Châteaux médiévaux dans l'espace rhodanien. Territoires, constructions, économie
Poisson Jean-Michel ; Collomb Pascal ; Gaulin Jean
CIHAM
39,00 €
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EAN :9782916125602
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Nombre de pages
340
Date de parution
17/05/2024
Poids
1 284g
Largeur
211mm
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EAN
9782916125602
Titre
Châteaux médiévaux dans l'espace rhodanien. Territoires, constructions, économie
Auteur
Poisson Jean-Michel ; Collomb Pascal ; Gaulin Jean
Editeur
CIHAM
Largeur
211
Poids
1284
Date de parution
20240517
Nombre de pages
340,00 €
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Les fouilles archéologiques de la "Tour d'Albon" (Drôme) ont mis au jour un important ensemble palatial inédit, écrivant en parallèle l'histoire de ce centre de pouvoir, de ses origines et de son évolution au cours du Moyen Age. Dominant la vallée du Rhône au sud de Vienne, la "Tour d'Albon" (Drôme) est un site emblématique de l'histoire du Dauphiné qui a mis au jour un important ensemble palatial inédit, écrivant en parallèle l'histoire de ce centre de pouvoir, de ses origines et de son évolution au cours du Moyen Age. Avant fouille, le site médiéval se présentait comme une simple motte castrale surmontée d'un donjon carré et séparée du plateau par un profond fossé. La première implantation, à la fin de l'époque carolingienne, est constituée de bâtiments de bois et d'une petite chapelle, protégés. La fin du XIe siècle voit la construction d'un ensemble monumental comprenant un bâtiment palatial de grandes dimensions et l'agrandissement de la chapelle castrale, complétés au début du XIIIe par l'édification de la tour sur motte et d'une enceinte de pierre. Une analyse des mobiliers et une étude documentaire approfondie permettent de retracer la genèse et l'histoire dynastique de la famille d'Albon, l'évolution de sa politique et de sa position régionale, sans oublier les caractéristiques et les évolutions architecturales de ce lieu central du pouvoir comtal avant qu'il ne soit délaissé.
Alice, une jeune française, prépare sa thèse de doctorat d'histoire sur Raspoutine, avec l'aide d'un universitaire russe qui s'est épris d'elle. Vincent, le père d'Alice, biologiste renommé, conduit un projet de recherche international qui vise à permettre la connexion directe du cerveau humain aux réseaux de communication numériques. L'objectif officiel de ce projet est de rendre l'ouïe aux sourds profonds et la vue aux aveugles. Mais en fait, le projet va être détourné de ce but humanitaire par son commanditaire principal, le gouvernement américain. Entre passé et futur, histoire et science, raison et sentiments, corps et âme, et surtout entre un américain et un russe, Alice va vivre une aventure inédite.
Montrer, au seuil du XXIème siècle, la vitalité de la pensée de Jean-Jacques Rousseau est l'objectif fixé à cet essai de mise en correspondance de sa première oeuvre, le Discours sur les Sciences et les Arts , avec quelques grandes questions posées par la
Les conventions collectives définissent en France les garanties sociales essentielles des salariés et régulent leurs conditions d'emploi. Or, il apparaît que nombre de ces conventions collectives sont désuètes, peu ou pas renégociées. L'objectif de ce rapport - qui se situe dans le prolongement de la loi du 20 août 2008, relative à la démocratie sociale et à la durée du travail - est "d'examiner les voies et moyens qui permettent à la négociation de branche de jouer pleinement son rôle dans tous les secteurs, et faire ainsi en sorte que tous les salariés de notre pays puissent en bénéficier". Le niveau des branches professionnelles est celui qui s'intercale entre la négociation nationale et interprofessionnelle et la négociation d'entreprise, qui est un niveau pertinent de régulation, notamment pour les petites entreprises. Les auteurs préconisent notamment l'instauration d'institutions autonomes de la négociation collective, car, selon leur point de vue l'autonomie des négociateurs devrait mieux être en mesure de "s'adapter au caractère mouvant des frontières des entreprises et de leurs activités, qui nécessitent une capacité de régulation d'un autre niveau que celui de l'entreprise, pour anticiper, gérer les risques mais aussi, saisir les opportunités".
Une somme médiévale traite-t-elle forcément de théologie ? Un conseil émane-t-il nécessairement d'un juriste ? Les codifications en termes de genres dans la littérature sont chose courante et les écrits médicaux en relèvent aussi, au Moyen Age comme à l'époque moderne ; les formes en usage y sont nombreuses, et aux traités et commentaires, s'ajoutent les conseils et quaestiones, les compendia, les summae, les livres de recettes et antidotaires, les aphorismes, les practicae, les régimes, les reportationes, etc. Face à la pluralité des intitulés et des formes discursives, les auteurs de ce volume ont souhaité réfléchir à ce qui faisait le genre, dans le domaine médical : le critère est-il l'unicité de l'objet examiné? Une unité thématique ? Une forme d'écriture spécifique ? La manière dont le texte est désigné par son auteur ? Ou encore, pour le livre manuscrit comme pour les premiers imprimés, le classement proposé par des copistes, des lecteurs voire des éditeurs ? Enfin, peut-on appliquer au Moyen Age comme à l'époque moderne un outil méthodologique qui serait la notion de genre éditorial ? Autant de questions auxquelles onze contributions de spécialistes d'histoire de la médecine dans des aires géographiques et à des époques variées, de la tradition médicale antique jusqu'au XVIe siècle, tentent ici d'apporter chacune un élément de réponse.
Si saint Pierre et saint Paul étaient devant les inquisiteurs, aussi bons chrétiens qu'ils fussent et qu'ils soient, les inquisiteurs les traiteraient assez mal pour leur faire confesser l'hérésie" , plaidait Bernard Délicieux devant Philippe le Bel en 1303. C'est sur le Midi de la France, où ceux que l'Eglise traquait et condamnait comme hérétiques se qualifiaient eux-mêmes de "bons hommes" , qu'a porté l'essentiel des études de Jean-Louis Biget : rassembler ici trente-quatre de ses articles écrits depuis 1971 permet de faire ressortir toute la richesse et l'unité d'une recherche majeure sur les dissidences religieuses dans la France médiévale. Né en 1937, Jean-Louis Biget, élève, maître de conférence puis professeur à l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, a concentré l'essentiel de ses travaux sur la région languedocienne médiévale, principalement Albi, et fut précurseur dans la relecture des mouvements hérétiques de l'Occident médiéval ; il est aujourd'hui une référence de premier ordre en ce qui concerne l'histoire des hérésies languedociennes et de l'Inquisition, en France comme à l'étranger. Dans ce livre fort de plus de neuf cents pages, il porte son regard sur les nombreux aspects des dissidences languedociennes médiévales.
Charansonnet Alexis ; Gaulin Jean-Louis ; Hélary X
Annexion, rattachement ou réunion ?? Le bon terme n'est pas facile à trouver, tant le processus qui a conduit les Lyonnais à devenir de bons et fidèles sujets du roi de France a été long et tortueux. Les mots latins du droit (permutatio, annexio, superioritas, imperium, potestas, auctoritas...) employés par les médiévaux eux-mêmes accentuent encore cette difficulté. Une chose est sûre ? : jusqu'au début du XIVe siècle, la ville relève sans aucun doute possible de l'Empire - séquelle des lointains partages qui ont divisé l'empire de Charlemagne. Mais, depuis saint Louis, les Capétiens ont mis à profit les querelles incessantes qui opposent l'archevêque et les bourgeois de Lyon pour intervenir dans les affaires de la ville. C'est sous Philippe le Bel (1285-1314) que la mainmise se fait plus pesante. En 1307, les "? Philippines ? " fondent la souveraineté du roi sur Lyon ? ; en 1310, l'armée royale vient à bout des velléités de résistance de l'archevêque ? ; à partir de 1313, Lyon est le siège d'une sénéchaussée royale nouvellement créée. Tout s'est joué en quelques années. Philippe le Bel et ses conseillers ont montré leur opiniâtreté. Quand la mauvaise foi et la duplicité n'ont pas suffi, ils n'ont pas reculé devant l'usage de la force. A la mort du "? Roi de fer ? ", les Lyonnais sont français. C'est pour mieux comprendre l'entrée de Lyon dans le royaume de France qu'une vingtaine d'historiens ont joint leurs efforts. Il leur a paru nécessaire, en effet, de reprendre la réflexion sur la situation particulière de Lyon à partir du IXe siècle et de la conduire jusqu'au début de l'époque moderne, quand la ville accueille les rois de France sur le chemin des guerres d'Italie. Grâce à leurs contributions, c'est l'histoire toute spéciale d'une ville-frontière, entre France et Empire, qui se trouve éclairée d'un nouveau jour.
Résumé : " Alleu " est l'un des termes les plus employés pour désigner la propriété foncière au Moyen Age central. Quant à l'" alleutier ", petit ou grand propriétaire libre, il est une figure traditionnelle de l'historiographie, classiquement opposée au vassal, au tenancier et au serf. Les alleux sont le plus souvent documentés au moment où ils sont absorbés par une seigneurie ; les alleutiers semblent donc chroniquement menacés de tomber sous la coupe de plus puissants qu'eux. Ils continuent pourtant d'apparaître dans les sources, ce qui est généralement interprété en termes de résistance. Les auteurs de ce livre réévaluent les rapports de l'alleu avec la seigneurie et la féodalité dans la France, l'Italie et la Catalogne des Xe-XIIe siècles, c'est-à-dire avant la redécouverte du droit romain et la formation de la doctrine dite du " domaine divisé " qui a défini les droits respectifs des seigneurs et des tenanciers. A la lumière des recherches récentes sur les évolutions socio-juridiques propres à cette période ? dont l'interprétation a été profondément renouvelée depuis vingt ans ? il apparaît que l'alleu n'est pas une butte-témoin de la propriété romaine, un îlot de liberté qui résisterait au féodalisme avec plus ou moins de succès. Il se distingue de la tenure ou du fief, mais imparfaitement, inégalement selon les régions considérées. Il désigne une terre librement conservable, transmissible et aliénable et, en ce sens, il est bien une propriété foncière. Mais la propriété de ce temps ? comme déjà, à certains égards, celle de Rome ? doit être comprise comme relative, dépendante de la condition personnelle du propriétaire et de sa situation par rapport aux pouvoirs supérieurs. C'est ainsi que peuvent être résolues les apparentes contradictions que présente la documentation et notamment celle-ci : que l'alleu soit par excellence la terre du noble mais qu'il puisse pourtant appartenir à un serf.