Male ablata. La restitution des biens mal acquis, XIIe-XVe siecle
Gaulin Jean-Louis ; Todeschini Giacomo
ECOLE ROME
33,00 €
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EAN :9782728313068
Dans l'Occident médiéval, à partir du XIIe siècle, la question des biens mal acquis rencontre celle de la restitution, cet acte par lequel le bon chrétien s'engage à rendre les richesses acquises illicitement pour être en accord avec l'enseignement de l'Eglise et avec sa conscience. Les male ablata ont souvent pour origine - mais non exclusivement - des relations de crédit abusives, usuraires, que la restitution permet précisément de réparer en indemnisant, directement ou indirectement, les débiteurs lésés. Du XIIe au XVe siècle, des sources variées documentent ce mouvement de restitutio male ablatorum, depuis les dispositions pontificales, les questions théologiques et les commentaires des canonistes jusqu'aux testaments et donations inter vivos, en passant par des promesses de restitution ou des actes judiciaires. Pour interroger cette documentation, il importe avant tout de se dégager d'un a priori historiographique très répandu qui en réduit la portée à une simple moralisation hypocrite, pour satisfaire l'Eglise, des pratiques économiques des marchands médiévaux. Les textes réunis dans ce volume s'appuient sur des dossiers documentaires inédits et apportent une première réponse aux questions historiques posées par la restitution des biens mal acquis ? : quels en furent les acteurs, les bénéficiaires et les intermédiaires, quelles en furent les modalités, la chronologie et la place dans les sociétés médiévales ?...
Nombre de pages
272
Date de parution
09/11/2019
Poids
455g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782728313068
Titre
Male ablata. La restitution des biens mal acquis, XIIe-XVe siecle
Auteur
Gaulin Jean-Louis ; Todeschini Giacomo
Editeur
ECOLE ROME
Largeur
160
Poids
455
Date de parution
20191109
Nombre de pages
272,00 €
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Les villes d'Italie, entre le XIIe et le XIVe siècle, sont caractérisées par une puissance commerciale et bancaire sans équivalent, des formes spécifiques et dialectiques d'évolution politique, des systèmes de hiérarchisation sociale singuliers, des valeurs artistiques et culturelles remarquables. Elles connurent alors un épanouissement tel, que la péninsule fut longtemps considérée par le reste de l'Europe comme un modèle de civilisation urbaine. L'ouvrage rassemble sur ce sujet environ cent cinquante documents, textes dont la plupart sont traduits en français pour la première fois, et images mises à la disposition de l'analyse historique. Il procure des matériaux nouveaux pour l'enseignement de l'histoire de l'Italie médiévale et tisse les liens changeants entre théories et pratiques économiques, sociales, politiques et artistiques, en accord avec les tendances actuelles de la recherche. A travers textes et images, il rend aussi compte de la " révolution documentaire " qui caractérise les siècles centraux du Moyen Age. On prendra la mesure de cette inventivité documentaire en lisant, par exemple, l'une des premières délibérations municipales siennoises conservées, des extraits de la grande production statutaire italienne, des actes tirés des registres de notaires, des lettres de marchands, ou les inscriptions de la monumentale fontaine de Pérouse. La réalisation de cet ouvrage est le fruit de la collaboration de plusieurs spécialistes, membres pour la plupart de l'Umr 5648, Histoire et archéologie des mondes chrétiens et musulmans médiévaux (Cnrs/ Université Lumière-Lyon 2/Ehess).
Le sort d'une métropole se joue en partie dans ses relations avec l'extérieur. Telle est l'idée que met à l'épreuve cet ouvrage. En une douzaine de contributions, on se propose de montrer comment, aux époques médiévale et moderne, la ville de Lyon fut aussi construite dans l'échange avec des villes qui étaient tout à la fois ses partenaires, ses concurrentes et le miroir de ses propres mutations. De multiples acteurs hommes d'Église et gens du roi, marchands et financiers, peintres et poètes de passage, chroniqueurs éloignés dans l'espace et dans le temps ont façonné la ville et son image. Les matériaux variés qui permettent d'en rendre compte proviennent souvent d'archives de villes ayant entretenu des relations étroites avec Lyon : la correspondance des marchands d'Augsbourg et de Nuremberg, les livres de compte de la compagnie florentine Salviati retrouvés à Pise, les documents du Castillan Simón Ruíz conservés à Valladolid. Les bibliothèques et les musées d'Europe livrent aussi des témoignages littéraires et iconographiques qui restituent fût-ce de façon partielle une autre image de Lyon. L'enquête n'oublie pas le regard des Grenoblois, contrariés parfois par leur puissante voisine ! L'autocélébration, en tout cas, est d'autant moins de mise dans tous ces documents que les points de vue externes sur l'histoire de Lyon ont été privilégiés par des auteurs venus d'horizons très variés. Ont contribué à cet ouvrage : Ilaria Andreoli (Paris) ; Francesco Battistini (Carrara) ; Stéphane Bruneau-Amphoux (Lyon) ; Hilario Casado Alonso (Valladolid) ; Fabrice Delivré (Paris) ; Delphine Estier (Lyon) ; René Favier (Grenoble) ; Jean-Louis Gaulin (Lyon) ; Mark Häberlein (Bamberg) ; Christoph Oliver Mayer (Dresden) ; Agnès Pallini-Martin (Paris) ; Susanne Rau (Erfurt) ; Jacques Rossiaud (Lyon) ; Roberto Tolaini (Genova).
Charansonnet Alexis ; Gaulin Jean-Louis ; Hélary X
Annexion, rattachement ou réunion ?? Le bon terme n'est pas facile à trouver, tant le processus qui a conduit les Lyonnais à devenir de bons et fidèles sujets du roi de France a été long et tortueux. Les mots latins du droit (permutatio, annexio, superioritas, imperium, potestas, auctoritas...) employés par les médiévaux eux-mêmes accentuent encore cette difficulté. Une chose est sûre ? : jusqu'au début du XIVe siècle, la ville relève sans aucun doute possible de l'Empire - séquelle des lointains partages qui ont divisé l'empire de Charlemagne. Mais, depuis saint Louis, les Capétiens ont mis à profit les querelles incessantes qui opposent l'archevêque et les bourgeois de Lyon pour intervenir dans les affaires de la ville. C'est sous Philippe le Bel (1285-1314) que la mainmise se fait plus pesante. En 1307, les "? Philippines ? " fondent la souveraineté du roi sur Lyon ? ; en 1310, l'armée royale vient à bout des velléités de résistance de l'archevêque ? ; à partir de 1313, Lyon est le siège d'une sénéchaussée royale nouvellement créée. Tout s'est joué en quelques années. Philippe le Bel et ses conseillers ont montré leur opiniâtreté. Quand la mauvaise foi et la duplicité n'ont pas suffi, ils n'ont pas reculé devant l'usage de la force. A la mort du "? Roi de fer ? ", les Lyonnais sont français. C'est pour mieux comprendre l'entrée de Lyon dans le royaume de France qu'une vingtaine d'historiens ont joint leurs efforts. Il leur a paru nécessaire, en effet, de reprendre la réflexion sur la situation particulière de Lyon à partir du IXe siècle et de la conduire jusqu'au début de l'époque moderne, quand la ville accueille les rois de France sur le chemin des guerres d'Italie. Grâce à leurs contributions, c'est l'histoire toute spéciale d'une ville-frontière, entre France et Empire, qui se trouve éclairée d'un nouveau jour.
Faire la lumière dans l'antre souterrain : nouvelles perspectives de recherche sur l'hypogée de la Porte Majeure à Rome Découvert en 1917 à proximité de la Porta Maggiore, à Rome, l'hypogée demeure l'un des monuments les plus énigmatiques de l'époque augustéenne. Son architecture singulière et son exceptionnel décor de peintures et de mosaïques ont suscité de nombreuses interprétations. Considéré tour à tour comme un édifice funéraire, un lieu de réunion cultuelle ou un monument lié à différentes traditions religieuses, l'hypothèse d'un milieu néo-pythagoricien a durablement marqué son interprétation. Les articles réunis dans ce dossier proposent une relecture critique de cette historiographie. Croisant archéologie, architecture, étude des matériaux, textes et iconographie, ils ouvrent ainsi de nouvelles perspectives pour comprendre la conception, la fonction et la signification de cet exceptionnel monument souterrain.
La première histoire complète des vélums : des origines aux simulations en réalité virtuelle Cet ouvrage propose la première étude d'ensemble consacrée aux vélums, ces technologies disparues qui permettaient, dans l'Antiquité, de protéger du soleil des espaces publics. Il révèle tout d'abord que, contrairement aux idées reçues, les vélums n'ont pas été inventés par les Romains dans le seul but de protéger les spectateurs dans les édifices de spectacle. On en retrouve des traces dans d'autres civilisations dès le Ve siècle av. J. -C. , probablement pour protéger des assemblées politiques ou des banquets publics. L'examen détaillé de l'ensemble des questions techniques relatives à ces structures, de leur conception à leurs conditions d'installation et à leur entretien, permet ensuite d'en dresser une typologie, et notamment d'identifier trois principaux systèmes de protection temporaire (vélums à mâts, à vergues, à cordes). Enfin, et surtout, c'est la faisabilité de l'installation des vélums et leur réelle efficacité qui sont testées grâce au recours à la réalité virtuelle, à travers des expérimentations menées principalement sur des édifices de la Rome antique. L'étude des vélums dans l'Antiquité permet ainsi d'enrichir notre connaissance des mondes anciens, révélant notamment, au-delà de la maîtrise technique, le raffinement de tout un peuple, apte à maîtriser les conditions imposées par une nature parfois hostile.
L'auteur ne voulait pas faire une histoire de la banque à Rome. Pour ne pas moderniser l'Antiquité, il a choisi de s'intéresser aux métiers des manieurs d'argent, changeurs, prêteurs, dépositaires, vendeurs aux enchères, etc., qui ne sont pas tous des "banquiers" comme nous l'entendons. Jean Andreau, pour comprendre la logique propre du système économique romain, n'a pas voulu non plus isoler la banque ni de l'ensemble des pratiques financières des Romains (essai des monnaies (validation), change, dépôt et crédit, service de caisse, transfert de fonds), ni de la division du travail des métiers d'argent selon les conditions sociales (les banquiers professionnels, les notables, les esclaves et affranchis). A travers l'entrée des métiers et celle des statuts de travail, l'auteur réussissait à reconstruire de manière différenciée, identifiant des groupes et des pratiques différentes, les cadres technique, juridique et social de la vie économique romaine.