Gaté Jean-Pierre ; Robin Jean-Yves ; Clerc Françoi
L'HARMATTAN
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EAN :9782747570640
Ce numéro spécial de la revue Eduquer se veut préparatoire au colloque international organisé conjointement par l'université Louis Lumière de Lyon 2, l'Université Catholique de l'Ouest (Angers) et l'IUFM de Lyon. Ce colloque aura pour thème : " Chercheurs et praticiens dans la recherche " et se tiendra à Lyon les 25-26-27 novembre 2004. Plusieurs courants de recherche s'attachent à la compréhension des pratiques et à la mise en valeur des savoirs élaborés dans le cours de l'action. Il s'agit, notamment, de mettre en évidence et de rendre intelligibles les aspects processuels de la construction de l'expérience et de la mise en œuvre de l'action. Les questions que soulèvent ces recherches ont une importance stratégique pour les Sciences de l'éducation dont les objets de recherche sont, pour une part, caractérisés par la subjectivité et la singularité. L'apport principal des courants de recherche qui se construisent autour de la connaissance de l'expérience et de l'analyse des pratiques consiste à identifier et faire reconnaître socialement les savoirs élaborés dans le cours de l'action.
Nombre de pages
153
Date de parution
01/11/2004
Poids
178g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747570640
Titre
Eduquer N° 8 : Agir et Chercher ...
ISBN
2747570649
Auteur
Gaté Jean-Pierre ; Robin Jean-Yves ; Clerc Françoi
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
178
Date de parution
20041101
Nombre de pages
153,00 €
Disponibilité
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Ce livre rend compte d'une réflexion autour d'un concept dont il y a lieu d'affirmer ou de ré-affirmer l'importance pour l'action pédagogique : " Quels sont les traits distinctifs et les caractères significatifs de l'éducation intellectuelle ? " Ce questionnement a conduit une équipe de chercheurs issus de différentes sensibilités en sciences de l'éducation, à examiner l'héritage théorique d'un certain nombre de penseurs ou de courants d'idées. Tout d'abord, et sur un plan philosophique, la pensée d'auteurs illustres tels que Montaigne et Comenius nous montre que la préoccupation de l'éducation intellectuelle ne date pas d'aujourd'hui, mais traduit, sous des formulations modernes, des intuitions anciennes. De même l'approche phénoménologique de Brentano à Husserl éclaire et inspire certaines propositions contemporaines comme celles de la gestion mentale d'Antoine de La Garanderie. Ensuite, trois grands psychologues qui ont marqué le XXe siècle sont interrogés : Binet, Piaget, Vygotsky. L'examen de leurs travaux respectifs permet de dégager des arguments scientifiques particulièrement convaincants et souvent convergents en faveur d'une éducabilité de l'intelligence. Enfin, et muni de ces héritages pluriels, l'on ouvrira quelques pistes de réflexion et d'action pour la pratique pédagogique contemporaine : l'importance de la médiation dans la perspective de Reuven Feuerstein, l'aide à la construction du raisonnement au moyen des A.R.L., le rôle de l'expérience dans la formation des adultes, et celui de la contrastivité dans l'apprentissage...
Ignorer ou sous-estimer les difficultés dans l'apprentissage du lire-écrire présente le risque d'installer l'élève dans une spirale de l'échec qui pourrait le conduire sur la voie de l'illettrisme. La situation dans laquelle se trouvent aujourd'hui ces adultes, qualifiés d'"illettrés", ne peut qu'interroger, en amont, le rôle d'une institution qu'ils ont pourtant fréquentée. Comment concevoir et mettre en pratique le dépistage et la prévention des difficultés d'accès à l'écrit, en associant de manière plus concertée les différents acteurs de la situation éducative : enseignants, élèves, parents, personnels spécialisés ...
Qui sont ces sujets dont on dit qu'ils sont "illettrés"? Comment parlent-ils de leurs difficultés ? Quel regard portent-ils sur eux-mêmes, les autres, leur histoire, leurs projets, les lieux où ils vivent... ? Et si nous prenions le temps de les écouter, en nous efforçant de les comprendre vraiment, ou encore : " de mieux les entendre, à distance de nos cadres conceptuels a priori ou de nos modèles théoriques ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...