Les deux premières intentions de cet essai sont d'une part de relancer le débat sur la " diffusion manquée " du marxisme en France à la veille de la Grande Guerre, et d'autre part de proposer une relecture polémique d'un épisode mal connu de l'histoire des doctrines économiques. En effet, la pénétration des 4 doctrines marginalistes dans la France de la Belle Époque ne fut pas un obstacle à l'assimilation des analyses de Marx sur le capitalisme. Les travaux de Vilfredo Pareto, en particulier, vinrent combler les incompréhensions de doctrines économiques marquées par les bouleversements sociaux en cours. À un autre niveau, sur le terrain de la science politique, ces débats accompagnent l'émergence d'un syndicalisme qui met alors en échec la naissance d'une réelle social-démocratie française. Sorte de " compagnon de route " de cette action syndicaliste, Georges Sorel en propose une pensée qui adopte par défaut les thèses marginalistes, mêlées à l'influence de Benedetto Croce et des deux Labriola. Mais c'est paradoxalement pour mieux se recentrer sur la référence au prolétariat des producteurs, dans une glorification du conflit social et des valeurs du combat... Or le déclenchement de la Première Guerre mondiale plongera ces velléités dans la stupeur et l'impuissance apeurée. Comment saisir cette rupture apparente ? Dans le cadre d'un retard historique du capitalisme français, et face à la mutation de la " question sociale ", l'adoption du marginalisme ne laisse-t-elle pas l'analyse politique sans instruments pour comprendre les dynamiques internationales et s'y insérer ? Telle est l'hypothèse centrale de cet essai. La rivalité entre " utilité marginale " et " valeur-travail " renvoie à deux projets concurrents de société. Mais sous le débat économique et politique qui anime la scène européenne, une dynamique propre au champ philosophique est à l'oeuvre : il est déjà question de la dialectique. Mouvement objectif, méthode particulière, scorie métaphysique ? Elle est le point d'orgue de ces divergences passionnées qui font époque.
Nombre de pages
176
Date de parution
05/01/2011
Poids
320g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296136687
Titre
De la valeur-travail à la guerre en Europe
Auteur
Gaud Patrick ; Dostaler Gilles
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
320
Date de parution
20110105
Nombre de pages
176,00 €
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Georges Sorel reste associé à un seul ouvrage phare, ses Réflexions sur la violence. Mais les milliers de pages de ses oeuvres comptent au nombre des oublis qui sont aussi constitutifs des enjeux de notre période : dans la reconstruction de son passé, toujours partielle, tout présent énonce sa propre identité historique et témoigne, dans sa partialité même, de ses tensions et crises, latentes ou manifestes. Contemporain attentif et critique des publications de Durkheim, correspondant de Bergson, Le Bon, Bernstein, Labriola, Croce, acteur de la "révision du marxisme" Sorel s'inscrit dans ce débat 1900 où furent forgés des paradigmes dont nous sommes toujours tributaires. Publiés à Palerme en 1903, les Saggi di critica del marxismo sont un bilan des idées de Sorel sur le marxisme de son temps. Rendre accessibles ces pages (en majorité inédites en français) n'est pas s'abandonner à l'érudition. Comme l'écrivit Sorel lui-même dans ces Essais, l'histoire des idées "n'appartient pas au domaine de la connaissance, mais à celui de la vie active : avoir bien pénétré un système, c'est avoir appris à bien s'en servir". Elle ne se réduit pas alors à une curiosité savante, "elle est toujours vécue en vue des luttes présentes". Ces Essais sont le condensé d'un réajustement, les articles qui leur sont associés en indiquent le cheminement. Leur compilation porte critique et dévoilement des sociologies naissantes et des socialismes de la IIe Internationale, dans leurs prétentions communes et concurrentes à décrire scientifiquement le social, pour le réformer ou le transformer.
Après des études aux Beaux-Arts de Bourges et aux Arts décoratifs de Strasbourg, Aurélia Gaud commence à travailler comme graphiste indépendante pour l'édition et l'audiovisuel, où elle conçoit des génériques, habillages, films courts pour France 5, Arte, etc. Elle aime varier les techniques autant que les supports, mais affectionne particulièrement le papier découpé. Depuis quelques années, elle s'intéresse de près àl'édition jeunesse (Toute mon année en activités, Mila éditions, 2011).
Tout a commencé par Papi et Mamie, un homme et une femme à la peau noire qui, un jour, se sont rencontrés, aimés, méli-mêlés... Ils ont fait un, deux et trois beaux enfants ! En même temps, Papou et Mamita, un homme à la peau blanche et une femme à la peau café au lait, eux aussi, se sont rencontrés, aimés, et mélimêlés... Et à leur tour ont fait un, et deux beaux enfants ! Puis tout le monde grandit jusqu'à ce que deux des enfants de chaque lignée, se rencontrent, s'aiment et se mélimêlent... Et youp'là, une nouvelle génération arrive, sous les traits d'un nouvel enfant ! C'est celui qui raconte l'histoire de sa famille. Il attend la naissance d'une petite soeur. Mais comment sera-t-elle ? Quelle couleur de peau ou forme de cheveux aura-t-elle ? Tout est possible quand on se mélimêle ! Avec un arbre généalogique ludique et inspirant, à la fin.
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Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
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