Cette étude originale et très renseignée s'ouvre sur la série des ports de France par Claude-Joseph Vernet (1753-1765), et s'achève, aux alentours de 1870, avec les marines de Gustave Courbet.
Une étude des différentes sources culturelles auxquelles Alfred Jarry a puisé pour bâtir l'ensemble de son oeuvre. La familiarisation avec ces cultures souvent très singulières et éloignées est ici présentée comme le préalable indispensable à la lecture de Jarry.
Pouvant se lire ou se consulter à plusieurs niveaux, cette vaste synthèse (qui ne néglige pas les prodigieuses étrangetés - méconnues ! - de l'Histoire du Théâtre) concerne tous les publics, du très jeune lecteur (qui se laissera imprégner par les illustrations) au "théâtrophile" curieux et cultivé (qui goûtera l'inédit absolu de certaines pages) en passant par les lycéens, étudiants et, bien sûr, enseignants/enseignés des Ecoles de Théâtre. Salué par Jérôme Garcin, à la parution de ce livre en 1992, comme le "Facteur Cheval" du théâtre, André Degaine a conçu et réalisé un livre entièrement écrit à la main (calligraphié !) et, en grande partie, illustré par lui-même. Livre hors norme, sans doute l'événement de l'édition théâtrale de ces dix dernières années, cet ouvrage a déjà remporté plusieurs prix et un énorme succès (35.000 ex. vendus).