Le Pays de Cama. Un ancien Etat côtier du Gabon et ses origines
Gaulme François ; Ping Jean
KARTHALA
26,00 €
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EAN :9782865370214
Les navigateurs du siècle dernier appelaient Cama la côte allant du cap Lopez au cap Sainte-Catherine, légèrement au sud de l'Equateur. C'était le pays des Nkomi, une ethnie dont l'originalité consistait en un système politique construit autour de la personne d'un monarque nommé Rengondo. En recherchant les origines de ce royaume, François Gaulme a choisi le terroir, centré autour de la lagune Fernan Vaz, et non pas le groupe humain, l'ethnie ou l'ensemble linguistique, comme cadre de l'analyse historique et anthropologique. En sollicitant les traditions orales et les documents européens, cette méthode a permis de remonter jusqu'au XVIe siècle. Les principaux résultats de cette recherche sont une démonstration de l'influence ancienne des peuples Kongo, par l'intermédiaire du royaume de Loango, le long de la côte gabonaise, et du recul de cette influence avec l'arrivée des Européens. L'auteur montre aussi qu'il y a eu sur cette côte deux strates bien distinctes d'acculturation européenne, l'une à la suite de l'arrivée des Portugais (XVIe-XVIIe siècles) et l'autre avec la colonisation et ses prémices (deuxième moitié du XIXe siècle). Dans sa démarche, cet ouvrage s'appuie sur les analogies de l'anthropologie historique avec l'archéologie. Son ultime but était de produire une reconstitution des sociétés de la côte gabonaise juste avant l'arrivée des Européens. La leçon qui s'en dégage, c'est la prudence qu'il convient d'avoir pour qualifier de traditionnelles les sociétés africaines.
Nombre de pages
270
Date de parution
03/05/2000
Poids
520g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782865370214
Auteur
Gaulme François ; Ping Jean
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20000503
Nombre de pages
270,00 €
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Un habit c'est une idée qui flotte autour d'un homme", prétendait au XIXe siècle le tailleur Chevreuil. En effet, dès l'avènement des premières civilisations dans le bassin de l'Euphrate, les vallées de l'Indus, le delta du Nil ou encore en Chine, le vêtement, au-delà de sa fonction purement pratique de protection, a également exprimé l'organisation du pouvoir politique et sa répartition dans la société. Du mode de vie tribal à la royauté sacrée, de la dictature à la démocratie, les codes vestimentaires révèlent autant les structures sociales qu'identitaires. Qu'il s'agisse de costumes d'apparat, de fourrures, de peintures tribales ou de coiffes faites de plumes, la parure témoigne du pouvoir de celui qui la porte. Si les sociétés dites "nues" emploient l'ocre, les plumes, le tapa ou les coquillages pour signifier le statut social, ailleurs se sera l'or, les perles ou la préciosité de certains textiles qui marqueront la préséance d'un individu. C'est à une véritable épopée du vêtement d'apparat à travers les âges et les différents peuples de la planète que nous convie cet ouvrage. Des robes de cérémonies de l'empereur de Chine, des peintures d'ocres des Nubas d'Afrique en passant par les usages vestimentaires des différentes cours européennes qui ont donné naissance au costume masculin contemporain, se dessine une sociologie du vêtement. "Dis-moi ce que tu portes, je te dirais qui tu es", rapporte un dicton populaire, on pourrait ajouter: "je te dirais dans quelle société tu vis..."
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Les lagons polynésiens sont porteurs d'enjeux économiques, environnementaux et sociaux complexes, notamment du fait des interactions entre des acteurs différents qui n'ont pas forcément les mêmes intérêts. Le rãhui est un système de jachère traditionnel de la société polynésienne qui connaît aujourd'hui une certaine résurgence et s'apparente à ce que la prix Nobel d'économie Elinor Ostrom a appelé des communs. (common pool). Un des objets de ce livre est d'interroger le rapport entre cette tradition du rãhui et de nouvelles formes de gestion des espaces lagonaires au travers de la notion de commun. L'ouvrage est structuré en six chapitres. Les deux premiers portent sur le rãhui dans le Tahiti ancien et son retour dans le Tahiti moderne. Les trois suivants s'intéressent à des études de cas et aux enseignements qu'on peut en tirer du point de vue de la gestion des communs. Le chapitre final est consacré à l'opérationnalité pratique de la notion de commun en Polynésie et soulève la question du financement de l'environnement.
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L?ouvrage examine l?influence sur les Etats actuels d?Afrique subsaharienne des conceptions du pouvoir héritées du passé : l?hypothèse de base est que les évolutions ressenties depuis 1960 sont largement conditionnées par la culture politique africaine ancienne, ce qui permet de mieux comprendre l?écart entre le fonctionnement des Etats et leurs Constitutions libérales. Est d?abord abordée la décolonisation du Sénégal. Puis sont présentés des Etats de l?Afrique d?autrefois (royaumes akans, Fouta-Djalon, Adamawa), où les dirigeants cultivaient le consensus dans les modalités de la prise de décision, tout en étant soumis à divers contre-pouvoirs. On étudie ensuite les cas de Madagascar, la Côte d?Ivoire, le Mali, en période de parti unique puis de multipartismes. Plusieurs articles sont consacrés aux thèmes des armées, de la justice, des Conférences nationales. Des rapprochements sont faits avec d?autres espaces (Maroc, Pacifique sud).
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
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